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Génération(s) senior
Sombre Clair

Génération(s) senior

C’est une étape de la vie attendue autant que redoutée. Devenir un senior, prendre sa retraite : des moments clés, à anticiper pour être vécus en toute sérénité. 

Pour décrypter les habitudes et comportements de consommation, on raisonne en général en génération. X, Y, Z, et un peu plus tôt baby-boomers : toutes les classes d’âge sont analysées. Mais à quel âge devient-on un senior ? Cela varie selon les points de vue. Par exemple, pour les sportifs, on est senior à partir de 19 ans. Mais chaque discipline possède ses propres paliers : 23 ans en athlétisme et en cyclisme, 19 ans en handball, rugby et football, 20 ans en gymnastique et en basketball, 21 ans en natation et 26 ans en parachutisme. Pire, on devient carrément vétéran à 35 ans. 

Dans le sport, on devient senior à des âges très différents.

Dans le monde du travail, le terme senior désigne un actif en « fin de carrière », mais il peut être employé dès les 45-50 ans. Pour l’État, les pouvoirs publics et les collectivités locales, c’est entre 60 et 65 ans que débute le versement d’un certain nombre de prestations. L’Organisation Mondiale de la Santé définit statistiquement les plus de 60 ans comme seniors. Cependant, le corps médical préfère utiliser ce terme à partir de 70 ans, puisque 73 ans est l’âge moyen observé du premier accident de santé sérieux.

Une génération divisée en trois

La génération des seniors n’est pas homogène. On distingue ainsi en réalité trois générations différentes, segmentées en fonction de l’âge, des étapes de vie et des valeurs qui leur sont propres. Il y a tout d’abord les 50/64 ans, dits les baby-boomers, les 65/75 ans, les retraités actifs et enfin les plus de 75 ans, les ainés. 

Flash-back dans les années 60 à 80… Vous vous souvenez quand il fallait se lever pour aller répondre à l’unique téléphone fixe de la famille qui se trouvait généralement dans le couloir ? Des speakerines qui annonçaient le programme du soir juste après le jingle publicitaire d’Antenne 2 avec la pomme, celui qui faisait… « A 222222 » ou encore quand papa écoutait sur l’autoradio de la Renault 12 le dernier Sardou sur cassette doubles faces ? « Ah là là quel panard !». Hervé Éparvier et Soledad Bravi reprennent et croquent toujours avec humour des scènes de la vie quotidienne, des expressions, des modes que nous, nos parents ou nos grands-parents avons connu. Au-delà du constat que les temps ont bien changé, c’est surtout l’occasion de sourire, se remémorer, partager avec les anciennes et nouvelles générations des souvenirs personnels, des instants oubliés. Alors, comme le disait Patrick Sabatier : Stop ou Encore ?!

« C’était mieux avant ! »
Hervé Éparvier et Soledad Bravi. Éditions Rue de Sèvres.

Vivre plus vieux et en meilleure santé

L’espérance de vie augmente, mais ce qui est scruté, c’est la probabilité d’une vie en bonne santé au-delà de 65 ans. C’est-à-dire le nombre d’années où nous allons vivre sans incapacité, sans être limités dans nos activités quotidiennes. Une étude publiée en octobre 2021, réalisée par la Drees, montre que l’espérance de vie en bonne santé en France est supérieure à la moyenne européenne et qu’elle est en augmentation depuis 2008. Ainsi, une femme de 65 ans peut aujourd’hui espérer vivre 12,1 ans sans incapacité, et un homme du même âge 10,6 ans. À la naissance, une femme peut quant à elle espérer vivre 65,9 ans sans aucune incapacité, et un homme 64,4 ans.

L’espérance de vie en bonne santé en France est supérieure à la moyenne européenne et en augmentation depuis 2008.

Cette progression est plus flagrante chez les hommes si l’on considère les statistiques à la naissance (+1 an et 5 mois pour les femmes et 1 an et 8 mois pour les hommes) mais la tendance s’inverse si l’on observe les statistiques à 65 ans. Si l’espérance de vie reste nettement plus élevée chez les femmes, la probabilité d’une vie sans incapacité ou sans incapacité sévère à 65 ans progresse un peu plus chez les hommes. À la publication de cette étude, la Drees rappelle tout de même que ces statistiques ont été recueillies dans la période du 3 février au 18 avril 2020, avant que les effets de la pandémie de Covid-19 n’interfèrent. 

