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Trouver son emploi
Sombre Clair

Trouver son emploi

Julie Simon

Si la situation actuelle reste complexe pour certains secteurs, des opportunités se dessinent pour d’autres. Un seul mot d’ordre pour décrocher son prochain emploi : être persévérant. 

Le Baromètre trimestriel ManpowerGroup des perspectives d’emploi révèle pour le 4e trimestre 2020 des intentions d’embauche qui redeviennent positives.

Entre crise et reprise, le mois de septembre se teinte parfois d’espoir, parfois de désespoir. Si les prévisions des chiffres du chômage sont plutôt pessimistes, avec un taux autour de 9,5% fin 2020 (soit 1 point de plus que l’année dernière), le baromètre des perspectives d’emplois redevient positif au 4ème trimestre.

Si vous êtes à la recherche d’un emploi, il est plus que jamais temps de « muscler » votre démarche : notre territoire dispose de professionnels prêts à vous épauler et d’entreprises à la recherche de la bonne personne pour intégrer leurs équipes.

Un travail porteur de sens

Tout le monde ne peut pas forcément transformer une de ses passions en emploi, mais trouver du sens à son travail change toute notre vision du monde professionnel. Beaucoup d’entre nous ne cherchent plus uniquement un salaire, mais plutôt l’occasion de s’épanouir, d’apprendre, de découvrir, d’évoluer dans un environnement qui nous convient. 

Une tendance qui se traduit notamment par un intérêt croissant pour la reconversion professionnelle. Selon une étude menée en ligne par nouvelleviepro.fr en 2019, 93% des Français auraient déjà songé à faire une reconversion professionnelle ; 38% d’entre eux auraient franchi le cap tandis que plus de la moitié y aspire. 

L’idée serait donc de trouver un métier qui nous passionne, mais aussi et surtout qui soit porteur de sens. Et le confinement a d’ailleurs été pour certains l’occasion de se pencher sur leurs aspirations jusqu’ici minorées. Qu’est-ce qui est important pour moi au quotidien ? Qu’est-ce que je veux, peux apporter à un projet d’entreprise ? Dans quels secteurs et dans quelles conditions d’exercice ? Toutes ces interrogations permettent de tracer les contours d’un projet professionnel qui nous ressemble.

Salon Avenir & Carrières le 7 octobre à Reims

La 11ème édition du Salon de l’Emploi et de la Formation se tiendra à Reims le 7 octobre 2020. En 2019, plus de 2 000 visiteurs avaient fait le déplacement au Caveau Castelnau. Cette année encore, des centaines d’offres d’emploi mais aussi de formations seront proposées.  Que vous soyez en recherche d’un CDD, d’un CDI, d’un stage, d’une formation initiale, d’un contrat en alternance ou encore d’une formation continue, ce salon est fait pour vous ! Informations et inscriptions :
www.aveniretcarrieres.fr

Des opportunités de recrutement existent sur notre territoire.
Jean-Yves Heyer. Directeur général – Invest In Reims.

« Avec la crise sanitaire, les entreprises parisiennes, notamment celles avec de gros back office se sont rendu compte que le télétravail pouvait fonctionner, pas à temps plein, mais en jouant sur un mix de présentiel et distanciel. Pourquoi alors louer des m2 à des prix astronomiques ? Les entreprises ont également une autre problématique : elles ont de plus en plus de mal à faire venir leurs salariés sur le lieu de travail. À Paris, 80% d’entre eux utilisent les transports en commun, et, avec la COVID, ils sont de plus en plus réticents à les emprunter. Invest in Reims veut alors leur faire passer ce message que Reims est “proche de Paris, mais loin de ses prix”, c’est totalement d’actualité. Cette crise est aussi une opportunité pour Reims de se positionner. Certains projets se sont concrétisés durant le confinement, avec notamment la BPCE qui a effectué ses recrutements en visio et débuté l’activité avec des salariés en télétravail. Il y a certes un ralentissement des prises de décision, mais globalement, c’est un “belle année” pour Invest in Reims. Notre ville a un positionnement intéressant, géographique notamment. Il y a tout de même aujourd’hui de beaux projets, des secteurs qui fonctionnent comme l’assurance, la relation clients, l’informatique spécialisé, la logistique… Nous disposons aujourd’hui de nombreux atouts, mais les chefs d’entreprise ne pensent pas encore assez spontanément à Reims, c’est dans cet objectif que nous pensons nos différentes actions. »

Les femmes et les jeunes : plus exposés à la crise

Le risque pour les femmes de perdre leur emploi est 1,8 fois supérieur à celui des hommes.

