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Réchauffons-nous
Sombre Clair

Réchauffons-nous

Soyons honnêtes, le début d’année n’est pas des plus emballants. Tout occasion est bonne à prendre pour se remonter le moral. Profitons donc de la Saint-Valentin pour réchauffer nos cœurs et nos corps. 

Pour contrer le blues de l’hiver, on se réchauffe les uns contre les autres.

Passée l’allégresse des fêtes de fin d’année, janvier fait partie des mois préférés pour une dépression saisonnière. Même si le fameux « blue Monday » est davantage un concept marketing, il n’en reste pas moins qu’en ce début 2021, on peine un peu à retrouver notre joie de vivre. 

Pour lutter contre la morosité ambiante, la luminothérapie semble une solution très efficace. On peut aussi se tourner vers des cures de magnésium, pratiquer une activité physique ou encore opter pour le combo canapé-plaid-séries/livres. On peut aussi profiter de cette baisse des températures pour réchauffer l’ambiance.

Le confinement a été un vrai accélérateur de relations, en positif comme en négatif.

Misons sur la Saint-Valentin 

Face à ce contexte angoissant, il est important de saisir toutes les occasions pour se faire plaisir. Même si la Saint-Valentin est depuis de nombreuses années décriée et stigmatisée comme une opération commerciale, cette année plus que toutes les autres, nous avons besoin de profiter de tous les instants pour se faire du bien. Pour se mettre du baume au cœur, on mise une Saint-Valentin flamboyante ! Soirées en amoureux, lingerie, chocolat, roses rouges : on est à fond dans les clichés, mais on assume, et on garde en tête notre objectif principal, celui de faire plaisir et de se faire plaisir.

Le couple à l’épreuve du confinement

Le confinement a-t-il eu des répercussions durables sur les couples ? Selon un sondage Ifop pour le site charles.co, 60 % des Français en couple déclarent ne pas avoir été impactés par le confinement. Mieux, ils sont 30 % à affirmer que cette période les a rapprochés. Un couple sur dix confie tout de même s’être éloigné et 4 % des Français ont décidé de rompre définitivement à la suite de ces deux mois de confinement. Ce sondage révèle d’autres données, plus étonnantes : une personne en couple sur dix ne souhaiterait pas être reconfinée avec le même partenaire, 8 % préférant même être seuls.

Rapprochement, éloignement, ajustement, ces deux mois en tête à tête semblent avoir agi comme un accélérateur de couple et de relation, mettant en avant les évidences, les failles, le meilleur comme le pire.

Derrière mon loup…

La pandémie a rebattu les cartes de la drague. Séduire derrière son masque, aborder quelqu’un dans la rue, engager la conversation est semble-t-il plus difficile en temps de COVID. La peur de contracter le virus, puis de le transmettre à ses proches, a eu raison de l’insouciance des rencontres. Certains ont complètement cessé toute tentative de rapprochement avec des inconnus, se rabattant sur le flirt virtuel. Pour les autres, il a fallu s’adapter. Les rendez-vous se déroulent aujourd’hui différemment : terminé les longues heures au bar, au restaurant ou en discothèque. Les « dates » sont devenues mobiles. On ne reste pas statique, on se balade en plein air. Visite de la ville, flânerie dans les parcs : à l’air libre et en mouvement, on se sent moins vulnérable au virus.

57 % des célibataires constatent qu’il est aujourd’hui plus difficile de faire des rencontres qu’auparavant.

Le retour des ex

Une enquête Ifop pour le site Pornhub, publiée par le Parisien, révèle que 25 % des personnes interrogées ont eu un rapport sexuel avec un ex ou un partenaire régulier qu’ils fréquentaient déjà avant le confinement. Peu d’occasions de rencontrer de nouveaux partenaires, peur de l’inconnu, les célibataires se sont donc tournés avec de vieilles connaissances. Autre explication : pour faire des rencontres, on privilégie les soirées entre amis aux sorties qui se compliquent, et on rencontre donc des gens que l’on connaît déjà.

La solution des rencontres virtuelles

Le début du confinement n’a pas été favorable aux sites de rencontres : la majorité d’entre eux ont vu leur fréquentation baisser fortement et le nombre de nouvelles inscriptions chuter. En cause notamment la crainte de ne pouvoir concrétiser par un rendez-vous « physique » la rencontre virtuelle.

