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Consommons local
Sombre Clair

Consommons local

Julie Simon

Chacun peut apporter sa contribution à l’amélioration du contexte actuel. Chaque achat a un impact : consommer « local », c’est soutenir l’économie et les acteurs de notre territoire, et c’est aujourd’hui primordial. 

Chacun peut devenir un héros du quotidien en soutenant les acteurs locaux.

Dire que cette rentrée 2020 n’est pas à la hauteur de nos espoirs est un euphémisme. Passées la sidération des premières semaines de confinement et la joie toute relative du déconfinement, beaucoup d’entre nous imaginions la rentrée de septembre comme la reprise d’une vie « normale ». Pouvoir s’embrasser, se prendre dans les bras, aller au cinéma, au théâtre, dans des concerts, sans contrainte, comprendre ce que notre commerçant nous dit clairement, sans nos masques respectifs et une plaque en plastique transparente entre nous… ces petites choses qui nous sont aujourd’hui encore inaccessibles. 

Chaque consommateur peut agir,
à son niveau, au quotidien.

La liste des fournitures scolaires comprend cette année une ligne supplémentaire : les fameux masques que collégiens, lycéens et étudiants vont devoir porter dès la rentrée. Pour les entreprises aussi, septembre était porteur de tous les espoirs ; tous attendaient une reprise réelle et durable de notre économie. La Foire de Châlons-en-Champagne devait être le symbole de cette relance. Malheureusement, l’annulation de ce grand évènement de la rentrée du Grand Est n’a fait qu’ajouter à la désillusion de tous. Pour ne pas sombrer dans la morosité, restons concentrés sur ce que nous pouvons faire, chacun à notre échelle, pour rebondir et soutenir notre territoire. Les conditions exceptionnelles du confinement ont obligé chacun à repenser ses modes de fonctionnement, de consommation… il est possible de s’adapter et, en se serrant les coudes, de sortir grandi de cette crise inédite.

Chacun fait sa part

Souvent évoquée lorsque l’on parle d’écologie, la légende du colibri a d’ailleurs donné son nom au mouvement des Colibris. Elle dit que lors d’un immense incendie de forêt, tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! ». Et le colibri lui répondit : «  Je le sais, mais je fais ma part. » Chaque acte compte, et chacun peut, par ses choix, soutenir notre économie locale.

L’évolution de la consommation

Les données sur la consommation des Français en cette année 2020 seront probablement inédites. Fortement bousculées durant le confinement, que reste-t-il de nos bonnes résolutions ? Durant les premières semaines de confinement, beaucoup de consommateurs se sont rués sur les produits de première nécessité : farine, huile, conserves, … la peur de la pénurie a poussé certains à constituer des stocks sur lesquels ils doivent encore se nourrir au vu de la taille des caddies aperçus à cette période.

Les « achats de panique » ont marqué les premières semaines du confinement.

Rassurés par les déclarations des politiques et des professionnels de la grande distribution, une deuxième tendance a été observée : le recours au drive. Effrayés à l’idée de se rendre dans les supermarchés et de croiser du monde, nombreux sont ceux qui se sont rabattus sur les solutions « drive ». À tel point que celles-ci ont vite été saturées, proposant des délais de plus de 48h pour récupérer une commande, contre quelques heures en temps normal. 

Mais même avec ces contraintes, beaucoup de Français ont opté pour cette façon de faire le plein de leur réfrigérateur. Chacun préférant anticiper et patienter dans sa voiture plutôt que de naviguer entre les caddies remplis de papier-toilette.

Moins de temps dans les magasins

Durant cette période, 54% de la population souhaitait ainsi diminuer sa fréquence d’achat et 33% se disait prête à découvrir « une alternative aux courses en magasin pour la première fois », selon un sondage réalisé en mars 2020 par l’Observatoire Cetelem. Passées les premières semaines de sidération et les « achats de panique », les Français ont ainsi commencé à s’interroger sur d’autres façons de consommer que de remplir un caddie au supermarché une fois par semaine.

Beaucoup d’entre nous ont mis la main à la pâte.

Le drive a connu une hausse pour sa praticité, mais ceux qui ont vraiment voulu modifier leur comportement ont commencé à se tourner vers le fameux « circuit court ». Les marchés existants ont connu une hausse de la fréquentation, certaines collectivités et professionnels ont même créé de nouveaux rendez-vous dans leurs communes, autour de leur commerce, afin de permettre aux habitants de pouvoir faire leurs courses en dehors des supermarchés.

Ce que nos achats disent de nous

Le fait-maison a connu un grand succès, en témoigne la consommation de farine, de levures, de sucres aromatisés et aussi les achats d’appareils ménagers :  yaourtières, machines à pain… Une autre activité semble avoir fait son apparition durant ces semaines inédites : le grand ménage et le tri, avec une hausse de la consommation de produits d’hygiène de la maison. Face à l’ennui, on a trié, classé, rangé.

