Vous lisez actuellement
Décorer sa tanière
Sombre Clair

Décorer sa tanière

Julie Simon

Voilà des années que l’on nous parle de la notion de l’ « habitat-cocon », mais 2020 n’aura jamais aussi bien illustré ce propos. Et comme cela risque de se prolonger encore un peu, c’est le moment de chouchouter notre nid pour être fin prêt pour l’hiver.

Obligés durant des semaines de rester chez soi, nous avons tous redécouvert notre habitat, ses points forts et ses points faibles. Ce brusque changement de vie quotidienne a révélé les limites de notre maison, de notre appartement. C’est parfois le manque d’un extérieur qui nous a sauté aux yeux, ou l’absence d’un lieu bien défini pour travailler ou pour faire du sport. Quelles que soient les failles détectées, il est temps aujourd’hui de trouver des solutions afin de mieux vivre chez soi.

L’automne s’installe, l’hiver approche : il est temps de soigner son habitat.

Un petit coin de verdure

Deux équipes se sont rapidement constituées durant les premières semaines de confinement, la météo clémente aidant à cette dichotomie : ceux qui avaient un extérieur – un jardin, une terrasse, un balcon, et ceux qui n’en avaient pas. Un regard sur les réseaux sociaux suffisait pour les identifier : les premiers postaient des photos de barbecue, de transat et de jardinage, les seconds leurs installations de fortune près des fenêtres pour voler quelques rayons de soleil. 

Rien d’étonnant à ce que les recherches de maisons ou d’appartements avec un extérieur aient grimpé en flèche ces derniers mois. D’après l’enquête réalisée par l’Observatoire du Moral Immobilier de SeLoger, la présence d’un extérieur dans leur futur logement constitue désormais un critère essentiel pour 14 % des acquéreurs. L’idée n’étant pas d’investir dans des propriétés immenses mais de pouvoir bénéficier d’un petit coin de verdure bien à soi.

Le temps de l’exode urbain ?

Ces semaines n’ont pas été vécues de la même façon avec ou sans jardin, mais aussi en fonction de notre lieu même d’habitation. On a pu redécouvrir sa ville sous un visage inédit mais cela manquait peut-être un peu de diversité. À la campagne, par contre, il était facilement possible de se promener ou de pratiquer une activité physique sans enfreindre les règles énoncées. La volonté de changer de cadre de vie a semble-t-il poussé de nombreux citadins à regarder avec un œil neuf les communes rurales pour un déménagement définitif ou pour l’acquisition d’une résidence secondaire.

Quitter Paris ? De plus en plus d’habitants de la capitale y songent.

Quitter Paris ?

Une question que se pose semble-t-il de plus en plus de Parisiens, dont la journaliste Valérie Bauhain. Mais ce déménagement loin de la capitale n’est pas sans apporter doutes et peurs. Elle va alors chercher des témoignages qui pourraient lui donner l’impulsion de partir. De ses recherches est né le podcast « Ciao Paris » en juin 2020 : un programme contenant conseils, témoignages et échanges pour les futurs ex-Parisiens encore un peu réticents. Et s’il n’est jamais facile de quitter sa ville d’origine ou de cœur, il semble que le passage à l’acte soit encore plus difficile pour les habitants de la capitale. Pourtant, ils sont nombreux à envisager de s’éloigner de Paris pour retrouver une qualité de vie différente. Corse d’origine, Valérie Bauhain réfléchit son rêve d’une vie au vert après 20 ans en région parisienne en récoltant les expériences de ceux qui ont franchi le cap. Au fil des interviews, on découvre des changements de vie inspirants, des parcours étonnants et surtout beaucoup de matière pour penser son propre projet. Un podcast à faire écouter à vos amis parisiens qui repartent de leur week-end en Champagne avec un brin de nostalgie.

Des espaces plus grands 

Adapter sa maison à son mode de vie pour davantage de confort et de sérénité au quotidien.

