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Se former pour se projeter
Sombre Clair

Se former pour se projeter

Les conditions d’enseignement ont été particulièrement bouleversées ces derniers mois. L’impact sur les modes d’apprentissage est multiple, que ce soit sur la formation initiale ou la formation professionnelle. 

Enseignement à la maison, en semi-distanciel, en visio… les modes d’apprentissage se sont réinventés en fonction de l’évolution de la crise sanitaire. Pour faire face aux différentes contraintes, il a fallu s’adapter et tester de nouveaux outils. Révélation pour certains, véritable calvaire pour d’autres, l’appréhension de la formation s’est transformée, avec des conséquences plus ou moins pérennes sur le système d’apprentissage français.

La crise sanitaire a eu des effets sur tous les aspects de notre vie, y compris les apprentissages.

La découverte de l’école à la maison

Lors du premier confinement, en mars dernier, beaucoup de parents ont pu tester l’école à la maison. Parfois en plus du télétravail, ils devaient assurer la continuité des apprentissages. Ils ont ainsi appris à décrypter ProNote ou tout autre outil utilisé par les écoles, collèges et lycées pour communiquer avec les élèves. Mais surtout, beaucoup d’entre nous ont pris conscience de la difficulté d’apprendre les maths, le français, l’anglais ou toute autre matière à nos chères têtes blondes. Une reconnaissance du travail et de l’investissement quotidien des enseignants, quels que soient les niveaux.

L’école à distance : de bons ou de mauvais souvenirs, en fonction des familles.

Il a aussi fallu s’organiser, notamment pour la mise à disposition du matériel informatique de la maison, et gérer les temps de travail et les temps de pause. 

Si le souvenir de cette période en fait frissonner plus d’un, les résultats d’une enquête menée par le service statistique du ministère de l’Education publiée en juillet 2020 ne sont pas si catastrophiques. Le document s’appuie sur sept enquêtes diligentées entre mars et mai auprès de parents, mais aussi d’élèves du second degré, de professeurs des écoles, de collège et de lycée, de directeurs et de chefs d’établissement ainsi que d’inspecteurs et de conseillers principaux d’éducation. Près de 100 000 personnes ont ainsi été sondées sur leur vécu de cette période dès la fin du confinement. 

Les premiers chiffres publiés se veulent rassurants sur les craintes de décrochage scolaire et de perte de repères : 77 % des enseignants du primaire et 68 % dans le secondaire estiment ainsi que leurs élèves ont appris de manière « satisfaisante » pendant la période. Du côté des parents, huit sur dix considèrent que les activités proposées pendant le confinement ont été « profitables » à leurs enfants.

Des enquêtes contradictoires

Cependant, cette enquête met surtout en exergue la problématique de l’apprentissage à la maison et des inégalités d’accompagnement. Les élèves expriment également leur manque de motivation : 37 % des collégiens et lycéens l’ont souvent ou très souvent éprouvé, 19 % indiquent avoir eu « souvent ou très souvent » du mal à s’organiser et 14 % disent avoir « rencontré des difficultés de compréhension des consignes ». Par ailleurs, si huit élèves sur dix n’ont pas manqué de matériel, 25 % ont été confrontés à des problèmes informatiques de manière « récurrente ».

Mesurer les impacts du confinement sur les enfants pour mieux penser les dispositifs à venir.

Elle est également remise en cause par un grand nombre de professionnels, notamment parce qu’elle ne s’appuie que sur du déclaratif ou encore parce qu’elle ne concerne que les collégiens et les lycéens, et non les élèves de primaire ; on peut imaginer que ce sont pourtant eux qui ont eu le plus besoin d’attention et d’accompagnement. D’autres sondages présentant des résultats beaucoup plus nuancés ont également été publiés depuis. 