S’occuper de soi

Même si les consommateurs ont délaissé les protections solaires, le maquillage ou les parfums, certains produits ont connu une forte demande, comme les tondeuses à barbes et cheveux. En lien ou non avec la quantité de gâteaux préparés et dégustés, le sport à la maison s’est aussi beaucoup répandu. Les rameurs, les vélos de maison, mais aussi les haltères, les cordes à sauter ou les tapis de yoga ont fait partie des produits les plus demandés. Les abonnements de coaching, le recours aux applications dédiées ont aussi été en hausse.

Distraire petits et grands 

Devant la nécessité de s’occuper et de distraire les plus jeunes, les ventes de jeux de société, de pâte à modeler, de matériel créatif et de jeux en ligne ont également progressé significativement. Et cela s’explique facilement : il a fallu organiser des activités pour les enfants, pallier le manque de contacts avec les copains et les copines, les interactions permises par l’école. Durant la première semaine de confinement, la vente des jeux de société a bondi. Le fameux jeu pour adultes « Blanc Manger Coco » avait même décliné ses supports tout spécialement pour contourner les contraintes du confinement. Il était alors possible de jouer à plusieurs, à distance, de quoi égayer facilement les apéros en visioconférence.

Jardiner, bricoler

Nous n’avons jamais autant entendu de tondeuses, de taille-haies, de nettoyeurs haute-pression que durant le confinement. Les pelouses étaient « rasées » de près, rien ne dépassait des buissons ou des haies. Le grand nettoyage des extérieurs a également été rendu possible grâce au temps plutôt clément. La corvée de « repeindre les volets », reportée d’année en année, a enfin pu être réalisée. Lors de ce confinement, ils étaient 43% à déclarer faire davantage de jardinage, et 60% à vouloir réaliser des travaux de peinture, selon un sondage Harris-Interactive pour le site de vente d’équipements de bricolage et de jardinage, ManoMano. 

43% des Français déclaraient faire davantage de jardinage.

Beaucoup de Français ont ainsi profité de ce repos forcé, ou tout du moins ce ralentissement d’activités, pour réaliser tous les petits travaux que l’on reportait auparavant, faute de temps. Et cela s’est ressenti dans la consommation : aux rayons bricolage-jardinage, les produits les plus vendus ont été les tondeuses à gazon, les ponceuses, la lasure pour bois et la peinture blanche. Les basiques des petits travaux en quelque sorte.

Une pause pour la planète

Les plus grandes villes du monde ont été presque totalement désertées.

Tout le monde n’a pas vu son activité s’arrêter ou freiner, mais nombreux ont été ceux qui se sont retrouvés à la maison du jour au lendemain. Une « pause » difficile pour certains, salutaire pour d’autres qui ont su profiter de ce coup d’arrêt forcé dans des emplois du temps surchargés. Découverte d’une pratique sportive, d’un talent culinaire, plaisir de prendre le temps en famille, de jouer, d’échanger, et de faire tout ce que nous n’avons jamais le temps de faire : cette période insolite a aussi été, pour certains, une vraie source de redécouverte du quotidien. Pour notre planète, le confinement et le ralentissement de l’activité humaine ont plutôt été une aubaine. Réduction de la pollution, retour des animaux en ville, éclaircissement des cours d’eau : si certains étaient sceptiques quant à l’influence du comportement de l’homme sur notre environnement, ils ont eu l’occasion de le vérifier en direct et très rapidement. Quel plaisir de se balader sans entendre toutes sortes de véhicules, d’apercevoir différentes espèces d’habitude plus farouches, … une pause pour notre environnement, qui n’a pourtant pas rassuré les militants écologistes, soucieux du « jour d’après ».

L’angoisse de l’après-crise

Ce que redoutent les défenseurs de l’environnement ? Une relance économique « quoi qu’il en coûte », c’est-à-dire au mépris des précautions écologiques. Si le confinement a eu des effets positifs à court terme, ce n’est pas cette pause imposée qui va changer la donne. Les experts de l’environnement du GIEC l’expliquent bien : « Les émissions de CO2 ont toujours tendance à rebondir, après une crise (on l’a vu en 2009). Alors que le climat a besoin d’une baisse soutenue et régulière des émissions de gaz à effet de serre et non pas d’une année blanche. »

La crainte est que, au motif de soutenir l’économie, de favoriser la relance, les avancées écologiques soient balayées et que la question de l’environnement ne soit toujours pas au premier plan.

Certains animaux ont profité du calme inhabituel des villes.

La nature n’a pas repris ses droits

Les images d’animaux sauvages se promenant dans les lieux désertés par la présence humaine ont fait le tour des médias et ont alimenté les réseaux sociaux durant tout le confinement. Un sanglier dans les rues fantomatiques de Barcelone, des canards se dandinant devant la Comédie-Française à Paris, un puma dans le centre-ville de Santiago du Chili, des dauphins, puffins et hérons cendrés dans les calanques de Marseille… Cependant, si l’expression « la nature reprend ses droits » a souvent été employée, les phénomènes observés sont beaucoup plus complexes qu’une réappropriation de l’espace urbain par des animaux sauvages.

Étudier l’anthropause

L’anthropause : un nouveau mot
pour désigner cette étrange période
du confinement.