Autre tendance à noter : nous voulons habiter dans des espaces toujours plus grands. La faute à la promiscuité forcée en mars et avril ? Certainement, mais c’est surtout la répartition de l’espace qui a semblé poser problème. Quelle que soit la composition de la famille, on a plutôt tendance, en temps normal, à se croiser au sein du logement : entre le travail de chacun, l’école des enfants, les loisirs et les sorties du week-end, il n’y a guère que durant les dimanches après-midis pluvieux que l’on risque de se marcher les uns sur les autres. L’année 2020 a rebattu les cartes et a révélé de nouveaux besoins : dans l’idéal, notre habitat, en plus des pièces habituelles, devrait maintenant disposer au minimum d’un vrai espace de travail et d’un espace pour pratiquer une activité physique. Ce qui est finalement important, c’est que chaque membre de la famille puisse trouver un espace privé au sein du foyer. Déménager pour une maison plus grande est une possibilité, mais d’autres opteront pour une réorganisation de leur habitation. Modification de la structure, de la répartition et/ou des fonctions de chaque pièce : en étant davantage à l’écoute de son mode de vie, on se construit un logement qui nous ressemble.

Laurence Geoffroy – LGA.

« Nous avons connu un pic d’activité dès le 11 mai, avec beaucoup de demandes de personnes qui souhaitaient bouger, mais cela résultait surtout de dossiers bloqués durant les 2 mois du confinement. Nous avons eu quelques dossiers de Parisiens qui souhaitaient s’installer dans la région pour le cadre de vie, mais il n’y a pas eu de gros mouvement pour le moment. Ceux qui ont décidé de venir s’installer ont par contre un point commun : ils souhaitent une maison, ou un appartement mais avec une terrasse ou un balcon, l’extérieur est un critère primordial. Le cadre de vie est devenu plus important, peut-être en lien avec le confinement et la crainte d’un reconfinement. Nous ne sommes plus dans le « métro-boulot-dodo », les gens veulent se sentir bien chez eux, dans leur logement, dans leur quartier. Il n’y a pas eu forcément de hausse des demandes vers la campagne, mais plutôt des demandes pour des logements en ville, à proximité des services, des commerces, des écoles, et dans des secteurs calmes. La clientèle internationale est quant à elle davantage à la recherche de meublés de qualité, ce qui est très répandu aux États-Unis par exemple. L’accompagnement à la mobilité que nous proposons facilite l’installation des particuliers, c’est aussi un argument pour les entreprises qui souhaitent aider leurs collaborateurs. Et si elles cotisent au FNAL (Fonds National d’Aide au Logement), les salariés peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d’aides financières pour leur mobilité. »

Des logements mieux équipés

L’habitat « cocon », toujours plus au centre des préoccupations des Français.

Disposer d’une machine à pain, d’une yaourtière et d’un robot à pâtisser a représenté un avantage considérable durant le confinement. Pour certains, le constat d’un manque d’équipement de sa maison fut flagrant et assez handicapant : étonnant aussi lorsque l’on constatait que certains grands chefs ne disposaient que de peu d’équipement pour cuisiner chez eux et que, eux aussi, faisaient finalement avec les « moyens du bord ». Avec le recul, sans céder à une surconsommation d’appareils électroménagers dont nous ne nous servirions que quelques jours, les ménages français ont décidé de s’équiper pour ne plus être pris au dépourvu. 

L’accès Internet haut débit,
le Graal pour 53 % des futurs acquéreurs.

Et l’équipement par excellence, le critère essentiel de la recherche immobilière pour plus de la moitié des acquéreurs est, sans surprise, l’accès à Internet. La qualité de la connexion, le raccordement à la fibre optique représentent, pour 53 % des personnes interrogées, une priorité. Télétravail, école à distance, apéro-zoom, marathon de séries, jeux vidéo en ligne : l’accès au haut-débit est, pour beaucoup, une simple question de survie. L’espace, l’orientation de la maison, l’agencement des pièces, la proximité de commerces, d’écoles, tout ceci est très important… mais pas autant que de pouvoir tous se connecter sans contrainte.