Afin de donner la parole aux enfants et aux adolescents, Santé publique France a lancé en partenariat avec d’autres institutions, une grande recherche nationale sur la manière dont les enfants et les adolescents, âgés de 9 à 16 ans, ont vécu le confinement dans le contexte épidémique de la COVID-19 et les conséquences sur leur bien-être. Les résultats devraient être publiés dans le courant de l’année.

Une nouvelle rentrée masquée

Masques et gestes barrière au programme des écoles depuis de longs mois maintenant.

Port du masque, gestes barrières, distanciation sociale : les élèves français doivent se soumettre depuis plusieurs mois à un protocole sanitaire strict. Si ces consignes ont quelques effets positifs comme le très net recul de transmission de la gastroentérite ou de la grippe, beaucoup s’interrogent sur les conséquences à long terme sur les enfants et les adolescents, sur les apprentissages, comme sur la construction de leurs relations sociales.

Il semble également parfois difficile d’appliquer l’ensemble des consignes à la lettre dans tous les établissements, notamment à cause de l’infrastructure des locaux : « On se croise dans les couloirs, les escaliers, à la cantine, c’est difficile de respecter les distances dans les petits espaces, explique Lucas, collégien. Porter le masque, c’est aussi vraiment embêtant, surtout avec le froid, l’intérieur devient humide, c’est désagréable. Et puis, je ne peux pas le porter avec mes lunettes, j’ai tout essayé mais la buée revient tout le temps ! ».

La découverte de l’enseignement «hybride»

Pour une partie des lycéens, c’est l’adaptation à l’enseignement dit hybride, soit une partie en présentiel, une partie en distanciel, qui est en jeu. Une semaine sur deux, sur trois, un jour sur deux – les répartitions sont décidées par chaque établissement – les élèves suivent les cours à distance. Certains professeurs retransmettent leur leçon en vidéo en direct, d’autres envoient les informations par mail, charge aux lycéens de s’organiser pour récupérer les cours et être au niveau à la reprise en présentiel.

Un mode de fonctionnement difficile à appréhender pour les élèves comme pour les enseignants. La pédagogie n’étant pas la même lorsque l’on enseigne devant des lycéens ou à distance, les professeurs se heurtent alors à de réelles difficultés. Pour les élèves aussi, l’organisation n’est pas forcément facile, mais elle a au moins le mérite de les rendre plus autonomes : « Nous n’avons pas beaucoup de cours en direct lors des semaines en distanciel dans mon lycée, mais les profs font ce qu’ils peuvent, ce n’est simple pour personne, explique Nathan, lycéen. J’arrive à gérer, à récupérer les cours auprès de ceux qui sont en présentiel. C’est ma première année au lycée à Reims, j’aurais aimé pouvoir découvrir un peu plus la vie lycéenne, mais je pense que ça me manque moins qu’à ceux qui la connaissait déjà. »

Depuis début novembre, les deux tiers des lycées proposent un système hybride de cours en distanciel et de cours en présentiel.

L’adaptation à l’ordre du jour

La situation est bien entendu complexe pour tout le monde : élèves, corps enseignant, parents, mais chacun tente de s’adapter et de faire au mieux. « Je me suis habitué au port du masque, explique Nathan, ça ne me gêne pas plus que ça. Je ne me sens pas forcément stressé par la situation, ça fait maintenant partie du quotidien ». Pour Lucas, les fameux gestes barrière semblent bien intégrés : « Je prends l’habitude de tout ça, parfois quand je regarde un film, une série, pendant quelques secondes je me dis : “mais, ils n’ont pas de masques, ils sont trop près les uns des autres”, et je me rends compte ensuite que ce n’est pas la réalité. »

Le retour de l’école à la maison : un cauchemar pour un bon nombre de parents.

À l’heure où nous écrivons, un reconfinement, avec notamment la reprise de l’école à distance, est évoqué sans être confirmé. Le Premier ministre rappelait début janvier que pour lui, « Il faut vraiment que la situation sanitaire soit gravissime pour fermer les écoles, car nous savons que les conséquences, y compris sanitaires, de la fermeture des écoles sont absolument dramatiques. » 

Une situation redoutée autant par les parents, qui vont devoir à nouveau superviser les cours à la maison, que par le corps enseignant, qui devra passer en enseignement à distance, avec toutes les difficultés que cela implique.

