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Les permis de A à Z
Sombre Clair

Les permis de A à Z

Sacro-saint sésame et symbole de liberté pour toute personne de plus de 18 ans, le permis de conduire est un vrai sujet qui nous concerne tous un jour. Que vous soyez parent d’un adolescent, que vous songiez à le passer ou que vous deviez le repasser, nous vous proposons de retrouver dans nos pages les infos, les astuces, les réponses aux questions que vous vous posez. Et si vous êtes plus moto, bateau ou poids lourd, pas de panique, nous avons aussi pensé à vous ! 

Avoir 18 ans, c’est bien souvent pouvoir enfin passer son permis. Enfin, ceci s’applique pour les Français car aux États-Unis par exemple l’âge légal (selon les états) est de 16 ans et pour d’autres de nos voisins européens comme l’Allemagne, c’est maintenant dès 17 ans que les candidats peuvent le passer. 

Obtenir son permis : le premier symbole de liberté pour un jeune.

Mais avant de décrocher le précieux sésame, il vous faudra choisir la bonne auto-école, financer ce coûteux permis, trouver une date pour passer l’examen, bref, un parcours qui peut s’avérer parfois compliqué ! Sans oublier d’avoir au préalable réussi l’examen du code ! Un casse-tête pour de nombreux parents et jeunes parfois perdus dans la jungle des offres et des informations. 

Pour maximiser les chances de réussite, certains font le choix de la conduite accompagnée dès 15 ans. Une manière aussi d’avoir déjà acquis une belle expérience avant de se lancer sur la route. Cette formule séduit de plus en plus de monde. Appelée AAC (apprentissage anticipé de la conduite), elle concerne la catégorie B du permis de conduire. L’apprentissage comporte une 1ère phase de formation initiale (théorie et pratique) dispensée par l’auto-école, et une 2nde phase de conduite accompagnée d’au moins 1 an. Le parcours minimum à effectuer est de 3 000 kms avec au total trois rendez-vous pédagogiques avec l’accompagnateur et le parent. 

Les avantages de la conduite accompagnée

La conduite accompagnée : une formule qui séduit de nombreux parents et adolescents.

Lʼ apprentissage anticipé de la conduite permet de réduire la période probatoire du permis à 2 ans au lieu de 3 (les nouveaux titulaires du permis de conduire disposent de 6 points sur leur permis et doivent attendre deux ans sans infraction avant d’en obtenir 12), de commencer la formation initiale en école de conduite (code et conduite) dès 15 ans, d’acquérir de l’expérience de conduite et enfin de passer l’épreuve du permis de conduire à 17 ans (mais il faudra attendre le jour des 18 ans pour pouvoir conduire). 

C’est aussi pour beaucoup une manière d’augmenter sensiblement ses chances de réussite à l’examen du permis de conduire et d’obtenir parfois un tarif préférentiel sur son assurance « jeune conducteur ».

Le prix du permis de conduire

Les auto-écoles sont libres de leurs tarifs. Par conséquent, il est intéressant de les comparer et d’en interroger plusieurs. Cependant, mieux vaut être vigilant sur les modalités, car même si les prix « forfaits » peuvent être alléchants, il ne présume pas du coût global et final. 

Passer son permis de conduire reste très coûteux en France.

Pourquoi parle-t-on de forfait 20 h ?

Le nombre d’heures minimum à réaliser en établissement de conduite avant une présentation à l’examen est de 20 heures (sauf pour les personnes en annulation de permis, les personnes disposant d’un permis étranger ou les personnes ayant opté pour une formation sur boîte automatique). C’est pourquoi la plupart des forfaits proposés par les auto-écoles se calent sur ce nombre, auquel s’ajoute le prix des heures de code, des frais de dossiers aux examens, etc.

