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Tous en voiture électrique ?
Sombre Clair

Tous en voiture électrique ?

Crise sanitaire, conscience écologique, nouveaux modes de transport… Ces derniers mois ont malmené le secteur automobile. Entre attitude des consommateurs et évolutions du secteur, quid de la voiture de demain ?   

Le spectaculaire essor des voitures électriques et hybrides.

La révolution du monde automobile ? 

Bousculées par la crise sanitaire et les périodes de confinement, les ventes d’automobile neuves en France sont retombées en 2020 à leur niveau de 1975 ! Les immatriculations se sont effondrées de 25,5 % par rapport à 2019 selon les chiffres publiés au début de cette année par le Comité des constructeurs français d’automobile (CCFA). C’est donc dans ce contexte particulier que constructeurs et concessionnaires ont abordé l’année 2021. 

Les chiffres du marché mondial 

Mais malgré des circonstances difficiles et l’impact négatif de la pandémie sur l’industrie automobile, les véhicules électriques et hybrides ont fait un pas de géant dans de nombreux pays en 2020. On estime que ces véhicules ont représenté 4,2 % des ventes mondiales de véhicules neufs aux particuliers l’année dernière, contre 2,5 % en 2019.

Aujourd’hui, c’est en Europe du Nord que la mobilité électrique se développe le plus rapidement avec la Norvège en tête : en 2020, trois voitures particulières vendues sur quatre étaient électriques ou hybrides dans ce pays, tandis que l’Islande, la Suède et la Finlande s’imposent également dans le top 5. La Chine, qui est de loin le plus grand marché mondial en matière de volume de ventes, est quant à elle sortie du top 10 avec une part de 6,2 % en 2020. Les États-Unis restent eux assez loin derrière avec une part de marché de seulement 2,3 % (source EV- volumes). 

Les nouveaux véhicules mis sur le marché permettent de faire de plus long trajets.

Et en France ? 

L’année aura également été marquée par un spectaculaire décollage des hybrides et électriques qui captent désormais plus de 20 % du marché. Avec exactement 21,5 % des immatriculations (14,8 % pour les hybrides et 6,7 % pour les électriques), c’est une véritable révolution qui est en marche tant au niveau de nos usages que de nos sociétés. Ce début d’année 2021 confirme la tendance : au 1er mai, 23,1 % des immatriculations étaient des voitures hybrides et 6,9 % des électriques (source CCFA). Notons que c’est la ZOE de chez Renault qui arrive en tête des ventes de ces véhicules. Des chiffres qui montrent bien que cette tendance fait plus que se confirmer. Mais cela ne va pas sans soulever de questions sur ces nouveaux véhicules. Comment les recharger ? Où ? à quel coût ?

Électrique, hybride, quelles différences ? 

Nous sommes moins nombreux chaque année à privilégier le tout voiture, les nouveaux modes de transport se développent mais aussi nous aspirons à rouler plus propre tout en limitant la pollution sonore. 

On distingue aujourd’hui différents types de véhicules sur ce secteur : les électriques, les hybrides, les hybrides rechargeables… pas toujours évident de se repérer en tant que futur acheteur ou utilisateur. 

Les véhicules 100 % électriques 

Une wallbox pour recharger sa voiture à la maison.

La voiture électrique ne fonctionne que grâce à l’électricité. Son autonomie est donc moins importante qu’une hybride par exemple. En dehors de votre domicile, vous pourrez la recharger dans un parking public ou privé, une entreprise, sur la voie publique, une aire d’autoroute ou certains centres commerciaux, dès lors que l’électricité est disponible et qu’il y a une prise ou une borne. La recharge s’effectue au moyen d’un câble qui est attaché à la borne ou fourni par le constructeur. Les embouts sont appelés « connecteurs » et doivent être compatibles d’une part, avec la borne et de l’autre, avec le véhicule à recharger. La recharge à domicile constitue environ 95 % des usages. Deux options s’offrent alors à vous : la prise domestique ou l’utilisation d’une wallbox, recommandée par les constructeurs. Son installation à un coût (de 500 à 1 200 €) mais il existe une aide à l’installation de 30 % sous la forme d’un crédit d’impôt. 

