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Bien chez soi
Sombre Clair

Bien chez soi

Après de nombreux mois contraints à rester enfermés, nos sentiments envers notre petit chez-nous sont ambivalents. Notre cœur balance entre sensation de sécurité, désir de fuir ou envie furieuse tout changer.

Rester davantage chez soi, que l’on soit en télétravail ou non, a permis de redécouvrir son habitat. On l’a réaménagé pour mieux convenir à nos nouveaux modes de vie, on a effectué les travaux qui attendaient depuis des mois voire des années, on a changé quelque peu la décoration.

Une meilleure connaissance de son habitat

Des intérieurs toujours plus confortables et rassurants.
Depuis le mois de mars 2020, 38 % des Français ont constaté des défauts relatifs au confort énergétique de leur logement.

Les Français ont également pu constater les défauts de leur logement, notamment au niveau du confort énergétique. Selon un sondage Ifop paru en novembre 2020, 50 % des personnes interrogées ont ainsi déploré un manque de chaleur ; et 28 % ont quant à elles eu trop chaud.  C’est ainsi qu’un grand nombre d’entre elles affirme que le fait d’avoir passé plus de temps chez elles depuis quelques mois les incite à réaliser des travaux de rénovation énergétique pour leur logement. Le plus souvent, les motivations sont d’ordre financier (42 % le font pour réduire leurs factures d’énergie) ou par souci de confort (38 %). Les actifs en télétravail sont les plus motivés, et la perspective d’un reconfinement les encourage à accélérer la réalisation de ces travaux. 

Cette période si particulière nous a également poussés à nous pencher davantage sur la fonctionnalité de notre logement. Correspond-il toujours à nos envies, à nos modes de vie ? Que faudrait-il changer, améliorer afin de se sentir mieux au quotidien ? La contrainte de rester chez soi nous incite à nous questionner et la plus grande disponibilité, pour certains, permet de prendre enfin de temps de réaliser les travaux imaginés il y a parfois plusieurs années. Se lancer dans de tels projets permet aussi pour ceux qui sont sans activité – ou avec une activité extrêmement réduite depuis plusieurs mois – de s’occuper un peu.

Pourquoi rénover ? 

Les premières motivations pour se lancer dans la rénovation ? Selon les résultats de l’enquête Cofidis/CSA Research, « Les Français et la rénovation de leur logement », c’est avant tout l’amélioration du confort du logement et la volonté d’éviter la vétusté qui incitent à entamer des travaux. Vient ensuite la consommation d’énergie, toujours dans l’optique de se sentir mieux chez soi, mais aussi de réduire ses factures et de préserver l’environnement.

Quelles attentes pour demain ?

Dans ce fameux monde de demain, qu’allons-nous modifier dans notre habitat ? Si un besoin impérieux de changement est de plus en plus palpable, quelles sont les priorités de nos concitoyens ? C’est la question posée par une étude Ifop, commandée par le promoteur WOOdeum : comment la crise actuelle a changé les attentes des Français vis-à-vis du logement de demain ? Première donnée des résultats de cette étude : la prise de conscience de l’impact de nos modes de vie sur l’environnement. 41 % des personnes interrogées jugent urgente la construction de bâtiments bas carbone. C’est le critère le plus important pour eux en termes de lutte contre le réchauffement climatique, devant la réduction énergétique des entreprises, le développement des énergies vertes et la baisse du trafic longue distance. Toujours dans cette lignée, ils sont nombreux à plébisciter le bois pour ses qualités environnementales, esthétiques (aspect chaleureux, agréable au toucher) et techniques (confort acoustique).

Pour 55 % des personnes interrogées, l’habitat jouerait directement sur le bien-être.

Il semblerait que cette période inédite nous ait également ouvert les yeux sur le lien étroit entre notre logement et notre qualité de vie. L’impact de notre lieu d’habitation aurait ainsi des effets importants sur notre quotidien. Les personnes interrogées sont 63 % à penser que notre habitat influence notre sentiment de calme et de sérénité ; la qualité de notre sommeil en serait également directement dépendante.

À la recherche du bien-être

L a notion centrale que l’on retrouve et qui semble incontournable dans cet habitat de demain, c’est la recherche de bien-être pour tous les habitants et dans toutes les configurations. Échaudés par les premiers confinements, nombreux sont ceux qui ont décidé de déménager pour accéder à un espace extérieur ou ont acquis un jardin, un verger, un petit bout de terre pour prendre l’air. 