La situation complexe des étudiants

Pour les étudiants, pas de système hybride, mais des cours à distance depuis des semaines. Quelques-uns d’entre eux, par groupe de 10 maximum, ont retrouvé les bancs de la fac, mais la très grande majorité sont connectés des journées entières à leur ordinateur. 

Depuis ces dernières semaines, beaucoup de voix s’élèvent pour alerter sur la situation très délicate de ces jeunes. Selon plusieurs études, notamment une enquête réalisée par l’Observatoire de la vie étudiante, un étudiant sur trois présente des signes de détresse psychologique liés à l’isolement et aux conditions de vie particulière. 

Plusieurs raisons sont évoquées avec, en premier lieu, la difficulté de suivre des cours à distance, de conserver sa motivation, sa concentration (dans certaines facs, le taux de connexion aux cours à distance est passé de 70 % à 30 %). Avec très peu de cours en présentiel en début d’année, la cohésion de groupe n’a pu se faire ; il est alors complexe d’échanger avec ses camarades de classe, de créer une émulation. Les étudiants de première année sont d’autant plus touchés qu’ils n’ont pas eu le temps d’intégrer les codes de la vie étudiante, la pédagogie et la façon de travailler.

Précarité et isolement

Ils sont 2,7 millions à attendre impatiemment de pouvoir à nouveau goûter aux joies de la vie étudiante.

La précarité de certains étudiants est également un sujet de préoccupation. Avec les confinements successifs, puis le couvre-feu, ils sont nombreux à avoir perdu leur job et donc leur seule source de revenus. Avec plus d’un jeune sur deux qui travaille pour financer sa formation, on imagine assez bien l’étendue du problème. Des aides d’urgence ont été débloquées, notamment celles versées par les CROUS, et le repas au resto U est passé à un euro pour les élèves boursiers. 20 000 emplois étudiants ont été créés en fin d’année dernière. Il s’agit de contrats de 10 heures par semaine pour lesquels des étudiants sont recrutés afin d’aider les décrocheurs et tout particulièrement les premières années. 

C’est aussi toute la « vie étudiante » avec toutes ses promesses qui est mise entre parenthèses. Les rencontres, les sorties, les fêtes, les découvertes, les échanges, cette vie au rythme frénétique qui va permettre de se construire, cette période si importante est aujourd’hui malmenée par la crise sanitaire. Mais des voix s’élèvent tout de même pour souligner les ressources de ces étudiants, leur capacité à s’adapter, se mobiliser et se réinventer.

Comment organiser l’enseignement à la maison ?

Personne ne le souhaite, mais si une fermeture des écoles devait se profiler, autant s’y préparer. L’expérience de l’année passée a mis en évidence quelques bons réflexes à adopter.

L’expérience de l’année passée permettrait de mieux appréhender une éventuelle fermeture des écoles.

Les enfants ayant besoin de repères temporels, la première chose à faire est d’établir un emploi du temps pour chaque journée, avec les temps de travail, mais aussi les temps de repos. On fixe aussi une durée de travail par matière, avec une petite pause entre chaque période.

Les enseignants conseillent de travailler le matin : c’est le moment de la journée où les fonctions cognitives sont les plus réceptives, ou juste après le déjeuner, mais d’arrêter devoirs et leçons à partir de 16 h. Enfin, il ne faut pas hésiter à alterner entre les parents – ou les ainés – pour le suivi des devoirs. 

Pour les étudiants, il est aussi conseillé de bien structurer ses journées et surtout de se mettre vraiment en mode « travail » en s’habillant et en occupant un vrai espace de travail. Mais le conseil primordial est de rester en contact avec son équipe enseignante, avec ses camarades de classe ou des associations. Même si cela peut paraître difficile, créer et garder le lien permet de mieux supporter cette période si particulière.