Cette période de confinement reste cependant une précieuse source de données pour les scientifiques. Ils ont d’ailleurs baptisé celle-ci « l’anthropause » et sont bien décidés à analyser la métamorphose qui s’est opérée sur la vie sauvage. Ce terme a été choisi en référence à un autre très utilisé dans les pays anglo-saxons pour décrire le confinement : The Great Pause. Il désigne donc spécifiquement le ralentissement global des activités humaines, notamment le voyage. Cette notion va alors servir d’outil comparatif : quelles sont les différences entre cette grande pause et la situation habituelle ? Son étude doit notamment permettre de mieux comprendre comment cette période a bouleversé la nature, principalement dans les environnements urbains. Ces phénomènes survenus dans la vie sauvage sont assez complexes, ils ne relèvent pas seulement par exemple d’un épanouissement de certaines espèces. Inversement, d’autres en ont souffert, et cela illustre encore davantage l’étendue de notre impact. L’intérêt de la communauté scientifique pour l’anthropause devrait permettre de déterminer ce qui génère en priorité les mouvements des animaux dans les paysages actuels.

Se recentrer 

Durant cette période chahutée, nos priorités ont changé, et de celles-ci découlent de nouveaux comportements. Apporter une attention particulière à sa santé, à son bien-être est devenu une question centrale pour de plus en plus de Français. Ainsi, ils ont été nombreux à s’initier à différentes pratiques comme le yoga ou la méditation. L’objectif ? Prendre soin de soi, être plus à l’écoute de ses besoins et de ses envies. 

Combien d’entre nous ont conservé leurs bonnes résolutions prises durant le confinement ?

La multiplication des vidéos, tutos, conférences en visio et autres webinaires a permis à tous de découvrir de nouvelles disciplines. Acquisition de nouvelles compétences professionnelles, apprentissage d’une autre langue, coaching : la période a été propice à la remise en question, et à l’assouvissement de ses envies les plus enfouies. 

Si le sport ou la pratique d’une activité physique a fait son entrée dans le quotidien des Français durant le confinement, qu’en est-il de ces bonnes résolutions une fois le rythme traditionnel repris ? Avons-nous conservé notre ½ heure de yoga matinal ou notre heure de marche tous les soirs, ou le quotidien a-t-il été plus fort ? Les changements amorcés durant cette crise sanitaire vont-ils modifier durablement les comportements ? Il est difficile de répondre à ces questions, et pourtant, plusieurs indicateurs notent une transformation de la consommation. Achats raisonnés, réduction du gaspillage, privilège donné au local pour les produits comme pour les services : les priorités ont changé.

L’avènement du télétravail

Encore peu pratiqué et observé comme quelque chose d’un peu étrange par beaucoup, le télétravail s’est offert, durant le confinement, un test grandeur nature inespéré dans le monde entier. Si travailler chez soi n’a pas concerné toute la population – un quart de la main-d’œuvre (éboueurs, commerçants, personnel médical, …) continuait à se rendre sur le lieu de travail – il bouleverse pour beaucoup le rapport au travail. Accentué par une rentrée sanitaire tendue, la question du « retour au bureau » se pose. Plusieurs entreprises annoncent dès à présent maintenir le « home office », pour au moins une partie de la semaine. Une nouvelle façon de travailler qu’il va falloir apprivoiser.

Consommer moins, consommer mieux

L’alimentation a toujours été au cœur des débats, cela ne s’est pas démenti durant cette crise. Après les premiers achats compulsifs, on a noté une vraie nouvelle appétence des Français pour le bio, les circuits courts et responsables. Plusieurs études ont démontré une forte augmentation des ventes de ces produits. Pour quels motifs ? Toujours dans l’optique de mieux prendre soin de soi et de ses proches, mais aussi pour préserver l’environnement et soutenir l’activité locale.

Limiter le gaspillage

Est-ce en réaction à la vision de ces caddies sur-remplis ? Toujours est-il que nous sommes de plus en plus sensibles à la notion de gaspillage. Une enquête réalisée par TooGoodToGo (une application anti-gaspi) démontre que 32% des sondés assurent avoir moins gaspillé. Comment ? En anticipant les repas, en faisant les courses de façon moins fréquente et en ayant recours à des listes. Avec des possibilités de sorties et donc d’achats moins faciles, il a fallu se montrer imaginatif et organisé pour gérer la préparation des repas pour toute la famille et ce pour toute la journée. Pas de cantine pour rassasier les plus jeunes, plus de restaurants, de sandwicheries pour déjeuner sur le pouce : prévoir les menus à l’avance, en faisant parfois avec les moyens du bord fut l’un des défis de ce confinement.

Au-delà du secteur alimentaire

Ce changement de mode de consommation ne se limite pas au secteur alimentaire. Nous avons réalisé que nous pouvions vivre plusieurs semaines sans acheter. Même si le sevrage fut dur pour certains – en témoignent les files d’attente à la réouverture des boutiques – pour d’autres, cela a entraîné une vraie prise de conscience. L’idée n’est pas de ne plus consommer, mais bien de consommer mieux, en privilégiant les commerçants locaux aux achats en ligne, les circuits courts, avec le moins d’intermédiaires possibles. 