Les hybrides 

Une voiture hybride utilise quant à elle deux types de motorisation : une motorisation thermique et une motorisation électrique. L’objectif principal de ce type de véhicule est de limiter les émissions de CO2 et de réduire la consommation énergétique du véhicule (et donc de diminuer les frais liés à l’achat de carburant). La différence entre hybrides et hybrides rechargeables tient essentiellement à la capacité de leur batterie et au mode de chargement. Enfin, si les voitures hybrides rechargeables et non rechargeables se rechargent toutes les deux en roulant (via le freinage régénératif et l’utilisation du moteur thermique), l’hybride rechargeable peut également être rechargé via le raccordement à une borne électrique.

L’hybride toujours plus prisée.

Comment choisir ? 

Là encore, tout va dépendre de vos habitudes, de vos souhaits en terme de mobilité. Si vous êtes un parfait citadin, le 100 % électrique sera parfait pour faire vos quelques kilomètres quotidien et vous opterez alors sans doute pour la nouvelle AMI de Citröen, la Fiat 500e ou encore la Peugeot E-208. À noter, certains constructeurs proposent de plus en plus d’adapter le véhicule au besoin du client. Par exemple, je roule toute l’année en ville mais j’ai besoin d’un véhicule plus familial pour partir l’été en vacances ? Pas de souci, j’opte alors pour une formule qui me permettra de changer de véhicule pour quelques semaines. 

Si en revanche, vous roulez plus ou faites de longues distances, l’hybride est à privilégier. Surtout qu’avec ce type de véhicule vous pouvez vous faire plaisir avec la mise sur le marché de SUV comme le Volvo XC40 par exemple, de monospace sans oublier des gammes plus luxueuses comme Tesla ou Porsche.

Jean-Christophe Rennesson. Concessionnaire OPEL SA Rennesson

Les clients intègrent de plus en plus ces nouvelles formes d’énergie. On vend assurément beaucoup moins de diesel. Pour les clients 100 % électriques, c’est souvent un second véhicule ou ceux qui vivent en cœur de ville. Sur ces modèles, l’autonomie est clairement perfectible ! Sur l’hybride on a plus de succès car là il n’y a quasi aucune contrainte d’autonomie.

Les clients se rendent compte aussi des avantages pécuniaires (plus de carburant, moins d’entretien…). Sur tous ces modèles, les formules en location fonctionnent très bien et apportent une vraie souplesse au client.

Trouver une borne de recharge, un casse-tête encore à résoudre ! 

Des applis pour vous aider à trouver une borne.

Aujourd’hui face à la demande croissante, de nombreuses applications se développent et d’autres déjà existantes vous aident à localiser les bornes. Le service ChargeMap par exemple permet de les localiser sur une carte et d’effectuer une recherche à partir d’une adresse. Ce service est accessible sur Internet ou via une application mobile.

Vous pouvez aussi apporter votre contribution en ajoutant une borne qui n’y figurait pas. C’est ce que font des milliers d’utilisateurs afin d’avoir la base de données la plus à jour possible. Récemment, Hyundai s’est associée à Waze pour permettre aux conducteurs français d’identifier facilement les bornes de recharge à proximité.

En un trimestre, le nombre de points de recharge ouverts au public a progressé de 7 %. C’est cependant insuffisant au regard de la progression des véhicules électriques et hybrides rechargeables. 

L’Avere France (Association Nationale pour le Développement de la Mobilité électrique) dénombrait au 1er mai 2021 quelque 33 363 points de recharge ouverts au public. Contre 31 206 il y a 3 mois. Soit 6,91 % de progression.

Si le nouveau baromètre témoigne que le maillage progresse bien en France, il n’est pas encore à la hauteur des ventes enregistrées ces derniers mois.

Combien ça coûte ? 

