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Commerce, le bout du tunnel
Sombre Clair

Commerce, le bout du tunnel

La réouverture des commerces dits « non essentiels » dès samedi dernier avec un protocole sanitaire strict est une délivrance. Les restaurateurs et bars sont eux « les deux genoux à terre ».

Arnaud Robinet, maire de Reims.
© AD – Ville de Reims.

Coiffeurs, libraires, cordonniers, magasins de jouets, soit une grande partie des 2 700 commerçants et artisans rémois ont remonté leurs stores et réouvert leurs portes, à la satisfaction d’une clientèle heureuse de retrouver ses habitudes.. Les 12 associations de commerçants s’en réjouissent. « Nous demandions les 4 week-ends avant Noël, nous les avons » explique, soulagé, Vincent Mansencal, le président des « Vitrines de Reims » (350 enseignes). « C’est le bout du tunnel » avec 30 à 40 % de baisse d’activité constatés en octobre. Pour autant, le retour de longues queues de clients avec une jauge de 8 m2/client dans les commerces de petite taille et des températures extérieures proches de zéro, le laisse dubitatif. La clientèle va-t-elle suivre ? « En tout cas, la gronde des commerçants a été bénéfique » fait-il valoir. 

Survie

Vincent Mansencal,
Président des « Vitrines de Reims »

Une lettre très argumentée a été déposée le 19/11 au préfet. Les restaurateurs demandent de toute urgence un rendez-vous avec l’Agence Régionale de Santé (ARS), pour qu’on leur donne les chiffres qui expliquent pourquoi leur profession est montrée du doigt. « Alors qu’aucun cluster ne s’est formé dans les hôtels-restaurants de France ». Ils ont même envisagé un temps de manifester dans la rue. « Ce n’est pas complètement écarté », soutient le président des « Vitrines ». L’incohérence de l’ouverture des restaurants d’entreprise face à la fermeture des restaurants de ville, jusqu’au 20/01 au mieux, ne passe pas. « On a les deux genoux à terre. Et nos fournisseurs avec » martèle Vincent Mansencal. En écho, le maire de Reims Arnaud Robinet a réagi dès les annonces du président de la République du 24 novembre : « L’échéance est lointaine et portera un coup fatal à nombre de professionnels qui verront s’effondrer le travail d’une vie. Je demande donc au Gouvernement d’envisager une réouverture plus rapide, quitte à leur imposer un protocole plus strict. » 

La 2e vague du confinement est en train de noyer ces professions, car nombreux sont ceux qui ne sont pas éligibles aux aides. « Celle de 1 500 € à 10 000 € intervient en décembre, donc beaucoup trop tard ! Et encore faut-il remplir tous les critères. Quid des 4 mois qui restent ? » déplore Vincent Mansencal. D’après lui, les remboursements de prêts, des PGE, Plan garanti par l’État congés payés des personnels, tous ces problèmes de trésorerie vont générer des faillites. Le prix à payer pour éviter un 3e confinement ?

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