Les effets de la pandémie se font sentir

L’Université d’Oxford annonçait en septembre dernier que l’espérance de vie mondiale avait fortement reculé dans le monde en 2020 à cause la pandémie. Il s’agit même du recul le plus important depuis 1945, dont les premières victimes sont les hommes, surtout aux États-Unis. L’espérance de vie française n’a pas, quant à elle grandement évolué. La France a exactement perdu 0,66 an d’espérance de vie en moyenne entre 2019 et 2020, soit tout juste un peu plus de 6 mois. 

92 % des répondants pensent que le rapprochement entre les générations est important.

Quel regard des jeunes sur les seniors ? 

La pandémie a révélé les fragilités de notre système de santé et accentué les inégalités. Elle a pu aussi semble-t-il tendre les rapports entre les générations. Si on caricature, les jeunes ont été privés de liberté afin de préserver les plus âgés. Mais plusieurs études, dont celle de l’enseigne Domitys sur le regard des jeunes sur les seniors, et plus largement sur le vieillissement, démontrent que l’opposition entre ces générations n’es pas si flagrante. 

À la question : « Qui a été le plus affecté par la crise Covid ? », près du tiers des sondés estime que les seniors ont été plus affectés, 28 % pensent que les jeunes ont été plus touchés et 41 % considèrent que les seniors ont été autant impactés que les jeunes. 

Ils sont par contre près des deux-tiers à estimer, au sujet des mesures de restrictions durant la crise sanitaire (confinements, couvre-feux), qu’il était normal que les jeunes fassent des sacrifices pour protéger l’ensemble de la population et notamment les personnes âgées particulièrement exposées au virus. 

71 % des jeunes interrogés auraient envie de vivre vieux, au-delà des 90 ans.

Les jeunes sont 63  % à considérer qu’ils ont beaucoup de choses en commun avec les générations seniors ; et si les idéaux diffèrent, et que certains parlent même de fossé entre ces générations, la quasi-totalité des répondants pense que le rapprochement entre les générations est important. Quant à la perception de leur propre vieillesse, 60 % des jeunes sondés auraient peur de prendre de l’âge mais 71 % auraient envie de vivre vieux, au-delà des 90 ans. 

Par ailleurs, pour près des trois-quarts de ces jeunes, la vieillesse serait une « étape heureuse » de la vie.

L’espérance de vie s’allonge. Chance ou malédiction ? Autrefois respectées, les personnes très âgées sont oubliées dans des lieux dévolus à la fin de vie loin du regard d’une société vouée à la performance. Dans cet ouvrage, le Dr Véronique Lefebvre des Noëttes montre les solutions et la douceur de vieillir bien et nous fait entendre la voix et l’amour de la vie de nos aînés oubliés.

« Vieillir n’est pas un crime ! »
Véronique Lefebvre des Noëttes. Éditions du Rocher.

L’importance des relations intergénérationnelles

Les relations grands-parents/petits-enfants sont précieuses. Les grands-parents tiennent un rôle capital au sein de la famille. Ils sont vecteurs de valeurs essentielles, comme le respect de l’autorité ou la confiance. Entretenir des rapports réguliers entre générations est important. Pour les seniors, ils sont l’occasion de transmettre leur savoir-faire, de raconter leurs souvenirs de vie ou encore de faire découvrir des activités particulières. Les enfants, quant à eux, vont apprécier qu’on leur accorde du temps, qu’on leur apprenne des choses. L’ambiance est aussi en général plus détendue chez les grands-parents, ce qui nécessite toujours un petit temps d’adaptation pour réintégrer les règles de la maison. 

59,5 % des seniors reconnaissent que les nouvelles technologies leur permettent d’entretenir un contact régulier avec leurs petits-enfants.