Il existe aujourd’hui une pluralité d’offres et de tarifs. Pour calculer le coût à domicile, prenez la capacité totale de la batterie de votre voiture électrique et multipliez-la par le prix du kilowatt-heure (kWh) facturé dans le cadre de votre abonnement électrique. Le coût de la recharge complète d’un véhicule électrique dépend de la capacité de sa batterie (la quantité d’énergie qu’elle peut stocker).

Le développement des points de recharge dans le paysage urbain.

Pour encourager la transition énergétique, certaines bornes de recharge pour véhicule électrique sont gratuites. C’est le cas de certains parkings municipaux ou de grandes surfaces et centres commerciaux. Dans certains parkings, la gratuité s’applique à la recharge mais aussi au stationnement. Dans d’autres, la recharge est gratuite mais le stationnement payant. Enfin, certains nécessitent l’utilisation d’un badge qui vous permet d’être débité directement sur votre compte bancaire. 

L’objectif des années à venir est bien évidemment de simplifier et d’harmoniser au mieux les solutions sur le territoire français mais aussi à l’échelle européenne.

Inciter les Français à rouler plus propre pour préparer les villes de demain.

Aides et fiscalité 

Aujourd’hui, la question du coût de ces véhicules est dans tous les esprits. Par le biais d’une fiscalité incitative, l’État pousse les Français à s’équiper. Aujourd’hui, on peut surtout citer le bonus écologique et la prime à la conversion. 

Le bonus écologique est une aide d’un montant maximum de 7 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique neuf ou d’occasion ou d’un véhicule hybride rechargeable neuf. Il existe également un bonus jusqu’à 50 000 € pour l’achat d’un poids lourd, autobus ou autocar électrique ou hydrogène neuf.

L’objectif de la prime à la conversion est d’aider tous les Français, particuliers ou professionnels, à acheter un véhicule neuf ou d’occasion en échange de la mise au rebut d’un vieux véhicule. Vous pouvez bénéficier jusqu’à 5 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable neuf ou d’occasion. Ces barèmes sont pour le moment applicables jusqu’au 30 mai 2021. Les constructeurs et les organisations professionnelles comme le CNPA (Conseil National des Professions de l’Automobile) espèrent que les dispositifs actuels vont être prolongés pour permettre de booster les ventes et d’aider cette branche de notre économie à sortir de la crise qu’elle traverse d’une part, mais surtout car il s’agit d’un levier incontournable pour accélérer la transition du parc roulant. Pour cette raison, de nombreux concessionnaires proposent des portes ouvertes sur le mois de juin afin de permettre à leurs clients de profiter de ces mesures. 

Pour les professionnels

Des utilitaires « verts » pour les professionnels.

Du côté des professionnels, la loi LOM (Loi d’Orientation des Mobilités) est claire : 50 % du parc automobile devra être électrique d’ici 2030. Un changement majeur qui peut créer des sueurs froides à plus d’un dirigeant. Car au-delà de la voiture, c’est tout un modèle qui est à revoir : comment et où mes salariés vont pouvoir recharger, quid de ceux qui font de longues distances… Idem du côté des transporteurs ou autres services de livraison qui vont voir s’ajouter à cela l’interdiction d’entrer dans les ZFE (Zones à Faibles Émissions). Certaines entreprises comme La Poste par exemple commencent à s’équiper. Car pour ce que l’on appelle le dernier kilomètre ou kilomètre zéro il va falloir trouver rapidement des solutions.

Des utilisateurs satisfaits ? 

Au-delà du changement sociétal que ces nouveaux véhicules impliquent, la vraie question est comment l’utilisateur s’adapte – ou non – à ce changement. Nous avons posé la question à des amoureux de la voiture, de ceux qui aiment entendent vrombir le moteur. Leur réponse est unanime : ces véhicules apportent un vrai confort de conduite et le silence est aussi très appréciable ! Beaucoup évoquent l’ambiance à bord, l’absence de vibrations. C’est finalement une autre manière d’envisager la route et le véhicule. Bien évidemment, il reste des questions et des interrogations, notamment sur les batteries, leur autonomie et la manière dont nous pourrons les recycler.