La fin du « métro-boulot-dodo »

Depuis plusieurs années maintenant, on parle de notre logement comme d’un cocon, d’une tanière au cœur de laquelle on veut se sentir bien. Après ces derniers mois particuliers, la valeur refuge du domicile s’est réaffirmée avec encore plus de force. Et même si l’envie furieuse nous a pris de fuir ces 4 murs derrière lesquels nous avons été obligés de rester enfermés, notre regard sur notre petit chez-nous a changé. 

Il n’est plus seulement l’endroit où l’on va dormir et profiter de ses amis le week-end. Il se doit aujourd’hui d’être également un lieu où il est possible de travailler, de faire du sport ou encore d’animer une journée d’école à distance. On va ainsi rechercher à la fois une maison, un appartement douillet, accueillant, mais aussi modulable et capable d’héberger toutes les facettes de notre vie. On a bien compris le risque existant de devoir à nouveau rester, ne serait-ce que quelques jours chez nous, autant nous y sentir le mieux possible.

Quelles tendances pour cet automne-hiver ? 

Mieux agencé, mieux équipé, il est temps aujourd’hui d’apporter à nos intérieurs un petit rafraîchissement pour nous donner envie de nous y lover tout l’hiver. Plusieurs tendances se dessinent pour cet automne-hiver 2020-2021. La nature est tout d’abord au cœur des préoccupations avec des couleurs, des matières rappelant sans cesse notre attachement à notre environnement.

Les tendances déco de l’automne-hiver donnent envie de tout changer chez soi.

La décoration se veut également plus épurée, moins chargée, avec une envie d’aller à l’essentiel. Le slow-design est plus que jamais à l’ordre du jour, avec une attention particulière apportée au recyclage, à l’upcycling, aux achats raisonnés. L’artisanat est de plus en plus plébiscité, avec une recherche accrue d’authenticité. 

C’est ce que l’on retrouve dans ce que l’on nomme le style « scandicraft ». On pourrait définir ce dernier comme la rencontre entre la fameuse tendance scandinave et l’esprit « craft ». Il s’agit donc d’un savant mix entre les lignes douces et simples, et des pièces brutes à fibre artisanale. Univers vintage, ethnique, prédominance des matières naturelles : un décor tout en douceur, qui reflète notre personnalité et convient idéalement à nos modes de vie.

Tout en douceur

Quelles seront les matières « stars » des mois à venir ? Sans surprise, les heureuses élues sont celles qui vont pouvoir nous réchauffer et nous réconforter. Au premier rang, on trouve la laine bouclée. Déjà très présente dans notre garde-robe depuis plusieurs saisons, cette matière duveteuse qui rappelle les peaux de mouton investit nos intérieurs. Elle s’obtient par des fils bouclés ou par des fils assemblés de façon irrégulière, d’où son aspect épais et frisé. Son look molletonneux confère immédiatement un petit côté cosy à notre décoration. Fauteuils, canapés, assises en général : elle habille et sublime le mobilier, comme une vraie invitation à s’installer pour dévorer un bon livre ou profiter d’une bonne sieste réparatrice. Elle s’inscrit pleinement dans la tendance des matières naturelles, qui s’impose une nouvelle fois cette saison. Pour une association facile et efficace, on opte pour le bois ou le rotin. La laine bouclée se retrouve également sur les plaids, les tapis ou les coussins, pour profiter encore davantage de cette matière douce et sensorielle et contrer la chute des températures.

Le velours résiste

Détesté ou adoré, le velours ne laisse personne indifférent.