Mais au fur et à mesure des semaines, les Français se sont rapprochés de ces solutions leur permettant de sortir de l’isolement. Tinder a enregistré une hausse de 20 % des conversations quotidiennes, avec une durée moyenne en augmentation de 25 %.  Autre chiffre symptomatique : l’application de rencontre comptait le plus grand nombre de « Swipes » quotidiens depuis son lancement en 2012 le 29 mars dernier, avec 3 milliards d’interactions. D’autres sites, comme Meetic ou Bumble ont connu également une hausse de leur fréquentation de 10 à 25 %. 

Même si l’inscription sur de tels sites reste encore parfois tabou, le nombre de couples s’étant connu en ligne a plus que doublé depuis les dix dernières années, s’établissant aujourd’hui à un sur cinq. Les chances de rencontrer son partenaire sur un de ces sites sont de 19 %. En comparaison, elles sont de 17 % par l’intermédiaire d’un ami et 15 % dans un bar.

Des sites et des applications qui s’adaptent

Pour répondre à la demande et s’adapter à ce contexte inédit, les applications et sites de rencontre ont proposé de nouvelles formules (gratuité, élargissement de la zone de recherche, etc.). Elles se sont aussi dotées de nouveaux outils, avec, à la première place du podium, la vidéo. Enrichir les moyens de communication était en effet nécessaire pour pallier l’épuisement des abonnés dans des conversations virtuelles sans évolution concrète immédiate possible. 

La réalité augmentée : nos futurs « dates » seront-ils tous virtuels ?

La plupart des acteurs de ce secteur ont donc développé des solutions vidéo pour permettre à leurs abonnés d’aller plus loin que le tchat ou l’appel téléphonique. L’application Once par exemple, qui compte 3 millions d’utilisateurs en France, a lancé dès mars dernier des rencontres vidéo : un mois après, elle comptabilisait 10 000 rendez-vous virtuels. Tinder, Happn et bien d’autres ont également suivi le mouvement et proposent aujourd’hui cette option, soit partiellement gratuitement, soit payante. Certains vont même plus loin, en imaginant ce mode de communication comme devenant pérenne. La réalité augmentée devant ainsi nous permettre de nous promener avec son « date » dans notre lieu préféré, de façon totalement virtuelle.

Stéphanie JASSET-TROTOBAS – Sexologue, Reims.

« Le confinement a eu des répercussions sur la sexualité des Français, plusieurs études sont en cours.

On peut déjà souligner que les conséquences seraient différentes en fonction de l’appréhension positive ou négative de cette période. Il apparait que, pour la plupart de ceux qui l’ont vécu positivement, cela n’a pas changé beaucoup de choses en matière de libido, de désir sexuel et de fréquence de rapports. Il ne faut pas oublier que la promiscuité ne facilite pas toujours la sexualité, le manque d’intimité est un facteur fréquent d’abandon de la sexualité.

Les périodes de vacances sont plus propices grâce au sentiment d’être bien, à la baisse du stress lié au travail, à la gestion quotidienne de la famille… même, si nous étions disponibles durant le confinement, le contexte n’était pas à la détente. Pour ceux qui ont vécu le confinement négativement, l’anxiété, l’angoisse et l’ennui auraient fait apparaître des conséquences beaucoup plus sombres sur la sexualité, que sont l’agressivité et la violence.

En ce qui concerne ma patientèle, de prime abord, cette période a amélioré positivement la communication des couples mais peu ou pas leur sexualité, les dysfonctions sexuelles pré-existantes demeurent donc. »

Qu’est-ce qu’une sexualité épanouie ? 

Le nombre moyen de partenaires dans une vie est de 6 pour les femmes et de 13,9 pour les hommes.

Avant de savoir comment atteindre une sexualité épanouie, encore faut-il comprendre cette notion. Stéphanie Jasset-Trotobas, sexologue à Reims, nous explique : « Une sexualité épanouie, c’est avant tout celle qui va satisfaire la personne, qui va lui apporter un mieux-être, un équilibre.

Il est important de bien se connaître, de se connaitre soi-même, de se connaitre soi-même sexuellement pour pouvoir le partager avec l’autre et ainsi d’être attentif à l’autre pour pouvoir communiquer ensemble sur la sexualité. 