Une nouvelle manière d’envisager le plaisir de la conduite.
Etienne COPINET. Directeur du Pôle Champagne Ardenne – AutoBernard

Aujourd’hui, on distingue deux marchés : le B to C et le B to B. Pour le premier, notre rôle de conseil en tant que concessionnaire est de déterminer avec le client ce que l’on appelle le TCO, ou coût total d’utilisation. En étudiant votre usage quotidien, le kilométrage de conduite et l’accessibilité à une prise, on peut déterminer si vous êtes « électro compatible ». Si en plus le futur client a une prise électrique ou une borne de recharge à proximité, le passage à l’électrique ou à l’hybride se fait quasi naturellement. Et souvent, l’essayer c’est l’adopter tant le confort de conduite est séduisant.

Pour le B to C, les enjeux et les motivations sont différents. Avec la loi LOM, les entreprises avec une flotte de plus de 100 véhicules devront avoir dans leur parc 10 % de véhicules électriques à horizon 2022 et 50 % d’ici 2030. Il y a donc un travail colossal à accomplir tant de sensibilisation que de réflexion (fiscalité des utilisateurs, organisation du travail, équipement des entreprises en bornes…). Sur ce volet, l’état encourage les entreprises par le biais de dispositifs fiscaux (pas de taxe sur les véhicules de société par exemple).

Le frein au développement reste évidemment la densité des bornes de recharge, tant pour le professionnel que pour le particulier. Globalement, on peut dire que l’avenir de l’automobile passera forcément par l’électrique, notamment avec le déploiement des ZFE. À fin avril, 12 % des immatriculations étaient des voitures électriques ou électrifiées, un chiffre jamais atteint jusqu’à présent, signe que la tendance fait plus que se confirmer !

La fin du moteur thermique ? 

La fin de la pompe à essence ?

Cette véritable révolution signifie-t-elle la fin d’une époque ? Oui assurément au regard des lois (LOM, future Norme Euro 7). Mais au regard des chiffres, cela se complique ! Aujourd’hui en France le parc automobile est encore à quasi 90 % thermique.

L’accélération de la mise en place des ZFE et la réglementation envisagée par Bruxelles risquent fort de créer des turbulences. La Commission européenne travaille à la préparation de la déclinaison de son Green Deal pour le secteur automobile, qui sera présenté en juin. Jusqu’à présent, l’interdiction de la vente des voitures thermiques neuves a été fixée à 2040. Selon toute probabilité, cette date serait avancée à 2035… C’est-à-dire quasiment demain !

ZFE : Zone à faibles émissions

Elles ont été créées pour protéger les habitants des villes et métropoles où la pollution de l’air est importante. Dans le périmètre d’une ZFE, seuls les véhicules les moins polluants (en fonction de leur certificat Crit’Air) ont le droit de circuler. Ce sont les communes qui fixent les périodes où la circulation est restreinte, les types de véhicules concernés (voitures, poids lourds…) ainsi que le niveau Crit’Air minimum pour pouvoir circuler.

Franck Guyot Président
du Groupe Guyot

L’électrification des véhicules est évidemment un sujet de taille. On est en pleine rupture technologique. Il faut savoir qu’un constructeur comme Volkswagen a totalement arrêté la recherche et développement sur les moteurs thermiques. Donc la conclusion, c’est qu’il n’y a plus d’avenir sur ce type de motorisation. Hormis peut être sur quelques petits véhicules ou des marchés de niche. L’avenir c’est l’hybride puis à terme le 100 % électrique. Nous n’aurons pas vraiment le choix. L’enjeu pour notre profession ? Accompagner nos clients qui ne sont pas toujours au fait de cette réglementation. Car si demain mon domicile est dans une ZFE et que je n’ai pas anticipé, comment vais-je me déplacer ? 

Du côté des entreprises, c’est un peu différent car il y a vraiment de gros avantages fiscaux. L’électrification des parcs progresse et de plus en plus d’entreprises s’y mettent. Enfin, l’autre impératif, c’est que les collectivités accompagnent cette transition par le développement rapide de l’offre en bornes électriques ! 