José Oliveira – Directeur de Campus Media School Reims.

« Au-delà de la mise en place de l’enseignement à distance, ce qui nous préoccupe davantage c’est l’essoufflement des apprenants mais aussi des intervenants. Le système en lui-même fonctionne, mais les intervenants se sentent un peu orphelins des échanges. Nous sommes très vigilants quant à cette situation.

Les intervenants nous informent s’ils remarquent qu’un jeune est en retrait, participe moins. Nous prenons régulièrement le pouls, en échangeant en direct avec les étudiants lors des cours ou grâce à un questionnaire conçu pour l’occasion. La trêve des fêtes a été bénéfique, mais nous restons très vigilants.

Grâce à l’investissement de chacun, nous faisons de cette période un challenge de chaque instant afin que Mediaschool Reims conserve toute l’efficience et le professionnalisme qui constituent son ADN ! »

Le Campus Média School Reims a investi de nouveaux locaux en septembre dernier, mais l’ensemble des cours est toujours dispensé en distanciel.

Bac 2021 : une année pleine d’incertitudes

Première année du nouveau bac, l’année 2021 s’annonçait déjà comme stressante pour les lycéens projetés dans l’inconnu. La crise sanitaire n’a fait qu’accroître ce sentiment. Si les évaluations communes de première et de terminale sont annulées, les épreuves de spécialités prévues en mars prochain sont pour le moment maintenues. Leur report fait l’objet de plusieurs pétitions en ligne. Mais ce qui inquiète encore davantage, c’est la parution, durant les vacances de Noël, d’une ordonnance permettant au ministère de l’Éducation nationale de modifier l’organisation des épreuves jusqu’au 1er mars.  « L’incertitude est particulièrement difficile à gérer, explique Anne, dont la fille Mathilde est en terminale. C’est l’inconnu à tous les niveaux : pour les programmes, les épreuves, ParcourSup… Pour l’orientation, c’est également problématique : les portes-ouvertes des écoles se font en virtuel et c’est plus compliqué de percevoir un lieu, une ambiance, sans pouvoir se rendre dans les locaux. »

Difficile pour les futurs bacheliers de se projeter sur les épreuves et même au-delà.

Du côté de Mathilde, beaucoup de sagesse et de pragmatisme : « Je travaille comme si on n’allait pas être confinés, ça ne sert à rien de se poser trop de questions. Certains contestent, disent que ça ne se fait pas de pouvoir annuler ou reporter à 15 jours des épreuves. Moi, je ne me focalise pas sur cette année, je me dis qu’il me faut le meilleur dossier pour l’année prochaine, pour être acceptée dans l’école de mon choix. »

Les nouveautés de ParcourSup

La nouvelle version de ParcourSup a subi ajustements et nouveautés par rapport aux années précédentes. Il sera notamment possible de proposer un dossier plus complet, avec plus d’indications sur leurs notes du bac (moyennes, note des épreuves finales de spécialités). Pour les lycéens préparant un bac général, il convient de mentionner le choix des spécialités suivies en première et en terminale. Ces éléments doivent permettre d’individualiser les parcours et les profils.

De nouvelles formations sont également accessibles, avec par exemple cette année l’intégration des écoles nationales vétérinaires, de nouvelles classes préparatoires, d’une formation pour devenir professeur des écoles dès la première année de licence, de formations du ministère des Armées ou encore des formations d’écoles de management ou d’ingénieurs menant vers un diplôme de niveau bac+3. Le ministère de l’Enseignement supérieur a par ailleurs annoncé son intention de renforcer l’offre de formations en apprentissage.

De nouvelles formations sont disponibles sur la plateforme ParcourSup.

L’apprentissage soutenu

La plateforme « 1 jeune 1 solution » rassemble plus de 60 000 offres d’emplois grâce à la participation d’un millier de sociétés.