Dans une étude internationale intitulée « COVID-19 et l’égalité des sexes : Contrer les effets régressifs », le cabinet de conseil McKinsey tend à démontrer l’impact disproportionné de la pandémie sur l’emploi des femmes. Selon les chiffres, à l’échelle mondiale, le risque pour les femmes de perdre leur emploi est 1,8 fois supérieur à celui des hommes. Le rapport pointe plusieurs raisons à cela. La première, les femmes sont surreprésentées dans les secteurs d’activité fortement touchés par la Covid-19. Elles représentent 54% des emplois mondiaux dans l’hôtellerie et la restauration, 43% des emplois dans le commerce et 46% dans les autres services (arts, loisirs, administration publique). Autre facteur : l’accroissement durant le confinement du travail domestique non rémunéré. L’ensemble des tâches domestiques comme la garde des enfants, les soins aux personnes âgées, la cuisine et le ménage, encore majoritairement assurées par les femmes dans le monde entier, se sont accrues de 20 à 30% selon les pays. Pour les rédacteurs de l’étude, leur retour dans la vie active, après la levée des mesures de confinement, est plus incertain que celui des hommes. Enfin, l’étude fait apparaître les croyances et les stéréotypes qui continuent de peser sur le rôle des femmes dans nos sociétés, avec, pour certains, la certitude que les hommes ont davantage droit à un emploi que les femmes en cas de pénurie de travail (Enquête mondiale World Values Survey).

Les jeunes diplômés en première ligne

700 000 à 800 000 jeunes sont attendus sur le marché du travail en ce mois de septembre. Une entrée dans l’emploi qui risque d’être plus difficile et qui va très certainement être retardée. Certains conseillent même aux étudiants de poursuivre la formation, si cela est possible et pertinent, afin de décaler l’arrivée sur le marché de l’emploi d’une année. Cependant, les recrutements ne sont pas bloqués dans tous les secteurs, la recherche sera probablement un peu plus longue mais elle pourra aboutir. Les observateurs restent très prudents sur leurs prévisions. Il va y avoir des destructions d’emplois, mais il est très difficile de prédire leur proportion et la temporalité. Pour certains, le marché de l’emploi est même relativement dynamique par rapport au contexte actuel.

Entre 700 000 et 800 000 jeunes diplômés arrivent sur le marché du travail en septembre.

Mettre sa personnalité en avant

Pour mettre toutes les chances de son côté, il faut travailler sa candidature, ses outils et son réseau. Si l’on a pensé à un moment que le curriculum vitae (CV) allait passer aux oubliettes, il représente encore l’indispensable de la recherche d’emploi, même si bien entendu sur le fond, comme sur la forme, il a beaucoup évolué. Mais la difficulté reste la même : sortir du lot. 

Il existe aujourd’hui beaucoup d’outils permettant de rendre attrayant notre CV, mais les spécialistes mettent en garde : « On peut s’autoriser plus de fantaisie, proposer quelque chose de plus dynamique mais il faut rester en phase avec notre projet professionnel et notre personnalité, et éviter de suivre les tendances », précise Catherine Beaudoin, consultante, coach et formatrice chez Groupe Interactions. Même conseil au niveau des experts de Pôle Emploi : il faut personnaliser au maximum le CV comme la lettre de motivation, afin d’éviter l’impression d’un simple copier-coller. « On retrouve plusieurs écueils pour les CV et l’uniformisation en fait partie : chacun doit garder sa personnalité, explique Rachid Benzidane, conseiller Pôle emploi au sein de l’agence Reims Bezannes. Il ne faut pas non plus vouloir tout noter sur son CV : on prend le risque de noyer les informations importantes or, les recruteurs passent moins d’1min à lire les CV, il faut donc être très accrocheur. Enfin, il faut absolument soigner son contenu, être très vigilant sur la grammaire et l’orthographe, et surtout ne pas hésiter à se faire relire. »

Miser sur ses « soft-skills »

S’il peut être tentant de mettre en avant l’ensemble de son expérience avec tous les postes occupés, les experts sont formels : il faut insister sur les compétences. Un savoir-faire à mettre en avant, sans négliger le savoir-être : « C’est souvent une partie négligée dans le CV alors qu’elle est primordiale pour l’employeur. Ce n’est pas encore entré dans les habitudes et les candidats pensent qu’ils pourront développer ce point au moment de l’entretien », précise Rachid Benzidane.

62% des dirigeants et cadres ayant des responsabilités managériales sont aujourd’hui prêts à recruter principalement sur les soft skills des candidats.