92 % des Français aimeraient disposer d’un espace de détente et de verdure.

Autres éléments liés au confort au quotidien : le bruit, ou plutôt l’absence de bruit, la chaleur ou la fraicheur et la luminosité. Ces critères auraient des effets directs sur la qualité de vie, sur les rapports entre membres d’une même famille mais aussi sur notre santé (on y ajoutera également la qualité de l’air). 

Ensemble, c’est mieux

Autre révélation de ces enquêtes et études post-confinement, l’appétence des Français, surtout ceux vivant déjà en collectif, pour la création de lieux communs, à partager avec leurs voisins. Ces espaces pourraient être dédiés à la détente, aux loisirs ou être plus « utiles », comme un garage à vélos, un potager, des équipements pour faire de l’exercice ou encore un atelier de bricolage. La réponse à un isolement forcé et prolongé ? En manque de relations sociales, nous en percevons aujourd’hui toute l’importance dans notre quotidien. 

Quelles innovations en matière d’habitat ?

L’innovation est au cœur des préoccupations dans le secteur de l’habitat. Plusieurs pistes concernant des matériaux, des nouveaux outils, de nouvelles pratiques sont étudiées. C’est par exemple le cas dans le domaine de l’industrie solaire.

La photovoltatronique, ou l’optimisation des performances des cellules photovoltaïques.

La photovoltatronique fait partie des technologies prometteuses. Cette nouvelle discipline fondée par des scientifiques de l’Université Technologique de Delft aux Pays-Bas tend à « rendre intelligentes » les cellules photovoltaïques. Ces cellules solaires intelligentes communiqueraient ainsi entre elles et avec d’autres appareils afin de fournir non seulement de l’électricité là où elle est nécessaire, mais aussi de communiquer des informations. 

Concrètement ? Ces scientifiques expliquent qu’il serait possible d’incorporer ce type de cellules dans les vitres des immeubles. À partir des informations reçues par différents capteurs, elles pourraient intégrer certains paramètres – l’ensoleillement, l’ombrage, la température à l’intérieur de la pièce, son occupation plus ou moins importante, le moment de la journée, etc.- pour produire plus d’électricité et donc réduire la transparence de la vitre ou au contraire augmenter, si nécessaire, le transfert de lumière en réduisant la production d’énergie.

Nouveaux matériaux, nouveaux outils, nouvelles pratiques

Le drone : outil technique réellement
innovant pour le BTP.

Des chercheurs britanniques travaillent sur un nouveau matériau capable de stocker efficacement de l’énergie pendant des mois, voire des années. Activé par la lumière solaire, il va ensuite libérer l’énergie accumulée en fonction de la demande, sous forme de chaleur. On peut ainsi imaginer capter l’énergie solaire durant la journée pour la libérer la nuit ; ou encore la capturer pendant l’été pour l’utiliser en hiver. Ce matériau pourrait peut-être également constituer un revêtement utile pour aider à chauffer les bâtiments.

Les nouvelles technologies impactent aussi la pratique quotidienne. On peut par exemple citer le BIM, soit le
Building Information Modeling. Il s’agit d’une maquette numérique 3D capable de fournir des informations précises sur les caractéristiques techniques, fonctionnelles et physiques d’un objet que vous employez pour votre construction. Grâce à cet outil, l’utilisateur gagne en temps et en qualité. Autre innovation très utile dans le secteur du BTP : les drones. Ils sont aujourd’hui utilisés à plusieurs niveaux. On les retrouve pour le suivi de chantier, l’inspection de pylône haute tension ou de bâtiment. Les architectes les utilisent également au début d’un projet pour intégrer leurs modélisation 3D dans des photos aériennes ou des modèles 3D capturés par photogrammétrie, puis à la fin pour effectuer des photos et vidéos du bâtiment construit.

Se sentir bien chez soi

Si l’habitat est au cœur de nos préoccupations, c’est que nous voulons aujourd’hui plus que jamais nous sentir bien chez nous. Bien pour se détendre, pour recevoir ses amis, mais aussi pour travailler ou pratiquer une activité physique. Et ce sentiment de bien-être doit être partagé par tous les membres du foyer, adultes comme enfants. 