80% des sondés affirment qu’ils continueront à consommer local, responsable ou bio après la fin de la crise

Cette amorce de changement va-t-elle durer ? Selon un sondage OpinionWay pour l’ONG Max Havelaar, 80% des sondés affirment qu’ils continueront à consommer local, responsable ou bio après la fin de la crise. Ceci dans une recherche de qualité et de respect de l’environnement, mais également comme soutien aux agriculteurs et à de justes conditions de travail.

Des initiatives solidaires

La période du confinement a été marquée par des élans de solidarité. La reconnaissance du travail des soignants, par les applaudissements chaque soir aux fenêtres, mais aussi de toutes celles et ceux qui étaient « en première ligne » pour nous permettre de continuer à vivre, à consommer, a été complétée par des initiatives plus locales.

De nombreux restaurateurs ont par exemple proposé, à la suite de la fermeture des établissements, des formules « à emporter ». Les clients fidèles, mais aussi quelques curieux ont alors opté pour cette solution. Si pour certains, la motivation était uniquement d’éviter la corvée de la préparation du repas, pour d’autres, l’idée était aussi de soutenir les chefs, les propriétaires d’établissement dans cette période difficile. Des recettes qui ne couvraient pas bien entendu les pertes liées à la fermeture, mais qui permettaient de continuer une petite activité et, surtout, de maintenir le lien avec la clientèle. Dans cette même idée, certains ont sollicité les commerçants d’ordinaire présents sur les marchés ou d’autres points de vente fermés, pour organiser des ventes en direct ou créer des lieux éphémères de distribution.

Un élan qui perdure

Cet élan de solidarité doit se poursuivre dans les mois, les années qui viennent. Il ne tient qu’à nous de repenser nos modes de consommation. L’intérêt des consommateurs, même s’il a connu un ralentissement depuis le déconfinement, est toujours présent pour continuer sur la lancée du local et du circuit court. Pour certains producteurs, la question de poursuivre ou non les initiatives mises en place (livraisons, points de retraits, vente directe) se pose : alourdissant la charge de travail, elles sont intimement liées à l’assiduité des consommateurs. Il est donc nécessaire de prouver à nos acteurs locaux notre envie de continuer dans cette voie.

Opter pour le circuit court

Acheter « local », c’est soutenir l’économie de toute une région.

Qu’est-ce que l’on entend exactement par circuit court ? Il s’agit d’un mode de distribution par lequel un minimum d’intermédiaires se place entre le producteur et le consommateur. L’intérêt est de réduire le transport d’un produit (minimiser l’empreinte carbone) et de favoriser sa traçabilité. Mais si terme de consommation locale n’est pas très précis, il est surtout très subjectif : pour certains, cela signifiera manger des produits français, pour d’autres ce seront uniquement des produits régionaux. Une donnée économique existe cependant et elle s’exprime en « kilomètres alimentaires ». Au-delà de 500 kilomètres alimentaires, les produits ne sont plus considérés comme « locaux ».

Soutenir notre territoire

Devenir locavore pour soutenir l’économie et préserver l’environnement.

La rentrée économique s’annonce difficile. L’annulation de la Foire de Châlons-en-Champagne a porté un coup très dur pour de nombreux professionnels. Les acteurs économiques de notre territoire vont avoir besoin du soutien de tous. Et celui-ci commence par la consommation : faire ses achats dans nos boutiques plutôt que sur de grands sites Internet marchands, aller à la rencontre des producteurs, des éleveurs, privilégier le circuit court, la vente directe. En modifiant ses habitudes de consommation, dans tous les secteurs (alimentation, loisirs, vêtements, …), on est en mesure de soutenir l’économie d’un territoire, de sauver des emplois, et peut-être même, à terme, le nôtre. Mais pour cela, il faut être capable de changer ses habitudes, de ne pas laisser le rythme effréné de notre quotidien empiéter sur nos bonnes résolutions. Peut-être que « faire le plein » dans un hypermarché une fois par semaine n’est pas une des seules solutions pour les courses alimentaires ? Il faut oser être curieux, tester les modes de distribution alternatifs. De nouvelles initiatives naissent chaque jour : à nous d’être à l’écoute et de les saisir.

Bruno Forget – Commissaire général
de la Foire de Châlons.

« Après l’anéantissement provoqué par l’annulation de la foire, il fallait rapidement faire preuve de résilience, ainsi, à l’intention des exposants de l’agglomération châlonnaise, nous avons proposé une vaste opération de promotion sur l’idée “Châlons fait sa foire”. Nous proposons également aux exposants de participer à nos diverses manifestations qui existent déjà et celles que nous créerons ensemble. C’est vrai que nous avons été particulièrement émus par les messages d’encouragement de nos visiteurs, c’était à la fois réconfortant et stimulant pour envisager des perspectives avec optimisme. Nous avons très hâte de nous retrouver le 3 septembre de l’année prochaine pour ouvrir la 75ème édition. Celle-ci se construira collectivement autour de l’énergie, de l’enthousiasme, et de l’envie de réussir. Tout ce qui promettait de faire de la foire un évènement exceptionnel sera reconduit. De nouvelles idées sont pour l’heure en train d’éclore. En un mot : la 75ème Foire sera celle de la Re-naissance. »

Bruno Forget nous l’assure : la 5ème Foire sera celle de la Re-naissance.