En matière de recrutement, on parle aujourd’hui de « soft skills », soit les compétences relationnelles et comportementales. Créativité, capacité à travailler en équipe, gestion des émotions… des aptitudes recherchées, finalement plus difficiles à apprendre que des connaissances techniques.

Se connaître pour mieux se vendre

Mieux se connaître pour mieux comprendre ses envies et ses motivations.

Mais encore faut-il identifier ses « soft skills » : « beaucoup de gens ne se connaissent pas finalement, il est alors plus difficile de mettre en avant ce type de compétences, que ce soit sur le CV ou même durant l’entretien. Qui je suis ? Comment je fonctionne ? Comment je travaille en équipe ? sont des questions à se poser en premier lieu pour trouver un emploi qui nous correspond et ne pas subir », explique Catherine Beaudoin.

On l’oublie souvent, mais dans un recrutement, le candidat et l’entreprise sont censés être sur un pied d’égalité : le premier offre des compétences, la seconde propose un emploi. Avant de débuter sa recherche, il faut donc se poser les bonnes questions, par exemple l’environnement de travail que l’on affectionne, le domaine, le fonctionnement de l’entreprise où l’on souhaite postuler. Et comme il n’est pas facile de prendre suffisamment de recul pour entamer cette introspection, on n’hésite pas à se faire accompagner par des professionnels du recrutement ou de la gestion de carrière : ils sauront nous guider et transformer nos réflexions nocturnes en vrai plan d’actions.

Recruter « en visio »

Le digital joue forcément un rôle de plus en plus important. Plusieurs recrutements se sont déroulés durant le confinement en visio et de plus en plus d’entreprises permettent d’envoyer un CV-vidéo. L’intérêt ? Aller au-delà du formalisme du CV papier pour avoir accès dès cette étape de recrutement aux compétences relationnelles du candidat. « Pour bien aborder les entretiens en visio, il faut déjà les considérer comme de vrais entretiens et les préparer comme tels en anticipant les aspects techniques : avoir une bonne connexion, être dans une pièce isolée, avec un fond neutre, avec les coordonnées de l’interlocuteur en cas de souci, … Et comme il est plus difficile de garder l’attention durant une visio, il faut vraiment être plus impactant dans son discours », explique Catherine Beaudoin.

Jermouna Ahmed-Malek. Consultante en développement professionnel Apec.

« Les perspectives de recrutement sont aujourd’hui incertaines et surtout très différentes suivant les secteurs. Notre rôle, au sein de l’APEC, va être d’accompagner d’une part les entreprises dans la sécurisation de leur recrutement, et d’autre part les cadres à la recherche d’un emploi, en particulier les publics fragilisés par cette crise comme les seniors et les jeunes diplômés. 750 000 jeunes (dont 342 000 diplômés du supérieur) vont ainsi arriver sur le marché du travail, avec probablement une entrée dans l’emploi retardée : nous devons adapter notre accompagnement à cette situation. Il n’y a pas aujourd’hui de révolution en matière de techniques de recherche d’emploi, même si le digital est beaucoup plus utilisé. Il faut cependant bien intégrer l’importance d’être visible du recruteur avant même qu’il ne diffuse une offre. Il faut avoir une démarche réseaux (digitaux et physiques), prendre des informations sur l’entreprise, l’évolution de ses besoins afin de pouvoir répondre à une offre ou candidater de façon spontanée … Cela va rassurer le recruteur, démontrer une certaine motivation. Nous sommes également aux côtés des entreprises et des TPE-PME en particulier afin de sécuriser leurs recrutements et d’apporter du conseil à chacune des phases : rédaction des offres, détermination de la rémunération, déroulé de l’entretien… Nous sommes là pour permettre à l’offre et à la demande d’emploi cadres de se rencontrer : nous sommes créateurs de liens entre les candidats et les entreprises. »

Expériences ou compétences ? Avec ou sans photo ? Votre CV doit avant tout être authentique.
Loïc Verriele. Consultant & Associé Cabinet Conseil Reper International

« Dans une période difficile, certaines entreprises vont faire le choix d’être dans une logique d’investissement pour porter le développement, plutôt que de se replier. Continuer à avancer en se serrant les coudes, en montant en compétences, en s’interdisant de licencier des personnes avec des compétences techniques rares. Elles s’inscrivent alors dans une vraie logique entrepreneuriale pour passer la période de crise et construire l’avenir. Le recrutement devient encore plus stratégique. Certains secteurs sont très impactés – l’hôtellerie, l’évènementiel – mais il n’en demeure pas moins que des entreprises continuent à vivre et certaines bénéficient même de l’effet COVID. Il va peut-être y avoir moins d’opportunités, mais il y en aura toujours. Les candidats vont devoir se mettre en avant : il faut séduire en une fraction de seconde celui qui pose le regard sur votre CV. Or, il y a autant de critiques et d’avis que de lecteurs de CV ! Mais aujourd’hui, la dimension esthétique est importante, tout autant que les mots clés employés pour retenir l’attention du lecteur. Il faut penser son CV comme un outil marketing : c’est du “marketing RH”, du marketing de soi au travers d’un document de ressources humaines. »

Ne pas négliger le marché caché

Tout le monde a un réseau à activer pour sa recherche d’emploi.