Depuis plusieurs années maintenant, l’apprentissage est valorisé comme une véritable filière de réussite. Reconnue pour la qualité de sa formation et les nombreux débouchés, elle attire de plus en plus de jeunes et séduit aussi les entreprises, conscientes de l’opportunité de recruter et de former leurs futurs collaborateurs. Le gouvernement a mobilisé un budget de 6,7 milliards d’euros pour aider les 750 000 jeunes arrivés sur le marché du travail en septembre 2020, mais aussi ceux qui sont aujourd’hui sans activité ou formation. Le plan « 1 jeune 1 solution », lancé en juillet 2020, devait se terminer fin janvier 2021. Au vu de la fragilité du contexte actuel et la réussite de ce dispositif, il a été décidé de le poursuivre au-delà du 31 janvier.

Il comprend un ensemble de mesures telles que des aides à l’embauche, formations, accompagnements, aides financières aux jeunes en difficulté, etc. afin de répondre à un maximum de situations. Une prime de 4000 euros (par an) est notamment versée pour l’embauche, en CDD de plus de trois mois ou en CDI d’un jeune de moins de 26 ans et 5 000 ou 8 000 euros d’aides sont assurées pour un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. Depuis son lancement, plus de 220 000 primes ont déjà été distribuées, 1,052 million de jeunes ont été recrutés en CDD d’au moins trois mois ou en CDI, entre août et fin novembre. En 2020, ce sont 440 000 contrats d’apprentissage qui ont été signés, contre 353 000 en 2019.

L’orientation impactée

Pour sélectionner les bonnes filières, il faut être capable de se projeter dans l’avenir et de décider de ce que l’on a envie de faire plus tard : sa future formation, ses futures études, sa future carrière. Des décisions importantes, difficiles à prendre, en particulier dans la période actuelle. En mettant de côté la crise sanitaire, il est parfois compliqué de dialoguer avec nos ados, tant le contexte a changé.

Si l’évolution rapide du monde du travail est à prendre en compte, l’appréhension de celui-ci par les jeunes générations doit également être mieux comprise. Millenials, générations Alpha, les derniers arrivés sur le marché du travail s’affranchissent des codes de leurs ainés. Réputés difficiles à manager, instables, agissant en dilettante, ils ont une vision tout à fait différente de ce que doit être un travail. Là où les générations précédentes pensaient CDI, sécurité de l’emploi, carrière longue au sein d’une même entreprise, ils privilégient le sens, le bien-être, l’accord avec les valeurs. Une dure vie de labeur avant de profiter d’une retraite bien méritée ? Très peu pour eux : ils veulent profiter maintenant, et vu le futur qu’on leur dépeint chaque jour, on ne peut que les comprendre. 

Ces particularités doivent donc être prises en compte par les professionnels du recrutement mais aussi par ceux qui prennent en charge l’orientation des élèves. Les parents doivent aussi être bien sensibilisés à ces évolutions : n’espérez pas calquer le même modèle qui vous a été appliqué, il n’est plus du tout adapté.

L’arrivée des « digitals natives » sur le marché du travail risque de profondément modifier les habitudes.

Comment épauler son enfant

Le projet d’orientation doit correspondre à des envies, des capacités et être cohérent. Mais pour définir tout cela, il faut bien se connaître. Il existe aujourd’hui de nombreux supports – physiques ou numériques – permettant d’amener les jeunes à cette réflexion. Dialoguer avec eux, mieux appréhender leurs centres d’intérêt, leurs aspirations, est primordial si l’on souhaite pouvoir les épauler dans leurs choix futurs. 

Voir aussi

Il faut également s’informer et rencontrer professionnels et équipes pédagogiques. Malgré le contexte, des solutions virtuelles se mettent en place, permettant des échanges. Et si la situation est bloquée, il ne faut pas hésiter à contacter les professionnels de l’orientation, en établissement ou en dehors, pour bénéficier par exemple d’un accompagnement par un coach spécialisé.