Quelles solutions pour être locavore ?

La plus classique et connue reste les AMAP : Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne. Celles-ci ont pour objectif de lier un groupe de consommateurs à plusieurs artisans/agriculteurs situés à proximité. Les adhérents paient alors un abonnement, le plus souvent annuel, et les exploitants partenaires s’engagent à donner aux adhérents un panier de différents produits chaque semaine. Le contenu n’est pas préétabli, il va dépendre des récoltes en cours. Grâce à ce système, les producteurs reçoivent des recettes stables. Pour l’acheteur, les avantages sont nombreux : il dispose de produits frais, de saison et, bien entendu, cultivés localement ; mais il soutient également l’activité de son territoire.

Devenir « locavore »

AMAP, boutiques dédiées, marchés :
de nombreuses solutions existent.

Le locavorisme est un mode de vie excluant la consommation de nourriture provenant de plus de 250 kilomètres. Ce terme a été inventé par Jessica Prentice, chef et auteure californienne, lors de la journée mondiale de l’environnement organisée en 2005 à San Francisco. Un locavore est donc une personne qui ne va consommer que des produits issus de l’agriculture locale. Il va ainsi être très attentif au respect de la saisonnalité des fruits et des légumes. Son ambition est en général double : se nourrir de façon plus saine et préserver l’environnement. Le locavore va également soutenir l’économie de son territoire, ses producteurs et commerçants. Pas envie de vous engager sur toute une année ? Ou pas d’AMAP disponibles (elles sont souvent victimes de leur succès …) ? L’autre solution consiste à se tourner vers les marchés. Il faut par contre choisir des marchés qui privilégient les producteurs locaux ou alors, il faut bien choisir son étal et bien consulter la provenance des produits qui doit être obligatoirement indiquée. Il est également possible de se rendre directement sur les exploitations agricoles : elles sont de plus en plus nombreuses à ouvrir leurs portes pour de la vente directe.

Magasins dédiés

Le locavorisme étant dans l’air du temps, plusieurs commerces ont ouvert ces dernières semaines, proposant des produits exclusivement locaux. C’est le cas, par exemple, du café-épicerie « Les petits Rémois », (22 rue Thiers) à Reims. Mais si cette offre n’est pas rare en ville, elle se développe également en milieu rural, avec de plus en plus de points de vente dédiés aux produits locaux. Certains producteurs se réunissent pour proposer différentes denrées et tenir la boutique à tour de rôle, d’autres profitent de l’envie de commerçants de privilégier le local.

Culture, vêtements, décoration…

Le terme « locavore » renvoie exclusivement à l’alimentation ; cependant, cette envie de soutenir l’économie régionale et de donner la priorité aux commerçants de nos territoires ne se limite pas au secteur alimentaire. 

On profite de la rentrée littéraire pour se rendre chez notre libraire préféré.

Pour se vêtir par exemple, il est possible de se tourner vers les boutiques et de privilégier les indépendants. De moins en moins présents dans nos centres-villes, ces magasins permettent pourtant de se démarquer, de dénicher des tenues que l’on ne retrouvera pas sur tout le monde. Conseils et expertises sont aussi les points forts de ces commerçants : ils connaissent leur métier, leurs produits, savent aider, aiguiller. 

Et il en est de même pour bien d’autres catégories d’achats : la décoration, la beauté, la culture. Quoi de plus agréable que de se rendre dans une librairie, de profiter des conseils avisés du libraire capable de trouver l’ouvrage qui vous convient, celui que vous avez vu dans un magazine, avec une couverture rouge, dont vous ne vous souvenez plus du nom et assez vaguement de l’histoire. Privilégier les acteurs de votre territoire, c’est leur permettre de rebondir après cette période difficile, c’est préserver des emplois et favoriser le dynamisme économique de toute une région. 

Bienvenue à la ferme !

Lancé par les Chambres d’Agriculture, le réseau « Bienvenue à la ferme » fête aujourd’hui plus de trente ans d’existence. Il constitue plus que jamais une réponse aux attentes de proximité, de transparence et de pédagogie au travers de ses 5 000 points de vente répartis dans toute la France, sous des formes variées comme les boutiques à la ferme ou les marchés de producteurs.

« J’achète en local », l’application indispensable

« J’achète en local » : faire ses achats sur le net chez nos commerçants.

Portée par la Chambre de Commerce, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat et la Chambre d’Agriculture de la Marne, l’application mobile « J’achète en local » a été lancée en juin dernier. Pourquoi cette initiative ? « C’est une réflexion qui a été menée très rapidement, suite au confinement, explique Bertrand Duc, responsable de la communication de la CCI Marne en Champagne. On a alors observé ce que l’on peut appeler le “triomphe” du local, avec de nombreuses initiatives de la part des commerçants locaux qui se sont adaptés à ce contexte inédit. Nous avons alors voulu leur permettre de mettre en place de nouvelles organisations durables par le biais du numérique ». Durant le confinement, un site répertoriant tous ceux qui continuaient à travailler a été lancé, avec près de 1400 établissements référencés et 70 000 visites uniques : un succès qui a confirmé l’utilité de tels outils. 50% des achats effectués durant le confinement l’ont été via les drives. Ceux-ci continuent d’être plébiscités par des consommateurs qui n’ont plus envie de connaître la promiscuité des magasins, de patienter dans les files d’attente. Grâce à cette application, l’idée est de permettre aux consommateurs d’acheter via ce nouvel outil à des entreprises locales. « Il ne faut pas opposer le digital et le commerce local : ces deux moyens de vendre sont au contraire complémentaires et permettent de diversifier les sources de chiffre d’affaires. »