Cependant, rien n’oblige l’auto-école à vous présenter à l’examen au-delà des 20 heures. En effet, l’auto-école voit son nombre de places d’examens attribués en fonction du taux de réussite de ses élèves au premier passage. Par conséquent, elle préfère généralement attendre que vous soyez très très bien préparé pour vous présenter à l’examen ! De manière générale, la réglementation impose à l’auto-école de détailler son forfait et d’y indiquer :  la répartition des heures de formation entre l’enseignement du code de la route et la pratique de la conduite automobile ; la mention précise des frais administratifs (frais d’inscription, frais de dossier), des fournitures, des frais d’accompagnement à l’examen, etc. inclus dans le forfait ; l’indication du nombre d’heures de formation incluses dans le forfait et prévues en plus des obligations réglementaires et la mention des frais nécessaires à la formation qui demeurent à la charge du candidat parce qu’ils ne sont pas inclus. 

Les points à vérifier 

Globalement, il faut être vigilant sur l’offre de l’auto-école et en particulier sur le nombre d’heures. En effet, la moyenne nationale du nombre d’heures au permis de conduire est de 35 heures ! Et dans une grande agglomération, ces chiffres peuvent être beaucoup plus élevés. Ainsi, un forfait de 20 heures n’inclut pas les 15 heures supplémentaires que vous aurez à payer peut-être à l’unité et hors forfait. 

Multiplier les heures de conduite pour obtenir son précieux sésame.

Même si nous vous souhaitons de réussir dès le premier passage, il vous faudra aussi vérifier le coût d’un nouvel essai. En effet généralement le forfait inclut une seule présentation, et tout autre essai est payant. Vérifier également la durée du forfait si pour différentes raisons vous devez interrompre quelques temps votre formation. 

Comment financer son permis de conduire ?

En moyenne en France le permis de conduire coûte autour de 1 600 €.  Mais l’heure de conduite peut coûter jusqu’à 60 € dans certaines grandes villes. Compte tenu du nombre d’heures moyen, le coût total atteint parfois des sommets ! Heureusement, il existe quelques aides financières. 

Le permis à « un euro par jour »

Le « permis à un euro par jour » un dispositif pour permettre au plus grand nombre de passer l’examen.

Cette option consiste en un prêt à taux 0 %, ouvert aux jeunes de 16 à 25 ans qui passent le permis B pour la première fois (ou la catégorie A, moto de plus de 125 cm3). Le montant du prêt doit être égal à 800 €, 1 000 € ou 1 200 € sans excéder le montant inscrit dans le contrat de formation ou à 600 € dans le cas d’obtention d’une aide complémentaire directe de l’État ou d’une collectivité locale.

Vous devez directement contracter le prêt avec l’établissement financier. Différentes possibilités s’offrent alors à vous selon les capacités financières et les discussions engagées avec l’organisme prêteur (remboursement mensuel, apport d’une caution…). 

Certains jeunes ne peuvent pas bénéficier d’un prêt permis à un euro par jour car ils ne sont pas en mesure de fournir une caution parentale ou celle d’un tiers demandé par les établissements de crédit. 

C’est la raison pour laquelle depuis 2009, le Comité interministériel de la sécurité routière a décidé d’assurer la prise en charge publique du cautionnement du prêt permis à un euro par jour pour les jeunes exclus de ce prêt et inscrits dans une démarche de formation ou d’accès à l’emploi. Vous pourrez trouver les renseignements concernant ce dispositif sur le site :
www.securite-routiere.gouv.fr

Comment choisir son auto-école

Lorsqu’il est question de choisir une auto-école, beaucoup s’arrêtent au seul critère de la proximité. Or, bien d’autres éléments peuvent aider à déterminer si un établissement est digne de confiance… ou non. 

Le taux de réussite à l’examen, un critère à prendre en compte.

Certes il y a le prix mais comme nous l’avons vu précédemment, selon le candidat, le tarif peut varier fortement selon si vous ferez 20 ou 40 heures de conduite. 

Outre le prix, on trouve également des classements avec le taux de réussite.  Pour la Marne par exemple en 2019 le taux de réussite au permis B tous candidats confondus était de 52,6 % (chiffres issus du ministère de l’Intérieur). Ce qui permet déjà de situer l’auto-école que vous visez. 