Si son retour en a laissé plus d’un sceptique, le velours s’affirme bien depuis plusieurs années, il est même aujourd’hui en passe de devenir un indémodable de la décoration. Pourquoi séduit-il autant ? Parce qu’il allie le chic et le réconfort, qu’il est beau à admirer et aussi, pour ceux qui ne souffrent pas de « trichophobie » (la phobie de toucher certaines étoffes dont le velours, la soie ou encore la fourrure), à caresser. On le retrouve sur les différentes assises, fauteuils, canapés, pour un salon plus cocooning que jamais, mais aussi sur les poufs, plaids et coussins. Il habille tout autant le mobilier que les textiles pour apporter une touche d’élégance à notre décoration. Cette matière noble se marie très bien avec la soie ou le lin. Côté couleurs, on retrouve le jaune curry mais aussi le rose poudré et le gris perlé. Le « Classic bleu », élu couleur de l’année 2020 par Pantone est aussi très apprécié. Niveau texture, on note le retour en force du velours côtelé qui est passé de « vieillot » à tendance en l’espace de quelques années. Un peu frileux à l’idée de vous lancer dans le total look velours ? On commence par de petites touches – coussins, plaids, poufs, –  qui donneront tout de suite du style à votre intérieur.

Voir la vie en vert

C’est la couleur annoncée comme celle de notre automne-hiver 2020-2021 par les experts. Le vert se décline en différentes teintes et permet de multiples reflets. Vert sauge, vert forêt, vert foncé, amande, pastel… il s’impose sur les murs, les textiles, les meubles et les éléments de décoration. Et si l’on devait choisir une nuance de vert, ce serait le kaki, pour la touche végétale qu’il apporte avec style. 

Le vert prédomine dans les tendances couleur de cet automne-hiver.

Salué par Pantone, le bleu reste toujours aussi apprécié, avec une préférence aujourd’hui pour les teintes plus soutenues, comme le bleu marine ou le bleu canard. Aux côtés de ces deux couleurs très prisées, on trouve des teintes plus en nuances, avec des nudes, du rose ou du pêche. Et toujours dans la tendance « nature », la couleur terracotta tire son épingle du jeu.

Des podcasts spécial déco

À écouter au volant, en courant, en marchant ou tranquillement posé sur son canapé, les podcasts dédiés à la décoration nous inspirent et nous interpellent. Premier exemple, dans « Où est le beau ? » tous les jeudis, Hélène Aguilar reçoit une personnalité créative inspirante – designer, artiste, artisan d’art, décorateur… qui crée le Beau. En suivant « Bien à toit » créé par Mathidle Dartois, styliste d’intérieur et décoratrice et la journaliste Astrid Verdun, on explore la relation entre psychologie et décoration pour comprendre le lien que nous entretenons avec notre logement. Enfin, dans l’émission « Le Chantier », Anne Ponty, reçoit particuliers, décorateurs, entrepreneurs, architectes pour des conseils concrets pour mener à bien des travaux de rénovation.

Plus de rondeur pour plus de douceur et de volupté.

Des formes arrondies
pour le mobilier

Toujours dans une recherche de douceur et d’ambiance cocooning, les courbes de notre mobilier vont adoucir les volumes. Les angles droits, saillants, ont laissé place à des lignes arrondies pour des formes plus sensuelles et enveloppantes. Cette tendance « décoration bombée » s’étend au-delà du mobilier, avec notamment des luminaires boules. Les meubles de rangement se démarquent également. Finies les façades lisses et classiques, place aux propositions travaillées pour plus d’originalité. Les portes des buffets sont ainsi sculptées, parées de figures géométriques ultra graphiques, de tissages pour un objectif : apporter du relief, avec un vrai parti pris déco. Autre tendance qui perdure encore cette année : l’exposition. On opte ainsi pour des vitrines, des meubles ajourés afin d’exposer nos objets fétiches. Vaisselles, verres, éléments de déco, livres, … dans un esprit « cabinet de curiosités », on apporte une identité forte à notre intérieur.