Vignette Crit’Air

Le certificat (ou vignette Crit’Air) se présente sous la forme d’un autocollant rond et correspond à une classe de véhicule définie en fonction des émissions de polluants atmosphériques. Le certificat est obligatoire dans certaines zones. Il peut également permettre de bénéficier de certains avantages instaurés par les collectivités. Vous pouvez commander votre vignette sur le site www.servicepublic.fr

Sur notre territoire aussi les choses s’accélèrent. Selon la taille des villes et des agglomérations, acteurs publics et privés s’adaptent pour préparer nos villes de demain. 

Pour Reims et le Grand Reims, la collectivité s’est dotée de bornes de recharge pour véhicules électriques sous deux formats :  le Grand Reims directement à l’échelon de la ville de Reims, et par le biais d’une convention avec le SIEM (Syndicat Intercommunal des Énergies de la Marne) à l’échelon du territoire de la communauté urbaine ainsi qu’en complément sur la commune de Reims.

Une offre croissante 

Dix bornes de recharge pour véhicules électriques ont pris place dans dix parcs de stationnement de Reims. Sur l’ensemble des territoires du Grand Reims, 68 bornes de recharge sont installées ou en cours d’installation (1 borne = possibilité d’accueil de
2 véhicules).

Des bornes de recharge facilement accessibles.

Vous pouvez aussi accéder à des bornes de recharge via les opérateurs privés comme dans les parkings Champagne Parc Auto. Au total, le public dispose de 26 emplacements répartis dans les 6 parcs. Pour Olivier Guinot, Directeur général de Champagne Parc Auto, la demande est croissante : « On a vraiment constaté une utilisation plus importante depuis 2020. Selon les endroits, le taux de fréquentation de nos bornes se situe entre 25 % et 40 %, ce qui est très intéressant ». L’automobiliste paie son stationnement et ensuite la recharge est gratuite. Pour les utiliser, il est conseillé de télécharger l’application Virta.

Virta

Le réseau Virta est l’un des plus vastes d’Europe. En plus de leurs propres bornes, vous pouvez charger votre véhicule sur quelques milliers de points de charge à travers l’Europe. En tant qu’utilisateur inscrit, vous pouvez profiter de prix 30 % moins chers en moyenne. Toutes les informations sont sur le site www.virta.global.fr

La ville a également mis en place le stationnement gratuit deux heures par jour pour les véhicules propres ou écologiques, quelle que soit la zone concernée (sur voierie). Les véhicules visés par ce dispositif sont tous les véhicules fonctionnant au GPL, GNV, Flexfuel, électriques et hybrides. 

Le Cours Langlet à Reims, un axe dans la future ZFE.

En 2018, la Ville de Reims et le Grand Reims se sont engagés auprès du Ministère de la transition écologique et solidaire pour le déploiement d’une politique environnementale qui passera par le déploiement d’une ZFE dans les mois à venir.

Toutes ces mesures ont un objectif : s’attaquer en premier lieu à la réduction des concentrations en dioxyde d’azote, seul polluant en dépassement réglementaire et dont la source principale est la circulation routière. Ainsi, la qualité de l’air de nos villes devrait nettement s’améliorer dans les années à venir. 

Le week-end de l’Auto et de la Mobilité en juin 

Organisé par l’association Les Vitrines de Reims le week-end de l’Auto et de la Mobilité aura lieu les 25 et 26 juin prochain* 

En partenariat avec le CNPA (Conseil National des Professions de l’Automobile), Les Vitrines de Reims accueilleront 36 véhicules électriques et hybrides de dernière génération présentés par 18 marques revendues par des concessionnaires rémois (Audi, BMW, Citroën, Ford, Mini, Renault et bien d’autres). Un centre d’essai sera situé à proximité de l’exposition, permettant ainsi aux clients d’essayer sur place le ou les véhicules de leur choix. 

Parallèlement, des solutions déjà bien implantées au centre-ville seront exposées telles que les vélos électriques en libre-service Zebullo et les automobiles en autopartage CITIZ.  Partenaire du week-End de l’Auto, le musée de l’Automobile présentera un véhicule de collection. 