Souvent au cabinet, les patients sont nostalgiques et demandeurs des premiers mois, des premières années de leur rencontre avec leur partenaire. On ne peut pas recréer cette rencontre mais on peut recréer ces moments, recréer de “nouvelles rencontres” avec ce même partenaire. Cela peut demander quelquefois un peu de vigilance, un peu d’énergie, des capacités au changement, et l’on peut désirer prendre “rendez-vous” avec son partenaire, l’attendre, le préparer, l’imaginer … ces préliminaires créent une complicité et permettent de regarder à nouveau l’autre comme une amante. Il est important de rappeler que la sexualité est évolutive et dynamique tout au long de sa vie. Hommes comme femmes, nous avons tous un chemin à faire dans notre sexualité. »

Pimenter son quotidien

C’est souvent au moment de la Saint-Valentin que l’on pense rendez-vous romantiques et que l’on s’accorde enfin du temps à deux. Même si le confinement a permis, pour certains, de rester en tête à tête durant de longues semaines, l’ambiance n’était pas forcément propice au romantisme. Entre le télétravail, l’école à distance, la gestion familiale … : peu de Français peuvent qualifier cette période de « lune de miel ». On peut aujourd’hui rattraper le temps perdu et prévoir une ou plusieurs soirées avec notre amoureuse ou notre amoureux. 

En mode cocooning, à la maison, on sort la peau de bête, les bougies, on allume la cheminée.  On prévoit de commander de bons petits plats à emporter chez nos restaurateurs ou traiteurs préférés, on télécharge une playlist adaptée, on soigne sa tenue et on surprend son partenaire. 

Bohemian Rhapsody arrive en tête des chansons considérées comme meilleures que le sexe.

La musique pour se mettre dans l’ambiance

Quels sont les titres qui émoustillent les Français ? Le trio gagnant : la bande-originale de Dirty Dancing, Sexual Healing de Marvin Gaye et le Boléro de Ravel, selon une enquête commandée par Spotify. Plus étonnant, celle-ci révèle qu’une personne sur trois serait capable de citer une chanson qu’elle considère « meilleure que le sexe », tandis que, pour plus de 40 % des personnes interrogées, « l’album écouté pendant un rapport sexuel leur fait plus d’effet que le contact de la peau de leur partenaire. »

Des jeux et des jouets pour adultes

Autre effet du confinement : la hausse des ventes des jouets pour adultes. Tous les grands foyers de propagation du virus ont connu cette augmentation ; les ventes ont bondi de 75 % aux États-Unis, de 71 % à Hong-Kong et de 60 % en l’Italie. La palme revenant aux Canadiens avec une hausse de 130 %.

L’entreprise Womanizer, spécialisée dans les sextoys, a vu ses ventes bondir de 40 % en France.

Les sextoys se sont largement démocratisés ces dernières années. Disponibles en ligne, dans les sexshops nouvelle génération ou encore en réunion à domicile en mode Tupperware, leur achat est de moins en moins tabou. 

Voir aussi

Ils bénéficient en plus de toutes les innovations technologiques du moment. La grande tendance ? Produits télécommandés et connectés. Ils peuvent ainsi être reliés à un téléphone ou à tout autre appareil électronique. D’après l’étude Sextech & Sexual Wellness, ce secteur a vendu plus de 19 millions de ces sextoys 2.0 en 2019 et devrait en fournir plus de 36 millions d’ici fin 2020, une augmentation de 87 %.

Mais cette tendance n’est pas liée qu’au confinement. Le mouvement dit de bien-être sexuel prôné depuis quelque temps a aussi contribué à cet engouement pour ces gadgets. Leur présence accrue dans la production cinématographique pornographique est aussi une des causes de leur succès. 

Tour du monde du sexe

Il existe des études et des classements sur tous les sujets, y compris les pratiques sexuelles des êtres humains de cette planète. Si on se penche sur le nombre de rapports sexuels, ce sont les Grecs qui arrivent en tête avec 164 rapports par an. Viennent ensuite les Brésiliens, avec une moyenne de 145 rapports. Les Français seraient à 104 parties de jambes en l’air annuelles contre 96 en Allemagne. À la dernière place du classement, on trouve les Japonais avec 48 relations sexuelles. 

Sur le podium de l’échangisme, ce sont nos voisins belges qui se placent sur la première marche : près de 10 % d’entre eux déclarent avoir fréquenté un club échangiste (la moyenne européenne est de 6 %) et 7 % ont pratiqué l’échange de partenaires entre couples. Ils sont également les plus nombreux à avoir fait l’amour en présence d’autres personnes (17 %). 

Côté durée, les Nigérians seraient les amants qui prennent le plus de temps pendant leurs rapports, avec une moyenne de 24 minutes, hors préliminaires. Les Français se classent assez loin derrière, avec 14,2 minutes en moyenne. 

Paris serait la ville la plus sexuelle du monde.