Pour calculer le taux de réussite d’une auto-école, on fait l’équation entre le nombre de candidats présentés et le nombre de candidats reçus. Mais dans les faits, il existe plusieurs lectures et plusieurs taux. Bref, un vrai casse-tête surtout que ces chiffres sont difficiles à obtenir ! Il existe néanmoins – outres les services de la Préfecture – des comparateurs qui permettent aux utilisateurs de noter eux-mêmes leur auto-école. Les chiffres sont alors basés sur des retours d’expérience. On peut citer le site vroomvroom.fr par exemple qui donne quelques indications. 

Le label qualité

Un élément qui peut vous aider à choisi une auto-école plutôt qu’une autre : la label qualité. Il existe en effet un label « qualité des formations au sein des écoles de conduite » auquel peuvent prétendre les centres de formation. Privilégier une auto-école qui bénéficie de ce label est nécessairement un gage de qualité.

Le transfert de dossier

Pouvoir transférer son dossier sans frais en cas de déménagement.

En cas de mésentente avec l’établissement (délai trop long, tarifs excessifs…) ou tout simplement de déménagement, il peut arriver de vouloir changer d’auto-école. Or, de nombreux établissements empêchent le transfert de dossiers d’une auto-école à une autre, bien que cette pratique soit autorisée par la loi.

Ainsi, depuis le 1er juillet 2015, les droits des candidats au permis de conduire s’élargissent : plus aucun frais ne peut leur être appliqué en cas de transfert de leur dossier. A la clé, une économie de 50 € à 200 € en moyenne.

Les 5 points à ne pas oublier ! 

Au moment de choisir, voici les
5 questions que vous devez poser à l’auto- école : 

• Comment s’effectue la formation théorique ? Un moniteur doit être, au minimum, présent pendant les leçons de code pour assurer les corrections. Si l’auto-école dispose d’une plateforme en ligne pour s’entraîner à distance, c’est un réel plus.

• La séance d’évaluation se fait – elle en voiture ? Cette séance permet d’évaluer le nombre d’heures de leçon nécessaires à l’élève. Elle s’avère inefficace si elle est pratiquée à l’aide d’un simulateur. 

• Quelle est la durée du contrat de formation ? Certains contrats limités à 6 mois rendent l’obtention du permis de conduire quasi impossible. Il est important de bien lire les clauses de chaque offre avant de s’engager. Après expiration du contrat, il sera nécessaire de payer une nouvelle offre pour poursuivre la formation. 

• Combien de candidats se présentent à l’examen pratique chaque mois ? Le nombre de places à l’examen pratique est attribué chaque mois par l’État, selon le taux de réussite des établissements. En clair : plus le nombre de place est important, plus l’auto-école est réputée sérieuse. 

• Quel est le rythme des leçons de conduite ? Trop peu d’heures par semaine rendent l’apprentissage inefficace. On considère que 2 à 3 heures par semaine sont suffisantes pour intégrer efficacement les règles de conduite sur la route.

Avec tout ça, on ne peut pas vous garantir une réussite dès la première fois mais au moins vous mettez un maximum de chances de votre côté !

Avec mon permis B, je peux conduire quoi ?

Le permis B permet de conduire une voiture ou une camionnette (soit un véhicule utilitaire léger de moins de 3,5 tonnes conçu et construit pour le transport de marchandises). Il permet aussi de conduire, sous conditions, un camping-car, une moto légère ou un tracteur.

Le permis B permet notamment la conduite d’un camping car.

Et les auto-écoles en ligne ? 

En Voiture Simone, Ornikar… depuis quelques années, des offres de formation à la conduite d’un nouveau concept se multiplient sur internet. Ce sont en général des plates-formes qui proposent de passer les épreuves théorique et pratique en candidat libre. 

Leurs promesses ? Une aide aux démarches administratives, des moniteurs diplômés d’État disponibles 7 jours/7 et aux horaires flexibles, des délais de passage d’examen identiques à ceux des élèves présentés par les auto-écoles classiques et surtout, des forfaits permis « code + 20 heures de conduite » autour de 700 €, le code à prix cassé, ainsi qu’un apprentissage à votre rythme et sans contraintes. Une offre qui semble effectivement très alléchante pour plus d’un candidat ! Mais est-ce vraiment la bonne idée ? 