Pour faciliter l’accès à l’espace événementiel, des navettes en vélo taxi HappyMoov seront mises en place gratuitement pour relier la place d’Erlon et l’esplanade Porte de Mars.

* Vendredi 25 et samedi 26 juin de 10 h à 19 h – Esplanade de la Porte Mars – Sous réserve de l’accord des pouvoirs publics. 

Voir aussi

La ville préfecture se dote progressivement de bornes de rechargement.

Du côté de Châlons en Champagne et de son agglomération, les bornes se déploient également. Ici aussi, l’objectif est de mailler le territoire et d’installer les bornes dans des lieux fréquentés, où il y a de la vie et du passage. L’enjeu étant que les utilisateurs puissent faire leurs courses ou aller au cinéma pendant que leur véhicule se recharge. 

Après Châlons en Champagne, les communes de Courtisols, L’Épine, Fagnières, Saint-Memmie, Saint-Martin-sur-le-Pré, Suippes, Mourmelon-le-Grand, Sainte-Ménehould ou encore Vertus ont ou auront bientôt leur borne de recharge. Pouvoir recharger son véhicule n’importe où sur le territoire est l’enjeu des années à venir afin que chacun, même les citoyens qui se trouvent en milieu rural, puissent eux aussi utiliser ce type de véhicule.

Le SIEM 

Depuis 2020, le SIEM (Syndicat Intercommunal d’Énergies de la Marne) déploie un réseau d’Infrastructures de Recharge pour Véhicules Électriques (IRVE). 

Pour utiliser les bornes, le SIEM est l’un des fondateurs de la Société Publique Locale (SPL) MODULO. Cette structure permet de bénéficier d’un accès à tous aux bornes avec des coûts raisonnés et identiques à toutes les infrastructures du réseau.

À terme, son ambition est de mailler le département de la Marne et d’offrir aux utilisateurs de véhicules électriques un service de proximité pour leurs déplacements. Les automobilistes trouveront sur leur trajet, tous les 25 km en moyenne, une borne de recharge permettant une charge complète ou un appoint, dans des lieux propices à l’arrêt : commerces, restaurants, maisons médicales…

Depuis plus de 10 ans, la Ville d’Epernay et son agglomération se mobilisent dans une politique de développement durable et plus récemment dans une stratégie air-énergie-climat.

Epernay, une ville engagée dans l’électromobilité durable.

En décembre 2018, l’association Avere-France avait décerné à la ville d’Epernay un Trophée des territoires électromobiles, dans la catégorie « Territoires de moins 50 000 habitants », pour son engagement dans l’électromobilité durable. 

Faisant partie du dispositif national Ville Respirable en 5 ans et labellisée Territoire à énergie Positive pour une Croissance Verte (TEPCV), la Ville s’est engagée au travers de nombreuses actions.

Les quatre premières bornes sont apparues en 2015 et dès cette date, les premiers véhicules municipaux électriques ont été mis en service. « Nous avons toujours travaillé en partenariat avec le SIEM (Syndicat Intercommunal d’Énergies de la Marne) sur ces questions de développement de la mobilité électrique » nous précise Jonathan Rodrigues, Adjoint chargé de la Transition écologique de la ville. 

L’enjeu des villes de demain : un subtil équilibre entre écologie et mobilité des citoyens.

Depuis le développement s’est accéléré et il le sera encore plus dans les années à venir. « Nous privilégions les bornes doubles pour pouvoir accueillir plus de véhicules. D’ici la fin de l’année nous aurons 24 places de stationnement dont 2 bornes appelées super chargeur pour un temps de charge toujours plus rapide » précise Frédéric Girardin, Directeur des services techniques de la Ville. Les bornes sont installées en périphérie du centre ville, en hyper centre, mais aussi sur l’agglomération
(2 bornes à Avize et 2 à Vertus) pour un maillage du territoire. Ainsi l’usager peut venir acheter son pain et recharger son véhicule. 