Le Face Line Art à l’honneur

La décoration présentant des visages humains était déjà bien présente en 2020, pour cette nouvelle saison elle revient dans une version minimaliste. Le Face Line Art est l’art de représenter des visages et des personnes à partir de quelques traits très simples. Cette tendance se retrouve sur les éléments de décoration – vases, coussins – et également sur des affiches murales.

Les matières naturelles toujours plus présentes

Bonne nouvelle pour celles et ceux qui avaient laissé le rotin, le jonc ou le cannage investir leur intérieur : l’engouement pour ces matières naturelles est toujours là ! On retrouve aussi du béton, du marbre ou encore du bois ; mais celui-ci se décline cette année en teintes claires. On y associe des végétaux, beaucoup de végétaux pour rester dans la tendance nature. Pour le linge de maison, on continue sur notre lancée avec des matières comme le lin ou de la gaze de coton. 

Rotin, jonc ou cannage : les matières naturelles sont très présentes.

Pour les éléments de déco et la vaisselle, la céramique s’impose à nouveau cette année. Symbole d’un certain retour à l’authentique, elle se décline en pots, vases, pichets pour une déco toujours plus personnalisée.

La reprise du marché des artisans d’art de Reims

Ce sont 4 rendez-vous par an, avec près de 50 exposants, organisés aux Halles du Boulingrin. En 2019, 17 000 visiteurs étaient venus admirer les savoir-faire exceptionnels des artistes et artisans d’art de la région. Le calendrier a été chahuté en 2020, mais le marché a fait son grand retour le 20 septembre dernier, pour le plus grand plaisir des amateurs et des exposants. Prochaine date à retenir : le 15 novembre. Une bonne occasion d’anticiper les cadeaux pour Noël en optant pour des présents porteurs de sens.

Une décoration « responsable »

Rénovation, upcycling… on fait revivre nos “vieux” meubles.

Le phénomène de la slow-déco prend de l’ampleur. Si le terme devient peu à peu familier aussi dans le domaine de la décoration d’intérieur, il a tout d’abord été lancé pour décrire un mode de consommation alimentaire. L’idée était de nous inciter à retrouver le goût des vrais aliments et à nous questionner sur la qualité des produits que nous ingurgitions. Puis, peu à peu, ce terme a gagné différents domaines de notre quotidien : les cosmétiques, la mode, les voyages, le travail, et … la décoration. 

La slow-décoration rassemble plusieurs notions et notamment en premier lieu le fait de ne pas sur-consommer. Intérieur minimaliste, épuré, l’idée va être de ne pas surcharger en accessoires inutiles achetés de façon impulsive mais au contraire de bien penser chaque investissement. Lorsque la décision est prise d’acheter ou de rénover, on va ici s’intéresser aux côtés éthique et écologique dans le choix des matériaux (bois issu de forêts éco-gérées, produits biologiques sans pesticide, sans matière nocive pour la nature, peintures sans solvant…) et des techniques employées. Respect de la nature, mais aussi des conditions de travail, la consommation responsable est au cœur de cette tendance.

Récupération et upcycling

Plutôt que d’acheter du neuf, le premier réflexe en slow-décoration va être de réutiliser des objets. On peut le transformer, détourner son utilisation première ou même le confier à des personnes spécialisées en « upcycling » ou surcyclage. Il s’agit ici de transformer un objet, un meuble qui, à l’issue du processus, aura davantage de valeur. Direction brocantes, vide-greniers, sites spécialisés, Emmaüs pour fouiller et trouver des trésors qui ne demandent qu’à être révélés. Pour les remettre au goût du jour, on suit les tutos si on se sent inspiré ou on contacte les professionnels qui sauront conseiller et magnifier toutes nos trouvailles.

On chine pour trouver des pièces uniques, pour une décoration authentique.