Passer son code en ligne, une solution pratique pour certains candidats.

Vous n’avez que le code à passer ? Alors oui, la formule est idéale. Coût peu élevé, souplesse pour réviser (7 jours/7, 24 heures/24), c’est parfait quand on sait réviser seul ! Une vraie bonne idée aussi pour ceux dont le permis a été invalidé faute de points et qui ont à repasser la partie théorique. 

Pour les cours de conduite, là encore, attention aux offres trop alléchantes car bien souvent vous devrez effectuer plus d’heures que le nombre prévues dans le forfait. Mais la difficulté se situe aussi au niveau des formateurs. Moniteurs peu présents dans la région, très sollicités, cela peut être un parcours du combattant ! enfin, changer de véhicule peut aussi être déstabilisant pour un jeune conducteur. Pour finir, si la formule ne vous convient pas, les sommes engagées sont le plus souvent perdues. Un détail non négligeable !

Échec à l’examen ? Pensez à la conduite supervisée 

La conduite supervisée permet au candidat âgé de 18 ans au minimum, inscrit dans une école de conduite, de compléter sa formation initiale par une phase de conduite dite « supervisée » par un accompagnateur, afin de passer l’épreuve pratique dans des conditions plus sereines. Cela permet au candidat d’acquérir une expérience de conduite supplémentaire avant le passage de l’examen ou après, en cas d’échec(s) à l’épreuve pratique. Attention, pour vous inscrire, vous devez aussi avoir l’accord de l’assureur du véhicule.

Les voitures sans permis 

Impossible de faire un dossier permis sans évoquer les véhicules sans permis que l’on croise très fréquemment. Pas encore en âge de conduire, permis retiré pour quelques temps, les raisons qui poussent certains à opter pour ce type de véhicule sont nombreuses. Dans certaines agglomérations comme Paris ou Marseille, c’est un moyen de transport très utilisé par les moins de 18 ans et que beaucoup de parents préfèrent aux deux-roues. 

La voiture sans permis, le début de la liberté pour un jeune conducteur.

Accessible dès 14 ans pour les véhicules deux places, la voiture sans permis reste un véhicule qui est mis en circulation. Donc, impossible de prendre la route – et heureusement – sans un minimum de formation. Si vous souhaitez acquérir ce type de véhicule, il vous faudra passer le permis dit AM ou BSR. 

Pour obtenir le permis AM, sachez que celui-ci dispose de deux options : cyclomoteur et quadricycle léger. Dans le cas d’une voiture, une formation spécifique comprenant une partie théorique et une partie pratique est exigée.

Pour les jeunes gens, c’est en suivant la formation théorique qu’ils vont pouvoir obtenir l’ASSR 1 ou attestation de sécurité routière de niveau 1, ainsi que l’ASSR 2, lesquelles se déroulent en classe de 5e et de 3e. Sinon, vous pouvez suivre la formation théorique auprès d’un centre afin d’obtenir l’ASR ou attestation de sécurité routière.

La partie pratique se fait sur un cyclomoteur ou un quadricycle léger à moteur. Pour apprendre à se familiariser avec les équipements et maîtriser le véhicule, une formation de 2 heures se fera hors circulation. Vous aurez ensuite 4 heures pour affronter le monde réel, c’est-à-dire l’apprentissage sur la route. À ces heures va s’ajouter 
1 heure de plus pour vous sensibiliser face aux risques. En tout, la formation théorique comprend 7 heures d’apprentissage.

Que vous soyez en possession de l’ancienne version du permis ou du nouveau, même nombre de points !

Dans la région, c’est un peu le parcours du combattant pour trouver une auto-école qui permet de passer ce permis car, le plus souvent, elles ne possèdent pas ce type de véhicule. Leur solution ? Vous proposer de passer le permis avec votre propre véhicule une fois que vous l’aurez acheté. Pas l’idéal il faut bien l’avouer ! 