La recherche d’emploi ne se limite pas à répondre aux offres proposées, Rachid Benzidane le confirme : « Quand une entreprise recrute, avant de déposer une offre, elle va sonder son entourage : ses clients, ses fournisseurs, ses partenaires… la candidature spontanée va permettre d’avoir accès à ce “marché caché”, c’est-à-dire aux besoins des entreprises non exprimés par les canaux classiques. La notion de réseau est très importante : on a tous un réseau professionnel, personnel, il ne faut négliger aucun canal ». On ne tait plus sa démarche de recherche d’emploi, au contraire, on en parle à son entourage pour détecter d’éventuelles pistes. On se rend également sur les grands évènements organisés : salons de l’emploi, business meeting, portes-ouvertes d’entreprise. L’idée est vraiment d’aller à la rencontre des recruteurs et d’échanger avec un maximum de personnes sur son projet professionnel.

Le recrutement en ligne plébiscité

On peaufine sa présence sur les réseaux sociaux professionnels, Linkedin en tête. Il s’est imposé ces dernières années comme la référence pour se créer un réseau, que l’on soit en prospection pour des nouveaux clients, des investisseurs, des partenaires ou à la recherche d’opportunités professionnelles.

Linkedin permet ainsi aux recruteurs de s’informer sur leurs domaines, de réaliser une veille concurrentielle et de trouver la perle rare en attirant des profils différents. Mais cet outil nécessite un investissement certain, afin de se construire un réseau fiable et une marque employeur impactante. De nombreux outils sont proposés par l’interface afin de faciliter le recrutement.

Voir aussi

Pour les candidats, il est important de bien travailler son profil mais aussi ses interactions avec les autres membres du réseau. Son activité sur Linkedin doit ainsi être cohérente avec la posture adoptée.

79% des recruteurs déclarent passer par LinkedIn pour voir les profils des candidats et recruter.

Du buzz pour attirer l’œil

Ceux qui fréquentent Linkedin ont forcément le souvenir d’un CV aussi original que percutant entraperçu sur le réseau, même s’ils ne sont pas des professionnels du recrutement. Sur le mode d’un journal sportif factice pour décrocher une alternance dans le domaine du marketing du sport, format « borne de commande » d’un fastfood afin d’obtenir un entretien pour un emploi dans la communication : ces posts qui peuvent susciter plusieurs milliers de réactions permettent souvent à leurs auteurs de se faire repérer par l’employeur convoité.

L’apprentissage, des solutions à explorer

Après une année 2019 record pour l’apprentissage, la crise de la COVID-19 a eu un fort impact : 25 000 apprentis ont dû cesser leur travail, placés en chômage partiel, entre le mois de mars et le mois de juin, selon l’Institut supérieur des métiers et la Maaf. Mais la rentrée 2020, portée par le plan d’aide lancé par le gouvernement en juillet dernier, n’a pas été le théâtre tant redouté d’un gel des embauches en apprentissage des plus petites entreprises. S’il est trop tôt pour connaître les chiffres précis, les premières tendances dessinent une situation au pire stationnaire par rapport à 2019, au mieux en amélioration.

Michel Boulant. Président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de la Marne.

« Pour recruter un jeune en alternance, il faut bien anticiper sa démarche. Les contrats se mettent en place à la fin du cycle scolaire, les mois décisifs pour décider d’embaucher ou non un apprenti sont donc mars, avril et mai. Les entreprises se tournent alors avec les différents établissements scolaires – CFA, lycées pro, Maison des compagnons,… ; elles peuvent également contacter la CMA, il y a plusieurs portes d’entrée. Il faut bien comprendre que nous ne sommes pas dans une embauche classique : l’échange entre le jeune et le chef d’entreprise sur ce qu’est le métier, ses valeurs, est très important. On ne travaille pas sur un CV, on ne regarde pas des notes, c’est davantage le relationnel qui compte. »

Des aides et un accompagnement

Pour inciter les entreprises à recourir à l’apprentissage, l’État a lancé un plan d’aide en juillet dernier : une prime de 5 000 euros pour l’embauche d’un apprenti mineur, de 8 000 euros au-delà de 18 ans, du CAP à la licence pro. Le plan #1jeune1solution propose de nombreuses autres mesures pour accompagner les entreprises. Outre les aides financières, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de la Marne propose différentes solutions d’accompagnement, à l’intention des jeunes comme des entreprises. Le Centre d’Aide à la Décision guide notamment les professionnels dans leur démarche pour signer un contrat en apprentissage.