Solutions innovantes 

Les start-up au service de l’orientation des jeunes générations.

De nombreuses start-up se sont penchées sur la question de l’orientation avec, à la clé, plusieurs propositions pour aider les jeunes à bien choisir leur voie. 

Hello Charly, par exemple, développe des chatbots gratuits destinés aux 14-24 ans. Après avoir élaboré son profil, l’étudiant consulte les fiches métiers, consulte un guide pour trouver un stage ou des informations sur ParcourSup. Disponible 24h/24 et 7j/7, le chatbot existe sur tous les types de plateformes dont Instagram, Snapchat et TikTok. 

Plateforme ludique, Impala fait le pari d’orienter par le jeu. Des mini-défis révèlent progressivement des points forts, centres d’intérêts et motivations de l’utilisateur. L’objectif est de cartographier son orientation grâce à des schémas interactifs. 

D’autres propositions permettent de partir à la découverte des métiers. C’est le cas de MyFuture qui anime depuis 5 ans une plateforme « Stage Découverte » ; celle-ci permet à tous les jeunes de 14 à 24 ans de solliciter gratuitement un ou plusieurs mini-stage de un à cinq jours. Une alternative virtuelle est également proposée avec des visites guidées, des conférences, des interviews. Explor Job, plateforme numérique collaborative, permet quant à elle de rencontrer les professionnels de différents secteurs. Pixis va se concentrer sur les métiers de demain, en intégrant la notion de sens si importante aux yeux des jeunes générations. 

Des salons de l’orientation virtuels

Afin d’aider les jeunes à choisir la bonne orientation, des salons dédiés sont organisés chaque année dans toute la France. Le contexte actuel ne permettant pas la tenue de tels évènements, des sessions virtuelles sont proposées. 

Différents acteurs tiennent ainsi depuis quelques semaines des manifestations dédiées aux lycéens, étudiants en réorientation, etc. Ils peuvent notamment suivre des conférences animées par des experts (responsables académiques, professionnels de l’orientation, de la formation, etc.) sur des thématiques variées. Des villages virtuels sont également prévus afin de permettre aux jeunes et à leurs parents de visiter les stands des différentes formations accessibles post-bac. Ils peuvent recevoir des informations sur celles-ci et aussi échanger avec les exposants. Certains salons sont organisés par région, comme ceux de l’Étudiant, afin de permettre aux étudiants de mieux connaître leurs futures conditions de vie (logement, transport, infrastructures culturelles et sportives, …), d’autres par filières, tels que ceux prévus par Studyrama. Numérique, sport & diététique, gaming et coding, formations et métiers de la défense et de la cybersécurité, agroalimentaire et environnement, automobile et aéronautique, audiovisuel, mode, design et art, … : de quoi répondre à toutes les aspirations !

La campagne de recrutement des cadets de la République est ouverte jusqu’au 31 mars.

Campagne de recrutement des Cadets de la République

Cette campagne vise à recruter des adjoints de sécurité (ADS) dont la fonction est d’assister les gardiens de la paix dans l’exercice de leurs missions. Elle est ouverte jusqu’au 31 mars 2021, pour une entrée à l’École de police de Reims en septembre.


Les cadets de la République bénéficieront durant une année scolaire d’une formation en alternance en école, en lycée professionnel et en service de police. Des réunions d’information sont prévues en visio en février et en mars, toutes les informations sont disponibles sur le site : www.devenirpolicier.fr

Les salons de l’orientation passent eux aussi en mode virtuel.

Rendez-vous au Forum Avenir Étudiants de Reims

Vendredi 29 et samedi 30 janvier, de 10 h à 17 h, Studyrama et l’Académie de Reims organisent leur 25e Forum Avenir Étudiant à destination des étudiants et lycéens de Reims et de sa région sous forme de salon virtuel. Pour trouver sa formation de bac à bac +5, réussir son orientation et échanger avec des professionnels et des formateurs, rendez-vous sur studyrama.com pour connaître le programme de ces deux journées dédiées à l’orientation.