12 précieux points ! 

6  points pour un jeune conducteur, 12 points à la fin de la période probatoire. C’est votre capital de départ lorsque vous devenez conducteur. À vous ensuite d’être un conducteur exemplaire pour conserver ce capital. Si toutefois vous veniez à en perdre, il est préférable de faire un stage avant de voir son permis annulé ! Le stage vous permet de récupérer jusqu’à 4 points dans la limite des 12 points maximum du permis.

Attention, votre permis de conduire ne doit pas avoir perdu sa validité. Vous ne pouvez donc pas suivre un stage si vous avez déjà reçu une lettre recommandée du ministère de l’Intérieur vous informant de l’invalidation de votre permis de conduire pour solde de points nul.

Vous pouvez suivre un stage par an (de date à date), dans n’importe quel département (pas uniquement dans votre département de résidence). Dans la Marne, vous pouvez consulter la liste des centres agréés et réserver votre stage sur le site www.legipermis.com.

Le premier jour du stage, vous devez vous munir d’un relevé d’information intégral récent indiquant le nombre de points dont vous disposez.

La formation dure 14 heures réparties sur deux jours consécutifs. Elle est assurée conjointement par deux animateurs diplômés, l’un est expert en sécurité routière, l’autre est psychologue. À l’issue du stage, une attestation de stage vous est remise si vous avez suivi la totalité de la formation.

Un double de ce document est transmis au préfet du département du lieu de suivi de stage dans un délai de 15 jours. Il est alors procédé à la reconstitution du nombre de points qui prend effet le lendemain de la dernière journée du stage s’il s’agit d’un stage volontaire. Le coût du stage varie de 250 à 300 € selon les centres.

Permis annulé, que faire ? 

Si vous multipliez les infractions, vous risquez de voir votre permis suspendu ou annulé.

En cas d’infraction grave au code de la route, le permis peut être annulé sur décision d’un juge. Pour pouvoir le repasser, il faut tout d’abord se soumettre à un contrôle médical. Ensuite, selon la nature de l’infraction, vous devez soit repasser le code et la conduite ou uniquement le code. Bien évidemment cela ne peut se faire qu’une fois le délai d’interdiction terminé (jusqu’à 10 ans pour les faits les plus graves). Un conseil ? Mieux vaut rouler prudemment et ne jamais oublier les dangers de la route !

Le service Télépoints

Tout conducteur peut connaître le solde de points de son permis de conduire en consultant le service Télépoints (sur le site du ministère de l’Intérieur).  L’accès se fait grâce à des codes d’accès obtenus auprès de la préfecture ou en utilisant le service France Connect. Depuis avril 2021, il est possible d’obtenir ses codes par SMS et d’obtenir un RIR (Relevé d’Information Restreint) avec le service télépoints.
www.tele7.interieur.gouv.fr

Rouler en Europe 

Chez nos voisins britanniques, attention à la conduite à gauche !

Vous ne pouvez posséder qu’un seul permis de conduire européen à la fois. Si vous vous installez dans un autre pays de l’Union Européenne, vous ne devrez en principe pas échanger votre permis, mais vous pouvez le faire si vous le souhaitez.

Pour l’échanger, vous devez être résident du pays dans lequel vous faites la demande et remplir les conditions requises pour avoir un permis de conduire (âge minimum, état de santé, etc.).

Avant d’échanger votre permis, l’administration contactera les autorités de votre précédent pays de résidence afin de vérifier que votre permis n’a pas fait l’objet d’une mesure de restriction, de suspension ou de retrait du droit de conduire. Si vous échangez un ancien permis, vous recevrez en échange le nouveau modèle standard. 

Et les infractions ? 

Vous avez commandé une nouvelle voiture en Italie et vous vous apprêtez à aller la chercher ? Vous traversez l’Europe en voiture ? Attention, pas de lâcher prise possible ! Le code de la route d’un pays s’applique aussi bien aux résidents qu’aux étrangers, même de passage. 