74,7 % des grands-parents déclarent entretenir une relation complice et ludique avec leurs petits-enfants, mais ils sont tout de même plus de 41 % à juger ne pas les voir suffisamment. Comment recréer ce lien qui s’est parfois distendu ? Certains grands-parents n’hésitent pas à déménager pour se rapprocher de leur famille. Les nouvelles technologies sont également une bonne solution. Appels en visio, SMS, réseaux sociaux : il existe une multitude de possibilités de communiquer et ainsi de recréer du lien entre petits-enfants et seniors. Déjà à l’occasion d’une formation improvisée à ces supports digitaux. En dehors du cercle familial, des associations organisent des temps de rencontre, autour d’activités culturelles ou sportives par exemple. 

Les préoccupations environnementales rapprochent les générations

Le discours d’opposition des générations semble s’intensifier ces derniers temps, notamment sur les préoccupations environnementales. Cependant, différentes études démontrent au contraire l’influence des comportements de consommation de la génération Z (1995-2010) sur celle des baby-boomers. C’est le cas de l’enquête menée par le cabinet First Insight : les pratiques respectueuses de l’environnement des petits-enfants auraient un impact sur celles de leurs grands-parents. Ce rapport indique que les jeunes consommateurs de la génération Z – qui n’a jamais connu de vie sans numérique- sont des acheteurs qui prennent en compte la durabilité et la santé de la planète dans leurs achats. Les trois quarts déclarent s’intéresser en premier lieu à la durabilité, bien plus qu’au nom des marques. 

53 % des seniors se disent prêts à renoncer à leur voyage de rêve pour préserver l’environnement (Source BVA).

Les observateurs mettent en évidence une vraie prise de conscience des générations plus âgées, en lien avec la pandémie. Ce contexte particulier a ainsi amené beaucoup de personnes à repenser sa consommation et son impact sur la santé de la planète. De son côté, la génération Z a été cohérente en restant fidèle à ses valeurs de durabilité tout en éduquant et en influençant les générations qui l’ont précédée. En fait, cette enquête considère que les consommateurs de toutes générations confondues, des baby-boomers à la génération Z, sont désormais prêts à dépenser plus pour des produits estampillés « durables ». Il y a à peine deux ans, seulement 58 % de toutes les générations étaient prêtes à dépenser davantage pour des options durables.

Une semaine pour mette en avant le rôle des seniors dans la société

La Semaine Bleue, qui se déroule chaque année en octobre, a pour objectif de mettre en avant le rôle et la place des seniors dans la société, à travers un ensemble d’initiatives : conférences, expositions, spectacles, ateliers santé, ludiques ou créatifs, portes ouvertes dans les établissements, rencontres entre les générations, « marches bleues » … La thématique cette année était « Ensemble, bien dans son âge, bien dans son territoire ». Comme chaque année, ces sept jours ont constitué un moment privilégié pour informer et sensibiliser l’opinion à la contribution des retraités et des personnes âgées à la vie économique, sociale et culturelle. C’est aussi l’occasion de mettre en lumière les réalisations et les projets des associations engagées auprès de ces populations.

Bien préparer sa retraite 

L’anticipation est la clé pour bien vivre son passage à la retraite.

C’est une vraie étape dans sa carrière professionnelle, redoutée par certains qui repoussent le départ au maximum, attendue avec beaucoup d’impatience pour d’autres. Pour vivre au mieux l’arrêt du travail et profiter pleinement de sa retraite, il faut bien l’anticiper. Car la première erreur serait de sous-estimer l’importance de ce cap. Le passage d’un quotidien de travailleur à celui de retraité est un vrai changement, qui influe sur toutes les dimensions de sa vie : famille, train de vie, loisirs, rythme de vie… Les professionnels préconisent de se pencher sur la question entre un à deux ans avant la date fatidique. Durant cette période, vous aurez le temps de régler toutes les démarches administratives qui sont loin d’être anodines. Vous pourrez aussi organiser l’après : il est important de se projeter, de se demander de quoi nous avons envie, ce qui nous fait du bien. L’idée est de commencer à imaginer vers quoi sera dirigée l’énergie que nous mettions dans notre travail. 

Pour faciliter la transition, les entreprises proposent différentes mesures. Un aménagement des horaires avec un passage à temps partiel, mais aussi parfois un dispositif d’aide pour s’y retrouver dans les méandres administratifs. 