Déménager ou repenser son logement : à chacun sa solution pour changer de décor.

C’est notamment ce qui a pu pousser un grand nombre de personnes à déménager, parfois pour changer simplement de logement, pour avoir des espaces plus grands, mieux agencés ou encore pour avoir accès à un extérieur. Pour d’autres, l’idée était vraiment de se lancer dans une nouvelle vie. Beaucoup ont ainsi voulu se rapprocher d’un milieu plus rural, pour bénéficier d’un environnement bucolique. Menace de confinements successifs en tête, ils ont aussi eu envie d’un mode de vie plus proche de la nature, loin des villes et de leurs pollutions olfactives, sonores et visuelles. 

Mais pour ceux qui n’ont ni l’envie, ni la possibilité de déménager, repenser son logement est devenu vital. Meilleur agencement pour définir de façon plus cohérente les espaces, nouvelle décoration pour avoir l’impression de changer d’air, aménagement plus poussé de ses extérieurs : on prend les choses en main et on se construit un véritable petit havre de paix. Épaulé par des professionnels ou en mode « tuto », pour l’inspiration comme la réalisation, on se lance dès à présent pour être fin prêt dès que les beaux jours arriveront.

La maison comme un cocon

La tendance cocooning pour toutes les pièces de la maison.

La saison hivernale nous a incités à renforcer le côté douillet de nos intérieurs. Plaids, tapis à poils longs, coussins moelleux, assises confortables : passer l’hiver au chaud est une priorité.

Ce côté cocooning reste bien présent, même quand les températures remontent. Que ce soit dans le salon ou la chambre à coucher, on conserve cette ambiance chaleureuse. Et il en est de même pour les espaces de travail. Même si les experts conseillent de s’aménager un véritable lieu pour télétravailler, l’austérité n’est pas obligatoire. 

On prend soin d’organiser un bureau qui corresponde pleinement à nos besoins. Il peut être installé dans une pièce dédiée si cela est possible. Si l’espace manque, on imagine une structure permettant d’isoler un espace dans la chambre ou dans le salon. Cloisons en bois ajourées, séparation matérialisée avec des plantes ou encore paravent : tout est possible pour bien marquer la différence entre espace perso et espace pro. Cela peut aussi être simplement un meuble qui ferme, comme un secrétaire : il en existe aujourd’hui de nombreuses versions, modernes ou totalement vintage. Une fois les portes closes, on quitte le mode boulot.

On met ensuite l’accent sur le confort : une vraie chaise convenable, un bureau ergonomique, une décoration zen, stimulante ou apaisante selon nos envies. Un cocon dans notre cocon, pour favoriser notre mise en action tous les matins.

Retour aux sources

Cette année encore, la tendance sera à la simplicité en matière de décoration d’intérieur. Ces envies de naturel conduisent au plébiscite de l’artisanat d’une part, et des matériaux bruts d’autre part. Le trio gagnant ? Le lin, le bambou et le rotin. Ce dernier a fait son grand retour grâce aux fauteuils dits « Emmanuelle », mais cette matière star des années 1970 se décline sur d’autres objets, comme des miroirs.

Les matières naturelles viennent adoucir nos intérieurs.

Dans toutes les pièces de la maison, habillant différents supports, en légères touches ou de façon plus prononcée, ces matériaux naturels séduisent particulièrement les personnes en recherche d’un intérieur authentique, voire rustique chic.

L’artisanat dans la tendance

Dans la lignée du consommer local et durable, l’artisanat tire son épingle du jeu. Les produits réalisés en petites voire très petites quantités, avec des matériaux sourcés, par les talents de notre région, nous séduisent de plus en plus. Recherche d’authenticité, rejet de la standardisation : nous voulons des objets qui ont du sens. Pour compléter notre décoration, on se tourne aussi vers les artistes locaux. On les repère sur les réseaux sociaux, durant des visites virtuelles, on consulte les plateformes dédiées (le Marché Super par exemple) ou on se rend dans les galeries qui sont, pour le moment, toujours ouvertes.