Une directive européenne a été signée il y a 10 ans maintenant pour permettre de poursuivre et de sanctionner les auteurs des infractions routières, même s’ils sont déjà de retour dans leur pays de résidence. 

Rouler chez nos voisins, oui mais attention au code de la route en vigueur.

Les infractions commises à l’étranger ne font cependant pas l’objet d’un retrait de points. Mais vous pouvez évidemment encourir une sanction qui varie selon l’ampleur de la faute commise. En général, ces sanctions vont d’un simple paiement immédiat d’une amende pour excès de vitesse à la mise en fourrière systématique du véhicule si les infractions commises sont graves.

Du côté des deux roues 

Qui n’a pas rêvé un jour de s’offrir un deux roues et de partir sillonner les routes ! Mais pour cela, selon la puissance de l’engin en question, il vous faudra passer un permis spécifique. Le point en quelques lignes ! 

Petite ou grosse cylindrée, les conditions d’accès aux permis AM, A1, A2, A ne sont pas les mêmes. Les conditions peuvent également varier en fonction de l’ancienneté de votre permis B si vous en possédez un. 

Pour conduire une grosse cylindrée, un permis spécifique est obligatoire.

Conduire un cyclomoteur

C’est souvent le premier véhicule d’un jeune conducteur, car il est accessible dès l’âge de 14 ans. Les conditions pour pouvoir conduire un cyclo : pour les personnes nées à partir de 1988, il faut être titulaire du permis AM, du Brevet de sécurité routière (BSR) ou d’un permis de conduire valide. Les personnes nées avant 1988 n’ont pas besoin de permis spécial mais quelques heures d’apprentissage en moto-école peuvent s’avérer utiles. Il vous faudra également souscrire une assurance et avoir une carte grise. 

Voir aussi

Conduire une « – de 125 cm3 » 

Scooter ou motos légères, les « 125 » peuvent atteindre 100 km/h, voire plus, et circuler sur les voies rapides et autoroutes. Pour conduire ce type de véhicule, il faut avoir au moins 16 ans, être titulaire du permis A1 ou être titulaire du permis B depuis au moins deux ans et avoir suivi une formation de 7 heures en moto-école. 

Conduire une « + 125 cm3 »

Il s’agit là des « grosses cylindrées », dont la vitesse peut excéder 130 km/h. Une formation comparable à celle du permis automobile est requise et surtout indispensable ! Il faut alors être âgé d’au moins 18 ans, et obtenir son permis A. 

Pour tous ces permis, vous pouvez vous rapprocher des écoles de conduite et trouver celle qui vous proposera la formule idéale. Comme pour le permis voiture, il vous sera proposé un forfait auquel pourront venir s’ajouter des heures de conduite supplémentaires. Il faut compter entre 700 et 1 500 € selon les heures effectuées et si vous devez ou non passer le code.

Les cylindrées

Les petites cylindrées regroupent les « cyclomoteurs » et les « motos légères ». Les cyclomoteurs ont un moteur thermique n’excédant pas 50 cm3 ou un moteur électrique dont la puissance maximale est de 4 kW (5,5 chevaux). Leur vitesse est limitée à 45 km/h. Les motos légères ont un moteur n’excédant pas les 125 cm3 et leur puissance ne dépasse pas 11 kW (15 chevaux). Quant aux grosses cylindrées, ce sont les motos de plus de 125 cm3 dont la puissance est supérieure à 15 chevaux.

Eh oui, la liberté à deux roues se mérite et surtout, n’oubliez pas équipement spécial, casque et gants, les indispensables du motard !

Les différents permis moto

Pour obtenir le permis A1, il faut être âgé de 16 ans minimum, réussir l’épreuve théorique générale (code) et réussir l’épreuve pratique qui se déroule en deux temps :  sur « plateau », avec interrogation orale, et en circulation pendant 35 minutes. À noter : pour les détenteurs du permis B depuis au moins 2 ans, 7 heures de formation suffisent. Pour le permis A2, vous devez avoir 18 ans ou plus. Vous devez réussir le code et l’épreuve pratique de conduite. Vous pourrez alors conduire une moto d’une puissance n’excédant pas 35 kW.  Enfin, le permis A vous permet de conduire toutes les motos avec ou sans side-car et tous les 3 roues à moteur quelle que soit leur puissance. Vous ne pouvez pas le passer directement. Vous devrez déjà être titulaire du A2, avoir 2 ans de pratique, puis suivre une formation complémentaire de 7 heures.