Quelles sont les erreurs à éviter ? La première serait de rester isolé. Au-delà des interactions professionnelles, il faut maintenir le lien avec nos proches. Et si eux continuent à travailler, il ne faut pas hésiter à rejoindre des associations pour ne pas rester seul. Elles peuvent être sportives, culturelles, mais aussi exploiter notre savoir-faire, pour aider des demandeurs d’emploi par exemple. 

Une représentation des femmes senior qui évolue

Caroline Ida est une influenceuse qui détonne. Son compte Instagram intitulé Fifty Years of a Woman compte plus de 58 000 abonnés. Elle y publie des portraits d’elle pour lesquels elle se met à nu. Son crédo : prôner l’acceptation de soi et lutter contre l’invisibilisation et la dévalorisation des femmes de plus de 50 ans dans notre société. Celle qui nomme les femmes de sa génération les « sexygénaires », a publié son premier livre en avril dernier, un manuel destiné à convaincre ses semblables que leur « meilleure vie commence aujourd’hui », et à les inviter à « reconquérir la place qu’elles méritent ».

Des cheveux au naturel

Les cheveux gris arrivent tôt ou tard et il était, auparavant, de bon ton de les camoufler à l’aide d’une coloration. Aujourd’hui, ils sont au top de la tendance beauté, revendiqués par les stars, inondant les réseaux. Mais au-delà du look, c’est l’envie de retourner vers plus de naturel qui semble prédominer. On assume sa couleur de cheveux et surtout, on les laisse s’épanouir tranquillement, sans ajout de produit pour les transformer.

Laisser ses cheveux au naturel et assumer leur nouvelle couleur.

Partie du constat simple et révoltant que les femmes de plus de cinquante ans sont complètement invisibilisées et dévalorisées dans notre société, Caroline Ida a décidé de prendre la plume pour les inviter à reconquérir la place qu’elles méritent. Elle décortique les aspects, les problématiques ou interrogations qui peuvent les toucher en se confiant sur son propre parcours et propose des astuces concrètes pour s’épanouir et faire la paix avec le temps qui passe. 

Complexes, culpabilisation, stéréotypes, ménopause : elle brise de multiples tabous tout en livrant ses conseils sur l’amour et la sexualité. Sa réflexion parcourt des sujets sociétaux forts, tels que l’impitoyabilité du monde du travail, le chômage, la précarité et la sous-représentation des femmes quinquagénaires dans le monde de la mode ou dans les médias… Résolument bodypositif, libérateur et engagé, cet ouvrage est une ode aux sexygénaires et revendique une sororité assumée, à rebours des diktats du jeunisme et des injonctions à une apparence lisse et formatée. 

Caroline Ida invite toutes ses lectrices à (re)prendre leur vie en main et la place qu’elles méritent, à goûter à la liberté de corps et d’esprit à laquelle elles ont droit, et à vivre avec passion cette deuxième partie de leur vie, qui promet d’être au moins aussi exaltante que la première.

« Génération silver – Sans tabous ni limites ! »
Caroline Ida – Kiwi Éditions.

Prendre soin de soi

Cesser son activité professionnelle, c’est l’occasion de prendre du temps pour soi. Après un quotidien bien rempli, on peut être fatigué et les premiers mois peuvent être consacrés au repos. Ensuite, à nous les activités que nous n’avions jamais pu faire faute de temps. On reprend la pratique d’un instrument de musique, on ressort ses pinceaux. Autre aspect à ne pas négliger : la pratique d’une activité sportive. Marche, vélo, natation, seul ou en groupe, les recommandations sont de pratiquer au moins 30 min par jour, cinq fois par semaine, à intensité modérée, c’est-à-dire en étant capable de discuter en même temps.

S’entourer d’amis pour ne pas se retrouver isolé à l’arrivée de la retraite.

Un agenda pour préparer votre retraite

Le site lassuranceretraite.fr a lancé le service Mon agenda retraite. Pour en profiter, il suffit de vous inscrire sur le site, de préciser la date à laquelle vous comptez partir en retraite, si vous avez eu une carrière dans le privé, en tant qu’indépendant ou les deux, et si vous pouvez bénéficier d’un départ anticipé pour carrière longue. Ensuite, à intervalles réguliers, entre 5 ans et 6 mois avant la date de départ souhaitée, vous recevrez des conseils pour bien préparer votre retraite. Pour la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), le but de ce service est de permettre aux assurés « d’anticiper les démarches nécessaires au dépôt de leur demande de retraite au moment voulu, et de les rassurer au cours de cette période importante de leur vie en leur proposant un accompagnement adapté à leur profil ». Ainsi, il est possible de trouver des informations sur les pièces à fournir avant de partir à la retraite, la transmission d’entreprise pour les travailleurs indépendants ou encore sur la retraite progressive.