La formation professionnelle se renforce

Les attentes des Français concernant la formation évoluent. Les ambitions de ces dernières années étaient de progresser dans son travail et de se développer personnellement. Motivés à l’idée de renforcer sa performance, de travailler le développement de soi, l’inscription à une formation ne répondait pas forcément à une logique de préparation d’éventuelle recherche d’emploi. 

Selon une enquête BVA, la moitié des sondés prévoient de se former en 2021.

Depuis le premier confinement, il semblerait que les objectifs aient évolué. Pour l’année 2021, les Français souhaitent se former avant tout dans une volonté de se réorienter ou de se reconvertir, de retrouver un emploi, de ne pas le perdre ou encore de créer sa propre entreprise, selon une enquête BVA pour les organismes Lingueo et Unow. 53 % des actifs souhaitent ainsi acquérir des compétences utiles à l’activité professionnelle, 38 % ont des objectifs de développement personnel et 32 % veulent pouvoir s’adapter aux évolutions de leur métier. 

Les soft skills plébiscités

Les soft skills, que l’on peut traduire par les compétences comportementales, font l’objet de toutes les attentions. Rien d’étonnant alors si on les retrouve dans les thématiques retenues en particulier pour les formations. Aux côtés des compétences collaboratives et linguistiques, elles permettent d’évoluer au-delà de son seul travail. Pour ce faire, chacun peut s’appuyer sur le CPF (Compte Personnel de Formation).

Se former pour se reconvertir

De nombreux articles sont déjà parus sur ce sujet : le confinement a agi comme un déclic pour certains. Ainsi, selon une étude menée par Maformation, plateforme de mise en relation entre les candidats et les organismes de formation, 49 % des actifs interrogés avouent que cette période a joué positivement sur leur envie de reconversion. Ceux qui avaient déjà pris leurs décisions ont ainsi accéléré leurs démarches. 

La première motivation ? Trouver un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. En second, vient l’envie de découvrir de nouveaux horizons, puis, le besoin d’exercer un métier qui a plus de sens. 

Toujours selon cette étude, ces candidats à la reconversion seraient un sur deux à savoir ce qu’ils vont faire. Pour la seconde moitié, il va être nécessaire de se faire accompagner pour faire les bons choix, en matière de formation complémentaire notamment.

Changer de voie : comment procéder ?

On oublie les quizz sur le net qui prétendent pouvoir nous trouver LE métier parfait en moins de 3 minutes. Ce questionnement profond mérite que l’on y mette le temps et les moyens. Un vrai bilan de compétences, encadré par des professionnels, semble une étape incontournable pour ceux qui veulent changer sans savoir pour autant quoi faire exactement. De nombreux experts s’adressent aujourd’hui aux adolescents comme aux adultes. Recherche de nos valeurs, de nos envies profondes, mise en lumière de nos talents, de nos compétences, … : il s’agit d’un travail sur le long terme mais qui nous permet de faire des choix cohérents. Il permet notamment de trouver du sens à notre futur métier, une ambition que l’on retrouve régulièrement dans les réflexions de ceux qui ont choisi de se réorienter.

Près de 110 00 adultes en reconversion sont passés par ParcourSup en 2019 pour trouver une formation.

ParcoursPlus : la plateforme pour les adultes en reprise d’études

Une plateforme dédiée aux adultes en reprise d’études qui veulent se reconvertir, suivre une formation continue ou en alternance, a été lancée en parallèle à ParcourSup. Ce module a vu le jour en 2020, après l’afflux inattendu l’année précédente de candidats en reprise d’études. Il propose une offre spécifique d’information et d’orientation vers des formations et des services destinés aux personnes diplômées du baccalauréat depuis plus de 4 ans et qui ne sont ni des lycéens, ni des étudiants en réorientation.

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