Eddy Cossenet. Entreprise E.Cossenet, Chauffage & Plomberie

« Nous sommes en recrutement depuis des années, pour différents postes mais nous avons de moins en moins de candidats. Trois raisons à cela, la première est la dévalorisation des métiers manuels, la deuxième est un problème sociétal général : l’envie de se mettre au travail ; et enfin, un problème d’orientation scolaire. La solution pour nous est clairement l’apprentissage qui permet de découvrir nos métiers et offre de belles perspectives de carrière. Les entreprises ont aussi leur part de responsabilité quand elles n’accueillent pas ou plus les jeunes. C’est pourtant la solution à nos problèmes de recrutement : la formation. Il faut accueillir des alternants dans nos structures et valoriser nos métiers, intéresser les jeunes. De leur côté, ils doivent aussi nous prouver leur motivation. Quand on voit l’éclat dans leur regard, la joie, l’envie d’apprendre, on sait que de beaux projets seront possibles. Certains peuvent entrer à 15 ans et au bout de quelques années s’installer et devenir chef d’entreprise. Ce sont de vraies carrières que nous leur proposons. Il y a aussi de la place pour les reconversions professionnelles, à partir du moment où il y a une vraie envie. C’est un travail avec une grande diversité, dans un secteur peu touché par la crise actuelle, mais qui nécessite de la formation et surtout une réelle motivation. »

Plomberie-chauffage : un secteur qui recrute.

Découvrir les opportunités de l’alternance

Dès le collège, les élèves sont maintenant sensibilisés à l’apprentissage. Un gros travail est mené depuis plusieurs années maintenant pour réhabiliter une filière, encore trop souvent considérée comme un second choix. Étonnant puisqu’il suffit de jeter un œil sur les chiffres pour constater qu’elle est plutôt une filière synonyme de réussite.

Pour mieux connaître le fonctionnement de l’apprentissage, il ne faut pas hésiter à se rendre sur les évènements organisés notamment par la Chambre des Métiers et de l’Artisanat. Pour pallier l’annulation du Village des Métiers qui devait se tenir à l’occasion de la Foire de Châlons, un évènement va être organisé en octobre prochain au Mess des Entrepreneurs à Châlons-en-Champagne. L’occasion de rencontrer des entreprises, mais aussi des jeunes déjà engagés dans le cursus et qui sauront, mieux que quiconque, parler de leur quotidien d’alternant. La CMA organise régulièrement ce type de rencontres, ainsi que des jobdating pour aider les jeunes à trouver des entreprises prêtes à les accueillir.

La question de la reconversion

Changer d’environnement professionnel pour être plus en phase avec soi-même.

Le confinement a été l’occasion pour certains d’entre nous de se questionner sur son emploi. Bouleversement des conditions de travail, interrogation sur le sens du métier exercé, cette période a fait naître des envies de reconversion. Mais entre l’envie et le passage à l’acte, il y a un pas. Et même un grand pas. La reprise du quotidien a remisé les aspirations les plus légères, mais les prises de conscience profondes sont restées. Comme tous les projets, celui d’une reconversion se réfléchit et s’anticipe. Il est important de faire le point avec des professionnels, d’échanger avec ceux qui se sont lancés, que ce soit pour changer de secteur, pour entamer une nouvelle formation ou pour se lancer dans l’entrepreneuriat.  La crise actuelle peut voir éclore des opportunités, avec, en premier plan, celle de revoir ses priorités et de trouver un emploi qui ait du sens pour nous. 

La Vie professionnelle des poupées russes : petit guide impertinent de la reconversion

« À force de vouloir rentrer dans un moule, on finit par devenir tarte ! » : Vous avez déjà eu envie de tout plaquer pour élever des chèvres dans le Larzac ? Vous ne supportez plus votre voisin de bureau ? Vous souhaitez changer le monde (ou tout simplement de métier), sans savoir comment vous y prendre ? En réalité, vous êtes juste une poupée russe : une seule et même personne, mais avec des milliers de possibilités et d’envies à exploiter.

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