Anticiper l’aménagement de son logement : l’enjeu du maintien à domicile.

Des logements adaptés aux envies et aux besoins

Lorsque l’on demande à la génération des 50-70 ans leurs attentes en matière de logement, quatre grandes tendances se dégagent : un besoin d’autonomie, un environnement à taille humaine, l’importance du lien social et une attention accrue pour la santé et le bien-être. 

Le besoin d’autonomie rejoint la crainte de devoir quitter son logement pour aller dans des structures collectives. Pour la plupart, rester dans son habitation est un véritable enjeu. Pour cela, il faut adapter sa maison ou son appartement et anticiper les transformations qui seront nécessaires. Disposer d’une chambre au rez-de-chaussée, bénéficier d’installations facilitant les gestes du quotidien et garantissant la sécurité dans la cuisine et la salle-de-bain, se faire aider pour l’entretien du jardin : plus on réfléchira en amont, et plus il sera facile de mettre en place les solutions nécessaires. Les promoteurs sont mobilisés autour de ce maintien à domicile et proposent d’ores et déjà des logements neufs adaptés ou adaptables. 

Des environnements à taille humaine

Comme les jeunes interrogés en 2020, une majorité des seniors souhaite clairement s’installer dans une ville petite ou moyenne. Leurs motivations ? Se rapprocher de leurs racines et de leur famille, changer de rythme, être dépaysés, et bénéficier d’un accès facilité aux services urbains de proximité et aux petits commerces. Les seniors préfèrent cependant éviter les petits villages : ils craignent l’isolement et l’éloignement des magasins et des services médicaux. Les grandes agglomérations sont également moins plébiscitées, car vues davantage comme des bassins d’emplois, et ne correspondant pas aux besoins et envies des seniors.

Les nouvelles résidences pour les seniors

C’est une alternative entre le maintien à domicile et la maison de retraite qui attire l’attention de nombreux seniors : les résidences permettant de disposer d’un logement individuel, tout en bénéficiant d’espaces partagés et d’une multitude de services. Elles sont des lieux de vie ouverts et confortables, favorisant les passerelles avec l’extérieur : les personnes du quartier peuvent participer aux animations ou venir au restaurant. 

De nouvelles solutions pour l’habitat de seniors.

A qui s’adressent-elles ? Aux personnes autonomes, qui souhaitent vivre de façon indépendante tout en bénéficiant de services. On distingue plusieurs types d’établissements : les résidences autonomie et les résidences services. Toutes deux disposent de logements individuels et privatifs et d’espaces communs dédiés à la vie collective. Cependant, les résidences autonomie sont, elles, encadrées par la règlementation médico-sociale. Elles doivent détenir une autorisation de fonctionner et la qualité de leurs prestations est évaluée régulièrement. Les résidents paient l’équivalent d’un loyer et des charges locatives. Ils peuvent bénéficier de l’ASH (aide sociale à l’hébergement) sous conditions de ressources. 

Les résidences services, en revanche, ne sont pas des établissements médico-sociaux. Ce sont les résidents qui choisissent les prestations de services en fonction de leurs besoins, pour leur confort et leur bien-être. Les occupants signent un bail et souscrivent librement aux services proposés.

Le coliving en plein essor

Habiter en communauté n’est plus réservé qu’aux jeunes.

Si on connaît tous le terme de colocation, le terme coliving est moins habituel. Il se définit comme un mix entre la colocation et le coworking. Vous vivez avec d’autres locataires dans un logement, avec une chambre privée, et parfois une salle-de-bain et une cuisine privatives, et vous partagez des espaces communs, comme le salon. Le coliving propose également des services : accueil, restauration légère, ménage et fourniture de linge, abonnement streaming ou encore salle de sports. 