Près de 120 boutiques répertoriées

Si l’alimentaire reste majoritaire, différents domaines sont représentés sur l’application mobile « J’achète en local » : prêt-à-porter, équipement de la maison, animaux de compagnie, hygiène et beauté, coin des petits, fleurs et terrasses, tech et multimédias, sport, culture et jeux, tourisme, coin des artistes… Cette application permet ainsi de
(re)découvrir l’offre local de produits ou de services de commerçants, entrepreneurs, artisans, agriculteurs de la Marne via une application intuitive, rapide et sécurisée. On navigue sur l’appli, on choisit son produit, et après l’avoir commandé et payé via « J’achète en local », on passe le récupérer ou on se le fait livrer si cela est proposé.

L’opportunité de se lancer dans le numérique

Autre effet de la crise sanitaire : le coup de projecteur mis sur l’importance d’intégrer le numérique pour toutes les entreprises. Celles qui ont maintenu le lien avec leurs clients durant le confinement sont bien celles qui étaient présentes en ligne, et celles qui ont su proposer des solutions de commandes à distance, le fameux « click and collect ». Pourtant, le passage au digital n’est pas évident pour un bon nombre de chefs d’entreprise. Intégrer l’application « J’achète en local » peut représenter un premier pas vers cette transformation nécessaire : l’outil est très simple d’utilisation, et un accompagnement est proposé par la CCI.

Voir aussi

Jean-Paul Pageau – président de la CCI Marne en Champagne.

« Avec la crise, les consommateurs renouent avec l’essentiel et privilégient le commerce de proximité qui a considérablement gagné des parts de marché ces derniers temps. Nous l’avons largement observé pendant le confinement, les drive, livraisons et Click & collect ont été démultipliés.

Pour appuyer ces nouveaux modèles de distribution et de consommation, avec l’aide des autres Chambres consulaires de la Marne, nous avons lancé pour les commerçants, artisans et producteurs marnais la place de marché « J’achète en local.fr ».

Cette dernière leur permet de vendre leurs produits directement via leur propre boutique en ligne. 1€ dépensé sur jacheteenlocal.fr, c’est 1€ dépensé dans nos territoires marnais. Cela bénéficie au commerce local et donc à notre économie locale ».

Un marché de producteurs « J’achète en local »

Il devait se tenir sur la Foire, il se tiendra à l’Hôtel Ponsardin, au 30 rue Cérès à Reims. Le marché de producteur accueillera les visiteurs le dimanche 13 septembre de 10h à 17h, pour une vente de produits locaux et des démonstrations de savoir-faire. Les participants sont marnais et sont inscrits sur la place de marché « J’achète en local ». Vous retrouverez Kiffe ma ferme, producteur de légumes bio à Bussy-Lettrée, La Savonnerie Rémoise – productrice de savons, le Moulin de la Prosne – producteur de farine, Lampyre – créateur de parfum et encens à Reims, Rosan’art – artiste-sculpteur à La Croix-en-Champagne, Sparkling Crown – créatrice de couronnes décoratives à Reims, Uchronie Maybon – ébéniste à Nogent-l’Abbesse, Les Petits Rémois – restaurateurs de produits frais et locaux et Les Délices de Guillaume – producteur de jus de fruits à Epernay.

Vincent MANSENCAL –
Président des Vitrines de Reims.

« Face à cette crise inédite, il est important de privilégier le marché de proximité, comme la majorité d’entre nous l’ont fait durant le confinement. Malheureusement, les gens ont repris leurs habitudes de consommation, en se rendant dans les hypermarchés, en utilisant le drive. Pour la survie de nos commerces, il faut qu’ils reviennent à des achats de proximité. Cela fait 2 à 3 ans que les commerçants du centre-ville souffrent à cause des mouvements sociaux notamment, cette crise n’a fait qu’empirer les choses. Nous avons été très soutenus par la Région et par la Ville de Reims grâce à la distribution de bons d’achat. En parallèle, les chambres consulaires ont sorti l’application « J’achète en local ».  Au niveau des Vitrines de Reims, nous tenons le rôle de facilitateur pour nos commerçants-adhérents. Ce fut le cas avec la mise en place d’une action avec l’entreprise Charbonneaux Brabant qui a pu fournir du gel hydroalcoolique à des prix très compétitifs, ou en mettant en relation les professionnels avec des institutions qui peuvent les soutenir dans leurs difficultés. Un « chéquier-avantages » va également être distribué durant le mois de septembre, avec près de 30 commerçants du centre-ville qui ont accepté de jouer le jeu. Cela va s’adresser aux rémois, mais aussi aux habitants de Soissons, Rethel, Charleville… Beaucoup d’initiatives ont été mises en place pour soutenir les acteurs économiques, c’est aujourd’hui aussi le rôle du consommateur que de privilégier le commerce local. »

Les Vitrines de Reims tiennent le rôle de facilitateur auprès des commerçants.