Conduire un poids-lourd

De retour de vacances ou chaque jour sur les routes, nous croisons ces hommes et parfois quelques femmes au volant d’énormes camions sans lesquels le transport n’aurait pas la même physionomie. Ce secteur recrute en permanence mais pour pouvoir postuler, le sésame s’appelle le permis C. 

Une formation théorique et pratique est nécessaire pour prétendre au permis C.

Il permet de conduire un véhicule isolé dont le poids total excède les 3,5 tonnes auxquels il est possible d’ajouter une remorque. La formation au permis C s’adresse aux personnes âgées de plus de 21 ans qui possèdent un permis B en cours de validité. Si ce dernier a été obtenu il y a plus de cinq ans, il est alors nécessaire de repasser le code. Il faut également être reconnu apte par un médecin agrée et avoir une bonne maîtrise de la langue française. 

Comment se déroule la formation ? 

La formation dure au minimum 70 heures et comprend deux volets principaux : la conduite hors circulation et la partie théorique (sécurité, comportements en cas d’accident, règles du transport routier, bases mécaniques élémentaires…).

Puis vient ensuite la conduite en circulation. Cette partie pratique a pour objectif de permettre au conducteur d’être totalement autonome et d’anticiper les situations présentant des difficultés particulières.

Passer son permis pour profiter des plaisirs de la navigation.

L’été se termine et peut-être avez-vous eu le bonheur de faire du bateau. Au retour, la tentation est parfois grande de passer son permis, même si a priori notre région n’offre pas énormément de lieux où naviguer. Mais en tout cas, il existe un certain nombre d’écoles dans la région qui préparent les différents diplômes. 

En France, un permis est obligatoire pour conduire un bateau de plaisance à moteur d’une puissance motrice de plus de 6 CV, que cela soit sur mer ou sur rivière. Il est également nécessaire pour piloter un véhicule nautique à moteur (VNM), comme une motonautique ou un scooter des mers. Les voiliers et les navires de plaisance équipés d’un moteur d’une puissance inférieure ou égale à 6 CV ne sont pas concernés. Cependant, en eaux intérieures et en rivière particulièrement, le conducteur de l’embarcation devra en posséder un si le voilier dispose d’un moteur de plus de 6 CV.

Les différents permis 

Il existe trois types de permis bateau : le permis côtier, son extension (le permis hauturier) et le permis fluvial (ou permis de plaisance en eaux intérieures). Le permis côtier est l’examen minimum pour avoir le droit de manœuvrer un bateau de plaisance dont le moteur dépasse 6 CV. Il permet de naviguer de jour comme de nuit, en mer et sur les lacs ou sur plans d’eaux fermés, jusqu’à six milles nautiques d’un abri, sans restriction de taille ni de puissance de moteur. Pour conduire un bateau de plaisance au-delà de ces distances, il faut posséder en plus de l’option côtière l’extension hauturière.

Le permis bateau hauturier

Il permet de conduire un bateau de plaisance d’une puissance motrice de plus de 6 CV en mer et sur les lacs ou plans d’eaux fermés, de jour comme de nuit, sans limites de distance d’un abri ou des côtes. Il est indispensable pour naviguer avec une visibilité réduite et hors vue des côtes. Pour pouvoir passer le permis hauturier, il faut être titulaire du permis côtier. Il s’agit du permis le plus avancé qu’un marin de plaisance puisse obtenir.  

Le permis bateau fluvial

Il permet de conduire un bateau de plaisance d’une puissance motrice de plus de 6 CV sur les rivières, les fleuves et les lacs à condition que l’embarcation n’excède pas vingt mètres de longueur. Si une embarcation excède vingt mètres de longueur, son conducteur devra ajouter à ce premier permis une extension « grande plaisance eaux intérieures » (autorisée à partir de 18 ans).