Matières naturelles et objets uniques

Deux tendances qui se recoupent parfaitement : la slow-décoration et l’utilisation de matière naturelle. Bois brut, terre cuite, faïence, marbre, pierre, céramique : dans toutes les pièces de la maison, on apporte cette petite touche « nature ». On privilégie le lin, la laine, le coton pour les textiles de la maison et le papier pour les luminaires. 

Le DoItYourself est aussi toujours très prisé à condition de maîtriser quelques techniques. Pour ceux qui ne se sentent pas inspirés, on se tourne vers les artisans d’art pour intégrer à son décor des pièces uniques ou en toutes petites séries.

Christel Dubois – Osez Décorer.

« Dans ce contexte particulier, les gens souhaitent revisiter complètement leur intérieur, et surtout disposer d’espaces totalement modulables : tout doit être flexible, un logement doit pouvoir abriter un bureau, un coin école, un endroit pour une activité physique… Ils veulent se sentir de mieux en mieux chez eux, que leur maison, leur appartement soit parfaitement adapté à leurs besoins. On sent aussi un changement de mode de consommation : on va privilégier le local, les achats écoresponsables, l’artisanat, pour les peintures, on va choisir des produits écologiques, sans solvant. Cela accompagne la tendance de la “slow-décoration” ou le “slow-design” : il s’agit d’un mouvement que l’on a vu naître il y a 15 ou 20 ans et qui tend à utiliser le moins de choses possible, afin de diminuer la surconsommation reposant sur des valeurs écologiques. Les tendances de cet automne-hiver 2021 sont dans cette optique : les couleurs comme les matières rappellent un environnement très nature. Pour les teintes, nous ne sommes plus sur des pastels, mais plutôt sur toute une palette de “nude” que l’on va associer à des couleurs franches, très saturées. Le vert reste présent, comme les coloris terracotta ; brique, ou rouille. Pour les matières, le gros carton c’est la laine bouclée déclinée qui va vous faire adorer l’hiver, mais on retrouve aussi tous les tressages naturels : la paille, le rotin, le cannage, … Pour les sols, pas de révolution mais plutôt une évolution, avec toujours des grands formats de carrelage et plus de décors et de détails pour se démarquer, le zellige aussi, faïence marocaine “fait main” et déclinée dans de nombreuses couleurs a le vent en poupe pour nos crédences de cuisine et salle de bain ; quant au papier peint, il est toujours dans la tendance, avec un gros coup de cœur pour les panoramiques aux multiples motifs qui permettent de changer du tout au tout l’ambiance d’une pièce. »

Le papier peint panoramique pour un effet incomparable, ici au restaurant « La Table des Halles » à Reims – Osez Décorer. Crédit photo : Alexis Attimont .

Entre nature et ultra-connexion

La forte demande en matières naturelles pour la décoration et l’aménagement de la maison peut-elle cohabiter avec les opportunités de plus en plus présentes de connexion ? Pour les amateurs de nouvelles technologies, cela ne fait aucun doute. Facilitant le quotidien, permettant de réaliser des économies d’énergie et de sécuriser les habitations, les solutions domotiques sont nombreuses et s’adaptent à nos modes de vie actuels.

Prêt à troquer votre canapé préféré avec un modèle ultra connecté ?

Lancement du 1er canapé connecté made in France

Dernier né de la gamme Miliboo Connected®, le canapé connecté « smart sofa » a remporté le prix de l’innovation au CES 2019. Pensé comme un home cinéma 4D, il fait vivre pour la première fois une expérience sensorielle totalement immersive aux usagers, grâce notamment à un système de vibration interactif de l’assise, un système son embarqué et un éclairage LED. Le smart sofa intègre des assistants vocaux et grâce une application accessible en libre téléchargement, l’utilisateur peut également piloter l’intégralité de sa maison.

Voir aussi

Travailler à la maison

En mars, ceux qui ont été obligés de travailler depuis leur domicile ont improvisé. Réquisition d’une partie du salon, installation de fortune dans la chambre, partage de la table de la cuisine ou de la salle à manger avec les enfants et leurs devoirs à distance : il a fallu s’adapter. 