Niveau tarif, on est entre 2 € et 15 €  la recharge complète mais bien évidemment tout dépend du type de véhicule et de la capacité de sa batterie. Epernay a également mis en place le disque vert qui permet à ces nouveaux véhicules de bénéficier de deux heures de stationnement gratuit au quotidien. 

Aujourd’hui, l’enjeu est de trouver le bon équilibre entre les besoins des utilisateurs et le développement. « Les bornes ont énormément évolué en deux ans. Les plus anciennes sont déjà presque obsolètes d’où le vrai travail de concertation au quotidien » souligne Frédéric Girardin.

Le service d’autopartage très plébiscité par les habitants.

L’autre service qui fonctionne très bien est l’autopartage. « Avec une aide obtenue grâce à notre classement en TEPCV, nous avons un équipement de 4 véhicules dont un utilitaire. Nous avons débuté en 2017 et depuis le succès est allé croissant » explique Jonathan Rodrigues. Il faut dire que souvent essayer ce type de véhicule c’est l’adopter tant le confort de conduite est appréciable !

Les municipalités ont un rôle central à jouer en matière de mobilité, notamment parce qu’elles aident les ménages les plus modestes et développent les infrastructures nécessaires.

La majeure partie des déplacements s’effectue toujours en voiture individuelle. Selon l’INSEE, près de 70 % des salariés français utilisent ainsi leur véhicule quotidiennement pour se rendre au travail, et seulement 16 % des salariés empruntent les transports en commun. En France, la voiture reste associée à la liberté ! 

Il faut donc la préserver pour toutes et tous, en particulier pour les populations les plus précaires, dont le coût des transports représente une part importante des revenus – plus de 20 % des revenus pour les individus vivant sous le seuil de pauvreté, d’après l’Observatoire national de la pauvreté. Il faut également adapter les transports aux impératifs écologiques en les rendant plus propres et plus « collectifs », en ayant recours à l’électrique, au biogaz et aux mobilités douces et en développant des infrastructures appropriées. Ce qui est certain, c’est que les Français sont de plus en plus prêts à franchir le pas grâce à une offre qui devient réellement intéressante tant en termes de prix que de performance.

Qu’appelle-t-on un territoire à énergie positive ?

Un territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV) est un territoire d’excellence de la transition énergétique et écologique. La collectivité s’engage à réduire les besoins en énergie de ses habitants, des constructions, des activités économiques, des transports, des loisirs. Elle propose un programme global pour un nouveau modèle de développement, plus sobre et plus économe.

L’enjeu de demain, des villes toujours plus vertes.
Le marché du véhicule d’occasion toujours plébiscité.

Mais il y a un autre enjeu de taille. « La vraie question est celle de l’accélération de la transition du parc roulant » estime Joan Gobit, adjoint à la Direction de l’Animation Territoriale et des Adhérents du CNPA. Car nous avons beaucoup parlé ici des voitures neuves, qui concernent des acheteurs plutôt aisés et plus âgés. « Aujourd’hui en France, nous avons 2,5 fois plus de transactions de véhicules d’occasion que de véhicules neufs par an. »

Quid de ces utilisateurs qui demain n’auront pas forcément le pouvoir d’achat pour changer de voiture mais qui se verront interdire l’accès aux grandes villes s’ils roulent au diesel ou à l’essence ? à titre d’exemple, 80 % du parc roulant actuel du Grand Paris ne pourra plus circuler dans cette même zone à l’horizon 2024.

Le sujet est donc éminemment stratégique et soulève des enjeux économiques et sociétaux importants. 

Enfin, de toute évidence, les mois que nous venons de traverser ont modifié le comportement des utilisateurs. Avec le développement du télétravail et l’essor du e-commerce, mais aussi le boom des solutions alternatives comme le vélo, la trottinette électrique, les véhicules en autopartage, c’est toute la question de notre mobilité qui est en jeu actuellement. On parle même de « démobilité » pour ces nouveaux modes de vie plus sédentaires où les déplacements sont plus réfléchis. Une mobilité plus consciente où chacun essaie d’allier obligations et enjeux écologiques.

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