Les grandes tendances déco

Il y a celles qui sont fugaces, celles qui sont plus tenaces et celles qui deviennent même des intemporelles. La déco Scandinave fait-elle partie de cette catégorie ? Elle est présente depuis des années et sait se réinventer pour être toujours en première ligne. La dernière déclinaison a donné naissance au terme Japandi qui, comme son nom l’indique, rassemble cocooning scandinave et esthétisme japonais. 

Voir aussi

Finie la rigidité, place aux arrondis tout en douceur.

Comment l’adopter ? On se concentre sur l’essentiel, le fonctionnel et on se débarrasse du superflu. Du côté des matières, on privilégie les matériaux naturels, avec du bois clair se mariant avec des essences plus foncées, du métal teinté de noir ou encore du cuir ou du béton. Les lignes sont épurées et les couleurs restent neutres (blanc, noir, anthracite), pastels, alternant avec des teintes plus soutenues comme du bleu nuit ou du vert bouteille. 

Autre tendance à conserver des années précédentes : le Face Line Art. Cette dénomination rassemble des éléments de décoration, des objets, des affiches aux lignes abstraites, rappelant les tableaux de Matisse ou de Picasso.

Arrondir les angles

Les membres de notre corps ayant déjà rencontré les coins blessants de nos meubles vont adorer cette tendance. Le Squircle – contraction des mots Square (rectangle) et Circle (cercle) – désigne un carré ou un rectangle avec des bords arrondis. Et ce mobilier géométrique aux contours courbés semble être l’une des stars de nos appartements et nos maisons pour 2021.

Les adeptes du désordre ont (enfin) leur mouvement

Allergique au rangement méthode Marie Kondo ? Le minimalisme vous angoisse ? Vous êtes plutôt adepte du chaos ? La tendance du cluttercore est faite pour vous. Mais attention, il ne s’agit pas de se revendiquer de ce mouvement dans le simple objectif de justifier une absence totale d’ordre. Ce terme ne fait pas référence à un intérieur en désordre mais plutôt à un encombrement savamment étudié pour ressembler davantage à un cabinet de curiosités qu’à ces appartements habités par des syllogomaniaques (ou accumulateurs compulsifs). 

À l’inverse de la tendance minimaliste, le « Cluttercore » prône l’opulence en matière de décoration.

Ce néologisme apparu sur les réseaux sociaux est le résultat de la contraction des termes Clutter (désordre) et Core (essentiel). L’accumulation est ici érigée en art. On ne surcharge donc pas aléatoirement son intérieur. On va au contraire réfléchir, penser, étudier la disposition de chaque objet. 

Vous êtes perdu ? Il existe bien évidemment des tutos pour apprendre à intégrer cette tendance du cluttercore dans notre décoration. Sa popularité est grandissante, ce qui pousse les experts à souligner la corrélation entre le contexte ambiant et nos envies d’intérieurs chaleureux, composés d’éléments réconfortants. On sélectionne alors nos objets préférés et on complète avec toute une armada de coussins, plaids, couvertures et tapis pour mettre un peu de chaleur dans notre quotidien.

L’air du végétal

Les dernières périodes de restriction ont révélé notre besoin de verdure. Les personnes vivant en appartement, en ville, sans arbre dans un rayon du fameux 1 km autorisé pour la balade quotidienne peuvent en témoigner : le manque de nature joue fortement sur le moral. Avoir un espace extérieur est aujourd’hui l’un des critères incontournables d’une recherche immobilière. 

L’art de fleurir son balcon.

Même si vous ne disposez que d’un balcon en ville, rien ne vous empêche de le végétaliser au maximum. Il suffit de choisir les plantes et fleurs qui s’épanouiront le mieux. Pour cela, on étudie l’exposition, l’ensoleillement et on est honnête avec nous-même quant à notre investissement dans l’entretien au quotidien. Il existe aujourd’hui de nombreux contenants pour structurer un petit espace, comme l’aménager de façon verticale. Vous pouvez même opter pour quelques légumes, grâce à des carrés potagers savamment étudiés.

Pas de balcon ? Les plantes d’intérieur peuvent aussi apporter ce côté nature si réconfortant. De la même façon, on étudie son logement, sa luminosité, sa température pour choisir les espèces qui s’y plairont le mieux.

Pas d’extérieurs et pas la main verte ? Les imprimés floraux sont pile dans la tendance. Feuillus, fleuris ou les deux, le papier peint apporte un petit côté wild ou carrément baroque à notre pièce de vie.

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