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L’adolescence ou le passage
Sombre Clair

L’adolescence ou le passage

Des marionnettes, quasi grandeur nature, et la tradition théâtrale japonaise du XVIIe siècle du bunraku investissent la scène de La Comète pour esquisser le portrait d’une adolescence  complexe, abordée aujourd’hui d’un regard plus mature.

Pour sa dernière création, dont le titre « Courville », fait référence à une bourgade d’une autre époque qui se trouvait en périphérie de la ville de Québec, Robert Lepage avec sa compagnie Ex Machina raconte la vie d’un adolescent dans une ville de banlieue québécoise en 1975. Une création librement inspirée de sa propre adolescence. 

Entre l’enfance et l’âge adulte. © Photos Eli as Djemil.
Robert Lepage est le narrateur.

Simon a 17 ans, une chambre à lui dans la cave d’un pavillon de Courville, une mère veuve acoquinée à un oncle louche, un tatouage involontaire et douloureux, une amie qui l’entreprend sans grand succès, un ami aussi inculte qu’athlétique. L’année qui vient va précipiter les choses, l’agitation sociale qui s’annonce graduellement va trouver des échos dramatiques et déterminants dans la vie du jeune homme. La pièce fait écho à des préoccupations de l’époque comme la guerre froide, le rock progressif, la rivalité des équipes de hockey canadienne et soviétique…

Des moments troubles

«Courville» esquisse le portrait d’une adolescence où la toile de fond des euphories collectives n’arrive pas à occulter les tourments de l’éveil à la sexualité, le poids du regard des autres ou l’obsession des apparences. Cette phase de la vie, l’adolescence, « c’est des moments troubles, on est quelque part entre l’enfance et le monde adulte » confie l’auteur dans un entretien avec un journaliste canadien, René Homier-Roy. Robert Lepage projette les sentiments et les gestes relatifs aux souvenirs de son adolescence dans les corps inanimés de marionnettes manipulées à vue, leur donnant vie comme dans le bunraku. S’il a choisi les marionnettes pour interpréter les personnages, dit-il encore, c’est parce qu’au théâtre, le vrai corps d’adolescent, « on ne peut pas lui faire faire n’importe quoi ».  Sur scène, Robert Lepage a le rôle du narrateur du récit.
– Mercredi 8 et jeudi 9 décembre à La Comète séances à 20 h 30.

L’adolescence, crise ou transition.
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