Voir aussi

S’ils s’adressaient aux plus jeunes dans un premier temps, les seniors sont de plus en plus intéressés par ces dispositifs.  En mutualisant les dépenses d’un logement collectif : loyer, assurances et factures d’énergie, ils profitent d’un lieu de vie plus spacieux, plus accessible financièrement et pourvu de services adaptés au profil des colocataires.

Une colocation spéciale senior

Le coliving pour les seniors va ainsi proposer des chambres privatives avec salle-de-bain, organisées autour d’espaces de vie communs : cuisine, salle-à-manger, salon. Une chambre supplémentaire pour l’accueil des familles en visite est parfois proposée, ou encore des espaces extérieurs, des jardins ou des potagers. 

Le Coliving, une colocation avec des services adaptée aux seniors.

Pour le coliving s’adressant aux seniors, des services ciblés en fonction de l’âge des colocataires et leur état de santé seront proposés. Cela peut être des services de coiffeur, de ménage… les animations sont aussi très importantes. Qu’elles soient sportives ou culturelles, elles permettent de maintenir le lien social. 

Favoriser les échanges intergénérationnels : un bénéfice pour tous.

L’habitat intergénérationnel pour le bien-être de tous

Le concept d’habitat intergénérationnel désigne un ensemble de logements accueillant des personnes d’âges et de situations différentes : étudiants, familles et personnes âgées. Portés, en général, par des bailleurs sociaux en partenariat avec des associations ou des investisseurs privés, ces projets ont pour objectif de créer une dynamique de convivialité, de solidarité de voisinage et d’échange d’expériences, pour laquelle les résidents sont contributeurs et bénéficiaires.

Ce concept se décline sous plusieurs formes. Par exemple, la colocation intergénérationnelle quand un étudiant ou jeune actif s’installe chez une personne âgée en échange d’un petit loyer ou de petits services. Mais cela peut aussi concerner des immeubles ou encore des quartiers entiers. Ils vont alors regrouper des résidents de différentes générations autour d’équipements collectifs comme des crèches, des établissements médico-sociaux, ou des restaurants associatifs. 

Faire se rencontrer les jeunes et les seniors

L’association Ensemble 2 générations vient de fêter son 10e anniversaire. En une décennie, ce sont 418 binômes intergénérationnels qui ont été créés sur Reims et son territoire. Quel est le rôle de cette association ? Mettre en relation un senior et un étudiant, afin d’éviter la solitude et partager une aventure humaine. L’étudiant bénéficie d’un logement gratuit ou à tarif réduit ; en contrepartie, il s’engage à épauler son binôme dans les tâches quotidiennes. Une convention avec les trois bailleurs sociaux principaux (Foyer Rémois, Plurial Novilia et Reims Habitat) permet de rendre possible le logement intergénérationnel chez les seniors locataires.

Épargner, s’assurer, transmettre quand on est senior

Préparer sa retraite, c’est aussi épargner, mais en choisissant les bons dispositifs, notamment en fonction de son âge. À 30 ans, on conseille plutôt d’investir dans l’immobilier, avec l’achat de sa résidence principale, mais aussi, si on en a la possibilité, l’acquisition de logement locatif ou d’une résidence secondaire. Au moment de la retraite, vous pourrez profiter du bénéfice de vos loyers et donc de revenus complémentaires conséquents. À 40 ans, il est temps d’épargner pour sa retraite en diversifiant ses placements. Les Français apprécient particulièrement l’assurance vie : elle s’adapte à tout type de profil d’épargnant, elle peut être débloquée sous forme de rente ou de capital. Passés les 50 ans, il est toujours conseillé de diversifier ses placements. Plusieurs produits sont proposés, dont le PER, qui présente l’avantage de permettre la déduction des cotisations du revenu imposable. 

Prévenir la dépendance pour vivre pleinement sa retraite.

Mais d’autres investissements sont possibles, comme l’achat de parts de SCPI. Il est important de bien s’informer avant de se lancer.

Se protéger et mettre ses proches à l’abri

Anticiper les éventuelles difficultés à la difficultés liées à l’âge est une priorité. Et cela concerne également les jeunes seniors, même s’ils sont en pleine forme et toujours dans la vie active. L’idée est de prévoir pour ne pas se retrouver démuni, et représenter une charge pour ses proches. Pour cela, il est conseillé de souscrire un contrat de prévoyance. Celui-ci prévoit différentes garanties permettant de gérer les risques liés à l’âge comme l’assurance dépendance, décès et même l’assurance obsèques. 