Une première expérience de télétravail durant le confinement pour beaucoup de français.

Mais si aujourd’hui, télétravailler doit être un mode fonctionnement pérenne, il convient de se créer un bureau digne de ce nom. Vous avez une pièce qu’il vous est possible de transformer en lieu de travail à part entière ? Vous êtes chanceux, c’est l’idéal lorsque l’on travaille à domicile. Avoir un espace totalement dédié à son métier permet de mieux couper vie privée/ vie professionnelle, ce qui est le premier écueil du télétravail. Votre environnement pro ne devrait ainsi pas empiéter sur le perso : une fois la porte fermée, vous êtes au boulot, une bonne façon aussi de mettre une distance avec les autres habitants de la maison, qui ont parfois du mal à intégrer le fait que vous ne soyez pas disponible. Il suffira alors d’équiper votre pièce avec tout le nécessaire – bureau, assise de qualité, rangements, et de penser la décoration en fonction de la nature de votre travail. 

Installer un petit coin bureau

Pas de pièce disponible pour installer votre bureau ? Il va falloir faire preuve d’imagination et d’ingéniosité mais des solutions existent. Il faut tout d’abord choisir une pièce qui peut vous accueillir. Elle doit disposer de suffisamment de place, être calme et si possible pas trop passante la journée. 

Prendre le temps de s’installer un vrai coin bureau agréable et ergonomique.

On peut ainsi tout à fait dédier une partie de sa chambre à son travail. Il existe en effet aujourd’hui de nombreuses solutions de cloisonnement partiel. Claustras de bois, verrière d’atelier, bibliothèque ouverte : en fonction de l’agencement, de la place disponible et du style, on aménage un coin travail qui n’empiétera pas sur le coin « nuit ». Seule contrainte : le rangement du bureau. Si vous êtes plutôt ordonné, pas de souci, si vous êtes plutôt du genre à avoir besoin d’avoir tout sous la main pour travailler, il va falloir adopter une nouvelle discipline. Parce que, dormir avec la vue sur tous vos dossiers étalés risque de perturber votre sommeil. 

Impossible d’investir votre chambre ? On étudie alors d’autres endroits et pourquoi pas occuper l’espace disponible sous un escalier ? Grâce à un aménagement bien pensé et quelques accessoires, on optimise la place souvent perdue et on s’installe un bureau discret et opérationnel.

Les meubles fermés permettent d’isoler son bureau en dehors des heures de travail.

Un bureau discret

Le seul endroit possible reste votre salon/salle-à-manger ? Là encore, il existe de nombreuses solutions pour aménager un coin confortable sans pour autant briser l’harmonie de votre pièce. 

On peut faire le choix d’un bureau-étagère qui s’intégrera parfaitement dans votre intérieur en mixant objets de travail, éléments de décoration et quelques plantes vertes. Il existe également des meubles qui peuvent se fermer entièrement afin de se faire totalement oublier en dehors des heures d’utilisation.

De la même façon, il est tout à fait possible d’intégrer votre bureau dans un placard du salon. L’avantage : pas besoin de tout ranger le soir et vous disposez aussi de portes pour décider de fermer.

Définir une ambiance de travail

Une fois l’endroit choisi et aménagé, il est important de lui apporter la petite touche déco qui va favoriser notre bien-être au travail. Des couleurs qui apaisent ou qui stimulent, un éclairage suffisant, de la verdure, des éléments de décoration : tout doit être pensé pour nous permettre de nous sentir bien dans cet espace.

Deux à télétravailler ? On s’aménage deux espaces distincts pour une meilleure cohabitation.