La législation française vous permet aussi de naviguer sans permis selon le type d’embarcation (longueur, puissance…). Les loueurs professionnels sont bien évidemment à même de vous répondre afin de vous aventurer sans risques.

Passer son permis pour naviguer sur les canaux.

Y’a-t-il un âge limite pour passer son permis de conduire ? 

La loi ne mentionne rien à ce sujet. Et pourtant nous avons toutes et tous quelqu’un de notre entourage qui n’a jamais passé son permis. Peur de l’échec, coût trop important, inutilité dans certaines très grandes agglomérations, les raisons sont multiples. 

Vous êtes majeur (pour certains depuis très longtemps), affirmez donc votre autonomie ! Si vous ne passez pas le permis maintenant, quand comptez-vous le faire ? Une fois les études terminées et la vie active commencée, trouver le temps est souvent compliqué ! Parents de jeunes adultes, faites le forcing ! Surtout qu’être titulaire du permis est bien souvent un plus dans les candidatures selon le type d’emploi que l’on recherche. Même sans posséder son propre véhicule, pouvoir conduire est encore essentiel dans nos vies même si tout un tas d’autre moyens de se déplacer existent !

Trottinette électrique, rollers ou skateboard…

Que vous soyez en rollers, skateboard ou trottinette (sans moteur), vous êtes considéré comme un piéton et vous devez rouler sur le trottoir. Les engins de déplacements électriques (trottinette électrique, hoverboard, gyropode, monoroue) doivent circuler sur la piste cyclable lorsqu’elle existe. Quant aux vélos, ils doivent circuler sur la chaussée ou sur la piste cyclable s’il y en a une. Aujourd’hui plusieurs moyens de locomotion cohabitent sur les routes et cela demande encore plus de vigilance aux conducteurs !

Circuler en trottinette oui mais pas n’importe où.

Une limite d’âge pour conduire ? 

Beaucoup d’accidents de la circulation impliquent des personnes ayant plus de 90 ans. Perte de vigilance, permis obtenu il y a des dizaines d’années, la conduite peut s’avérer alors très dangereuse. 

Conduire lorsque l’on vieillit nécessite une vigilance accrue.

En France, la conduite d’un véhicule n’est soumise à aucune limite d’âge, ni même à une visite médicale ! Mais en vieillissant, conserve-t-on les bons réflexes qui permettent une conduite en toute sécurité ? Même si rien ne vous interdit de conduire, il est raisonnable de vous interroger sur vos capacités à le faire sans danger, pour vous et pour votre entourage. Car l’organisme vieillit et certaines facultés nécessaires à la sécurité s’amenuisent. Soyez donc attentifs à des signaux qui peuvent vous alerter.

Une question d’assurance

Si vous êtes responsable d’un accident de la route, même sans gravité, la question de votre assurance automobile va se poser. Même si vous avez acquis le meilleur coefficient de bonus, quelques petits accidents risquent de tout remettre en cause. Le mieux est de faire un point avec votre assureur qui vous conseillera selon vos besoins.

Sachez en outre qu’aujourd’hui, il existe de nombreux équipements qui peuvent faciliter votre conduite : boîte automatique, alerte d’angle mort (un signal sonore et lumineux avertit le conducteur lorsqu’un véhicule surgit dans l’angle mort de son rétroviseur), alerte en cas de franchissement de ligne, aide au freinage d’urgence…

Pour pouvoir conduire en toute sécurité plus longtemps, vous pouvez également suivre des stages gratuits d’une demi-journée proposés par la Prévention routière, en partenariat avec les caisses de retraite, les municipalités et les assureurs.

Être prudent pour que la route reste synonyme de plaisir.

Car la route reste à la fois un symbole de liberté, de plaisir mais aussi un lieu dangereux. Alors un conseil : soyez vigilant quel que soit votre âge pour que la route reste toujours un plaisir.

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