Ce n’est jamais agréable d’envisager de devenir dépendant et pourtant, cette démarche est indispensable pour se prémunir d’une perte d’autonomie. Celle-ci nécessite bien souvent de rééquiper son logement, afin de pouvoir continuer d’habiter chez soi. On peut également avoir besoin d’aide dans les gestes de la vie courante ou encore pour les tâches ménagères. Ces solutions permettent la prise en charge de ces dépenses.

Transmission, héritage, succession

Se faire épauler par des experts pour les questions financières et juridiques est essentiel.

Vous souhaitez transmettre votre patrimoine dans les meilleures conditions ? Droits de succession, donation entre vivant, établissement d’un testament… les dispositifs sont nombreux, les règles parfois complexes et surtout évolutives. Pour être certain de faire les bons choix, contactez votre notaire qui saura vous conseiller.

Emprunter quand on est senior

20 % des prêts immobiliers sont accordés à des personnes âgées de plus de 60 ans.

Investir dans l’immobilier et donc contracter un prêt lorsqu’on atteint les 60 ans et plus n’est pas simple. Pourtant, le statut de retraité n’empêche pas de souscrire un prêt immobilier, même si la démarche sera plus complexe. Les critères pour obtenir un crédit immobilier lorsqu’on est retraité sont les mêmes que pour les prêts classiques : conditions de ressources, taux d’endettement, … Ce qui va changer, c’est notamment la durée de l’emprunt possible : l’objectif des banques est le remboursement total du crédit autour de 75 ans. La durée du prêt sera donc réduite au maximum, avec des mensualités plus élevées. Autre contrainte : l’assurance emprunteur. Entre exclusions et surprimes, le tarif risque d’être lui aussi plus important. Pour limiter les coûts, il est conseillé de privilégier les emprunts courts et de faire jouer la concurrence pour l’assurance emprunteur. Il est toujours possible de la contracter dans une autre banque si celle proposée par l’établissement bancaire où l’on s’endette est trop onéreuse. 

Cependant, l’allongement de l’espérance de vie est notamment l’une des raisons qui poussent les seniors à devenir propriétaires après 60 ans. 20 % des prêts immobiliers sont accordés à des personnes âgées de plus de 60 ans, et les retraités représentent environ 15 % des clients emprunteurs. Des alternatives existent : pour cela il faut se rapprocher de votre conseiller bancaire qui saura vous épauler dans vos démarches. Un courtier pourra également vous accompagner dans votre recherche. 

Les seniors, fans des nouvelles technologies

Même s’ils ne sont pas nés avec le digital et qu’ils ont dû apprendre à manipuler tous ces nouveaux outils, les seniors ne sont pas tous allergiques aux nouvelles technologies, bien au contraire. Par exemple, les 60 ans et plus sont de plus en plus nombreux à s’équiper en smartphone et à l’utiliser : 78 % des 60-69 ans et 59 % des 70 ans et plus possèdent un smartphone (Source CREDOC – baromètre numérique). Et la période de confinement a développé certains usages, comme la navigation sur internet à partir du mobile, l’échange de messages via des messageries instantanées ou encore le téléchargement d’applications. 

67 % des seniors disent avoir une bonne, voire très bonne image du jeu vidéo. (Source Bécoming).

Des jeux vidéo pour se divertir et se stimuler

Les jeux vidéo séduisent toutes les tranches d’âge, et sur les 36 millions de joueurs « au moins occasionnels », on trouve 52 % de 55 ans et plus (Source Syndicat des Éditeurs de logiciels de Loisirs). Au-delà du simple divertissement, ils sont bénéfiques pour la santé et aussi pour les liens intergénérationnels. Pratiquer un jeu vidéo adapté, comme les serious game, permettrait d’améliorer la mémoire à court terme et de ralentir l’évolution de certaines pathologies en stimulant le raisonnement, l’attention, la prise de décision. Ils peuvent aussi cibler la motricité des seniors, ce qui peut aider à réduire les risques de chute. Il est également possible de partager ce loisir avec ses enfants, ses petits-enfants, renforçant ainsi les liens entre les générations.

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