L’ergonomie est également très importante. On suit les recommandations sur les postures, la hauteur de son écran, la position du clavier, de la souris : tout ceci doit être étudié afin de pouvoir travailler dans les meilleures conditions. Le choix de l’assise est primordial. Plusieurs éléments sont à prendre en compte : le type d’activité exercée et le temps passé sur son bureau, mais aussi l’assise – forme, profondeur, confort – les accoudoirs… Le pied doit aussi être étudié avec soin. Il existe en effet plusieurs types de pieds : à roulettes ou fixes. Il faut donc avant tout se poser la question : aurons-nous besoin de mouvement, ou pratiquons-nous plutôt une activité qui nécessitera d’être ancrée dans le sol, comme le dessin par exemple ? 

Et quand on est deux à travailler à la maison ? Si on bosse ensemble, on s’aménage un bureau commun mais si les activités ne sont pas les mêmes, l’idéal est encore d’investir chacun un endroit de la maison. On évite ainsi les conflits liés au rythme de travail, à l’environnement (musique de fond vs silence absolu, fort volume sonore au téléphone, etc.) et on se retrouve dans la cuisine pour les pauses.

Travailler ses locaux professionnels

Certains professionnels l’oublient, mais la décoration est un élément capital de l’identité d’une entreprise. Elle permet de donner une certaine atmosphère aux locaux mais pas seulement : « Les clients, les patients doivent se sentir rassurés, être en confiance dès qu’ils passent la porte ; c’est encore plus vrai pour les professions du médical et du paramédical, explique Christel Dubois. La décoration va permettre de créer une ambiance particulière, avec une petite idée de séduction. Tous les secteurs professionnels sont concernés ; pour mes dernières réalisations, que ce soit le restaurant “La Table des Halles”, l’agence immobilière “L’agence” ou encore “l’Institut Coryse”, si les domaines d’activité sont différents, les motivations sont les mêmes : créer un décor où l’on a envie d’entrer, où l’on se sente bien, qui va être le reflet de la personnalité du professionnel. »

La décoration permet de marquer l’identité d’une entreprise – Institut Coryse – Osez Décorer. Crédit photo : Alexis Attimont.

Une décoration réussie va tout de suite marquer les esprits et apporter une vraie différenciation par rapport aux concurrents. Elle va aussi permettre aux visiteurs de se sentir bien, pleinement accueillie et va projeter l’image d’un professionnel qui a envie de prendre soin de ses clients.

La déco comme partie intégrante du bien-être au travail

Il n’y a pas que les clients qui sont sensibles à l’atmosphère du lieu. La décoration des espaces professionnels fait partie intégrante de la qualité de vie au travail. Elle va permettre de se différencier, d’affirmer une marque employeur et d’offrir un cadre de travail agréable propice à la créativité et à la productivité. Adieu, murs gris, moquette grise, les chefs d’entreprise, accompagnés par des experts en aménagement et décoration pensent couleurs, forme du mobilier, ergonomie des bureaux, circulation des collaborateurs. Selon Actineo, l’Observatoire de la qualité de vie au bureau, 9 salariés sur 10 se disent davantage productifs et créatifs lorsque leurs bureaux sont bien aménagés.

Faire appel à des professionnels

Les experts de la décoration d’intérieur prennent en charge les projets de particuliers et des professionnels.

S’offrir les services d’un décorateur ou d’une décoratrice d’intérieur n’est pas réservé qu’au projet relevant d’un certain budget. Il existe aujourd’hui toute une panoplie de prestations – allant de la visite conseil à la supervision totale du chantier – qui s’adapte à toutes les enveloppes budgétaires. Faire appel à un professionnel permet évidemment d’obtenir des conseils judicieux mais surtout de bénéficier d’un regard d’expert, attentif aux dernières innovations et disposant d’un réseau de professionnels locaux fiables. On gagne en temps, en sérénité et on s’offre enfin un décor qui ne ressemble qu’à nous.

What's Your Reaction?
Top !
0
Wahou
0
J'aime
0
Hmm
0
C'est fou
0

News'mag © 2020. Réalisé par Hachetag - Agence de communication Reims

Retour en haut