Entre professionnels, le soutien est aussi possible

Entre professionnels, la solidarité peut aussi s’exprimer. Sur notre territoire, il existe un très grand nombre d’entreprises, de toutes tailles, de tous les secteurs, prêtes à répondre à la demande. Il n’est pas nécessaire d’aller chercher bien loin pour trouver des experts. La proximité étant souvent un avantage (réduction des déplacements et donc du temps d’intervention, …).

Comment trouver ces experts ? les recommandations, les annuaires et surtout le réseau. Il existe aujourd’hui de nombreuses possibilités pour se faire connaître et rencontrer d’autres professionnels. La recommandation reste l’argument commercial le plus fort ; les réseaux vont alors jouer un rôle primordial dans la mise en relation des acteurs du territoire.

Promouvoir la filière de l’apprentissage

L’apprentissage présente de nombreux avantages. Si certains restent réticents, l’importance de la filière semble de plus en plus évidente « Il y a aujourd’hui une vraie volonté politique de favoriser l’apprentissage et une réelle prise de conscience au niveau de l’Éducation Nationale », explique Zinedine Abid, secrétaire général de la Chambre des Métiers de la Marne. 

L’apprentissage est la bonne solution pour anticiper la reprise.

Une évolution qui va permettre de mieux présenter l’apprentissage aux jeunes, à leurs parents et aux entreprises. Pour ces dernières, le recours à l’alternance doit représenter un véritable investissement pour le futur « Les entreprises se questionnent quant à l’avenir mais le manque de main d’œuvre va se faire sentir dès la reprise.  Au moment du recrutement, il y a une période de latence de 18 à 24 mois, l’alternance permet de gommer ce délai, c’est une vraie solution d’anticipation ». Les aides proposées par le gouvernement viennent également en soutien. 

Pour les jeunes, la difficulté réside dans le déséquilibre existant entre les métiers : certains sont très prisés et il est compliqué de trouver des entreprises, d’autres par contre peinent à recruter des apprentis. Enfin, il faut également parfois convaincre les parents : « Nous rassurons sur les modalités pédagogiques : ce sont des parcours différents qui conduisent à l’obtention du même diplôme que la formation initiale, et donnent accès à des études supérieures ». Avec en plus l’expérience en entreprise, une véritable plus-value lors de la recherche d’emploi : 85 à 90% des jeunes ont un poste à l’issue de leur formation.

Faire « sa » Foire 

Pas de Foire ? On va voir les exposants directement dans leurs boutiques pour mener à bien tous nos projets.

L’annulation de la Foire de Châlons-en-Champagne a été perçue comme un séisme pour la vie économique champardennaise. Vitrine incroyable pour de nombreuses entreprises, institutions, collectivités, la non-tenue de cet évènement risque d’avoir des conséquences terribles pour de nombreux acteurs. Mais si la Foire ne peut se tenir, rien ne nous empêche de nous organiser pour imaginer une sortie similaire. Vous aviez des projets pour changer votre véhicule ? Les concessionnaires qui devaient être présents sauront vous accueillir dans leurs locaux. Vous projetiez des travaux de rénovation, de faire installer une piscine, de craquer pour un SPA : direction les professionnels de la région. Beaucoup d’entre eux ont ainsi décidé de pratiquer des « conditions Foire », avec promotions et avantages à la clé. Certes, il n’y aura pas la même ambiance, mais cela permettra aussi de soutenir nos entreprises locales très impactées. Des évènements sont également prévus à Châlons-en-Champagne, pour nous faire patienter jusqu’à la désormais très attendue 75ème édition de la Foire, en 2021.

Sortir, c’est aussi soutenir

On avait imaginé une rentrée plus festive, sans nouvelle intrusion de la COVID-19 dans notre quotidien. Malheureusement, celle-ci est bien présente en ce mois de septembre et risque d’avoir des conséquences durables sur nos modes de vie. Pour autant, il est important de ne pas se laisser abattre, de reprendre le cours de ses activités tout en s’adaptant aux normes sanitaires, bien entendu. Pour aborder cette rentrée gonflée à bloc, on organise dès maintenant nos afterworks avec nos collègues et amis dans les bars de nos villes. Avec masque, en respectant les distances recommandées, il est tout de même possible de partager une coupe et quelques délices à grignoter.

On renoue également avec nos déjeuners du midi qui nous permettent de décompresser. Et cela, même si l’on est en télétravail. L’un des écueils du travail à la maison est l’isolement : pas de machine à café pour discuter avec les collègues, pas de tour des bureaux pour dire bonjour le matin, … on essaie alors de conserver la pause conviviale du midi, en se rendant chez nos restaurateurs préférés. À Epernay, Reims ou Châlons-en-Champagne, ils ont tous tout mis en place pour vous assurer une visite sécurisée.  On se programme aussi dès à présent un dîner en amoureux ou entre amis pour débriefer de la rentrée en toute tranquillité.