Selon une étude réalisée par l’app store Lazeeva, Paris serait la ville la plus sexuelle du monde, devant Rio de Janeiro, Londres, Los Angeles et Berlin, parmi 100 grandes villes évaluées. Pour établir ce classement, un scoring a été calculé sur la base de 10 critères dont l’activité sexuelle et l’échangisme.

Aurélie NOËL – Photographe.

« Je suis spécialisée dans les photos de grossesse, de famille et d’enfants. Je réalise également des séances boudoir ; les premières demandes sont venues de futures mariées qui souhaitaient offrir un cadeau à leur conjoint. Aujourd’hui, de plus en plus de femmes viennent pour elles. J’ai récemment reçu une jeune femme mal dans son corps, complexée ; elle est repartie contente de la séance, du résultat, fière de l’avoir fait et avec un nouveau regard sur elle-même. En général, je ne demande pas jusqu’où les femmes veulent aller dans la nudité. Au fur et à mesure que la séance avance, je ressens leurs réticences ou leurs envies, et ce sont elles qui décident au final. Au début, je les guide beaucoup puisque la majorité n’a jamais posé pour un photographe, et puis ça devient plus naturel. Je n’ai pas de limite de temps, donc nous n’avons pas de pression à ce niveau. Je propose des photos très poétiques, j’ai vraiment à cœur de mettre en lumière les femmes, quelle que soit leur morphologie, des femmes fortes, naturelles, à différentes étapes de leur vie. J’ai cette vision féminine de la femme, qui sera forcément différente de celle d’un homme. Ces séances boudoir, je les pense pour les femmes, qu’elles se sentent en confiance, apaisées, dans un cadre cocooning, pour des photos qui vont les mettre en valeur de façon naturelle. »

S’aimer soi-même

Des séances photos pour se réconcilier avec son corps. © Aurélie Noël Photographie.

Pour mieux s’épanouir dans sa vie de couple, la communication et l’attention portée à l’autre sont primordiales. Si le confinement n’a pas modifié profondément la vie sexuelle des Français, cette période particulière a permis de se parler, de prendre le temps d’échanger davantage. Mais encore faut-il être capable de parler franchement de son intimité, de ses envies et d’écouter son ou sa partenaire sans projeter ses propres désirs. Parler, dialoguer, en toute franchise, en toute transparence, permet de mieux appréhender nos besoins mutuels.

Il est aussi important de s’aimer soi. Dans des vies parfois bousculées, avec des rythmes plus qu’intenses, on finit parfois par s’oublier. Reprendre confiance en soi peut passer par une réappropriation de son corps : l’accepter, l’aimer, en prendre soin. Pour cela, différentes solutions existent. L’une d’entre elles peut-être de participer à une séance photo. Nommées sobrement « séances boudoir », elles offrent la possibilité de prendre la pause dans une ambiance romantique, glamour, ou plus sexy. En lingerie ou nue, l’important est de bien choisir le ou la photographe : celui ou celle qui va comprendre nos envies, poser un regard bienveillant et nous mettre en confiance.

Apprivoiser son corps à toutes les étapes de sa vie. © Aurélie Noël Photographie.

La lingerie se dévoile

Mettre son corps en valeur. © Aurélie Noël Photographie.
Le boxer est le sous-vêtement préféré des hommes.

Le confinement a aussi des répercussions sur le rayon lingerie. C’est tout d’abord le phénomène que l’on nomme « no-bra », décrivant le fait de ne pas porter de soutien-gorge. Selon une étude de l’Ifop, la proportion de Françaises ne portant pas de soutien-gorge est passée de 3 % avant le confinement à 7 %. Chez les femmes de moins de 25 ans, ce chiffre est même passé de 4 % à 18 %. Et en cette fin d’année, les adeptes du « no-bra » restent quasiment aussi nombreuses que durant le confinement. Leur motivation principale ? Le confort pour 53 % d’entre elles : pourquoi enlever son soutien-gorge dès notre retour à la maison lorsque l’on peut, tout simplement, ne pas en porter ?

Les grandes marques de lingerie ont bien capté cette tendance et se sont adaptées en proposant de nouveaux modèles plus confortables. Pour cet automne-hiver, deux écoles se côtoient : les amatrices d’audace et les plus minimalistes.

Les premières miseront sur des ensembles plus exubérants, pour une féminité exaltée. On retrouve ces codes dans la dentelle noire chez Passionata ou dans la couleur bleu électrique chez Simone Perele. Pour les secondes, place aux pièces épurées, dépouillées de toutes fioritures, avec la marque Etam en figure de proue.

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