Les acteurs de la culture vous attendent ! 

Après des mois de reports et d’annulations, la perspective de pouvoir à nouveau assister à un spectacle, à un concert, à une pièce de théâtre se dessine. 

Les cinémas, théâtres (…) attendent le retour des spectateurs dans les salles.

Mais les spectateurs restent encore très frileux. Les salles de cinéma par exemple, bien qu’ayant réouvert leurs portes le 22 juin, ont vu leur fréquentation s’effondrer (- 73,8% en juillet selon le Centre national du Cinéma). Les causes ? Le contexte sanitaire qui freine les cinéphiles mais aussi la programmation réduite. Les films à gros budget ont en effet vu leur date de sortie repoussée ou ont été directement diffusés sur les plateformes de streaming. La fréquentation plafonne à 30% de sa moyenne habituelle, mais une hausse prometteuse a été enregistrée fin août, en espérant que les spectateurs ne soient pas à nouveau refroidis par l’obligation de porter le masque dans les salles.

Théâtre, salles de concerts et musées

Quel plaisir de pouvoir à nouveau rejoindre les salles obscures – même si c’est masqué. Se rendre aux spectacles, aux concerts, au cinéma permet aussi de soutenir les acteurs de la culture de notre territoire.Plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs annoncé leurs évènements de rentrée (en respect avec les normes sanitaires en vigueur et sous réserve du maintien de la situation sanitaire).

La Magnifique Society se prépare pour 2021

« Ce monde est cruel magnifique » : c’est par ce leitmotiv qu’en 2020 La Magnifique Society devait habiller les murs de Reims et les réseaux sociaux du web. Mais l’édition 2020, et son programme alléchant, n’a pu se tenir. Tristesse et désespoir des festivaliers, déception chez les organisateurs, les partenaires et les artistes… mais aussi l’envie furieuse de se retrouver en 2021, pour à nouveau danser ensemble, partager un verre, vibrer devant les concerts. Le rendez-vous est d’ores et déjà noté dans les agendas : La Magnifique Society revient du 25 au 27 juin 2021 avec toujours cette belle énergie qui a fait son succès (les billets de l’édition 2020 restent valables).

Des musées aux salles de spectacle

Les musées de nos villes sont bel et bien ouverts ; en respectant certaines consignes sanitaires, et notamment un nombre limité de visiteurs, il est tout à fait possible de venir admirer les collections présentes aux musées Le Vergeur, Saint-Remi, de la Reddition du fort de la Pompelle etc. La chapelle Notre-Dame-de-la-Paix dite chapelle Foujita est également ouverte au public. Les salles de spectacle de notre territoire relancent également leur programmation. Il est temps d’aller jeter un œil sur les artistes et les évènements qu’accueilleront le Millesium, le Capitol ou encore la Cartonnerie.

Exposition « Lié-Louis Périn-Salbreux, peintre et miniaturiste rémois », du samedi 19 septembre 2020 au dimanche 28 février 2021
Fermé au public pour permettre une réhabilitation et une extension, le musée des Beaux-Arts de Reims présente au musée Le Vergeur une exposition qui rend hommage au peintre rémois Lié-Louis Périn-Salbreux (1753-1817), célèbre portraitiste. Il s’agit de la première présentation monographique de l’artiste à Reims. Une grande partie du fonds Lié-Louis Périn-Salbreux du musée des Beaux-Arts, composé d’une trentaine de dessins, pastels et peintures, sera présentée après restauration. Plusieurs tableaux et miniatures de l’exposition proviennent également des musées du Louvre, Cognacq-Jay, du musée national des châteaux de Versailles et de Trianon et d’un collectionneur privé. Un petit Journal de l’exposition remis gratuitement aux visiteurs. Dans les prochains mois paraîtra un Guide du visiteur sur le Musée Le Vergeur.

Rendez-vous pour les journées du patrimoine

La 37e édition des Journées européennes du patrimoine se tiendra les samedi 19 et dimanche 20 septembre. Elle sera placée sous le signe de l’éducation avec le leitmotiv « Apprendre pour la vie ! ». Musées, monuments historiques, sites insolites, biens matériels et immatériels racontent notre Histoire et notre culture et sont, de fait, d’inépuisables outils pédagogiques. 

En 2019, 12 millions de personnes avaient participé aux Journées du patrimoine dans toute la France.

À Reims, le temps d’un week-end, 50 sites d’exception, parfois méconnus, (basilique Saint-Remi, aux Maisons de champagne en passant par l’Atelier Simon Marq ou encore le Fonds Régional d’Art Contemporain …) ouvriront leurs portes au public pour parcourir les 2 500 ans de son histoire. En raison de la crise sanitaire, la Ville a adapté son offre en proposant des visites virtuelles pour les « têtes d’affiche » en développant les parcours pédestres. Le nombre de places étant réduit pour participer au jeu de piste, un concours est proposé en amont, via la Page Facebook de la Ville. 

À Châlons-en-Champagne, les visites des journées du patrimoine sont aussi l’occasion de découvrir des sites touristiques incontournables ou bien rarement ouverts à la visite. Le programme détaillé devrait bientôt être dévoilé, tout comme pour la ville d’Epernay.

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