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Se déplacer autrement 
Sombre Clair

Se déplacer autrement 

Il semble que de plus en plus de personnes se décident à prendre le virage de l’écomobilité. Une nécessité pour répondre au défi des centres urbains de demain.

De plus en plus de Français choisissent des solutions de mobilité douce ou durable.

Durant cette pandémie, est apparue la promesse d’un monde nouveau. Force est de constater qu’il n’est pas vraiment au rendez-vous. Pourtant, dans certains domaines, comme la façon d’envisager nos transports, les choses bougent. Prise de conscience collective, mobilisation et investissements des collectivités, incitations des pouvoirs publics, actions des associations : les solutions dites de « mobilité douce » se développent à grands pas.

Une nouvelle façon de penser notre mobilité

La perception du travail a été modifiée. Le travail en lui-même, la façon d’exercer notre métier, mais aussi les contraintes quotidiennes liées. Avec l’avènement du télétravail, d’autres voies semblent possibles, autres que le fameux métro – ou plutôt auto-boulot-dodo. Enjeux écologiques, mais aussi économiques, les trajets du quotidien peuvent aujourd’hui être pensés de façon différente. De nouveaux termes sont apparus et entrés dans le langage courant, comme le covoiturage ou le mode de transport multi-modal (qui désigne le fait de voyager d’un point à un autre en empruntant au moins deux modes de transport différents successifs). 

Selon l’Ademe, les transports représentent 31 % des émissions de gaz à effet de serre en France.

Les fameuses « coronas-pistes », mises en place pour permettre aux habitants d’éviter les transports en commun, se sont pérennisées, avec une multiplication des voies cyclables dans la majorité des grandes villes de France. L’usage du vélo, comme celui de la trottinette, se sont développés, avec une contrainte pour les collectivités : organiser la cohabitation de ces nouvelles mobilités dans l’espace urbain. 

Qu’est-ce que l’écomobilité ?

L’écomobilité est une politique d’aménagement du territoire urbain favorisant les transports à empreinte écologique faible ou nulle, et améliorant la qualité de vie citadine. On distingue deux types de mobilités dites éco : les mobilités douces et les mobilités durables. Dans la première catégorie, on intègre les transports non motorisés : la trottinette, le roller, le skate, le vélo, la marche. La seconde concerne les modes de transports plus traditionnels, comme la voiture ou les transports en commun, mais en intégrant la notion environnementale. Le développement de véhicules motorisés à faible emprunte carbone est privilégié. Le deuxième objectif de ces mobilités durables est de permettre l’accès à des zones encore mal desservies par les transports publics.

L’impact des transports quotidiens sur l’environnement

En 2018, 121 millions de tonnes de CO2 étaient émises par les transports, dont 54 % par la voiture.

Les transports représentent 31 % des émissions de gaz à effet de serre en France, selon les chiffres de l’Ademe. Les études nous apprennent également que la moitié des trajets quotidiens des Français font moins de 5 km. En ville, 40 % des déplacements journaliers effectués en voiture font moins de 3 km. L’usage de la voiture reste un réflexe très présent. Pourtant, les écarts d’émission carbone entre les différents types de transports devraient nous donner à réfléchir. 

Toujours selon l’Ademe, le RER et le Transilien émettent 135 g de CO2 pour 30 km parcourus, le métro 171 g, le tram ou trolleybus 202 g, le TER 795 g, le bus thermique 3,1 kg, les deux-roues thermiques 3,3 kg et les voitures thermiques 6,4 kg. Le vélo et la marche à pied ont eux, bien entendu, un impact nul. 

La voiture de demain

Le rêve des voitures volantes de notre enfance semble s’éloigner de plus en plus. Les véhicules du futur seront, selon les spécialistes, électriques, connectés et autonomes.

Les constructeurs automobiles du monde entier ont quasiment tous annoncé leur bascule vers le tout électrique au plus tard en 2040. Au tout départ réservée uniquement pour une utilisation spécifique, aux transports des services publics par exemple, la voiture électrique s’impose aujourd’hui comme un incontournable. 

Alors que les ventes de véhicules neufs ne cessent de diminuer, la part des voitures électriques, elle, augmente. Les modèles essence et diesel ne représentent plus que 37 et 16 % du marché (chiffres automobile-propre).

Cette électrification des modèles va aussi transformer l’esthétique des véhicules. Plus compact, plus sportif, le design automobile devrait lui aussi vivre une petite révolution avec le tout électrique. 

Mais la voiture du futur, neutre en carbone, sera aussi constituée en grande partie d’éléments fabriqués à partir de matériaux recyclés. Non polluante et durable, elle sera aussi dotée de systèmes de purification de l’air et de stérilisation de l’habitacle, pour une voiture propre, dans tous les sens du terme.

Au cours du mois d’avril, les véhicules électriques ont représenté plus de 40 % des immatriculations de véhicules neufs dans l’Hexagone.

En roue libre, une anthropologie sentimentale du vélo
David Le Breton – Éditions Terre Urbaine

Comme la marche, le vélo est un pied de nez aux valeurs ultralibérales de nos sociétés contemporaines. Il appelle à la sensation du monde, à la lenteur, à la nonchalance, au sentiment d’être vivant. En plein essor dans un contexte écologique et sanitaire urbain, la bicyclette interroge nos usages, nos rapports sociaux à cette pratique séculaire, nos impressions et rapports au monde. Ce livre est un très beau voyage qui permet de circuler tranquillement et d’errer joyeusement dans les pages d’un ouvrage inédit. 

En toute autonomie 

La voiture autonome est déjà sur le marché. Pas une autonomie à 100 %, mais certains modèles nous permettent déjà de nous passer de nos pieds et de nos mains. On utilise régulièrement le régulateur de vitesse : on fixe une vitesse de croisière et on retire le pied des pédales. Les systèmes d’aide à la conduite permettent aussi de lâcher le volant dans des situations précises, comme pour effectuer un créneau ou encore pour redresser sa trajectoire. 

En 2050, les véhicules autonomes seront capables de conduire n’importe qui, n’importe où sur la planète.

La prochaine étape est déjà annoncée : des caméras, des capteurs, des lasers reconstituant l’environnement en 3D pour permettre au véhicule de prendre les décisions de navigation en totale autonomie. Une grande partie des constructeurs travaille sur ces nouveaux modèles. 

Selon le rapport « Autonomous Cars, Robotaxis & Sensors 2022-2042 » des chercheurs d’IDTechEX, l’arrivée des réseaux 5G, qui permettent d’envoyer et de recevoir des informations en temps réel et sans latence, va donner un coup d’accélérateur au développement de la voiture autonome. Dès 2024, celle-ci deviendrait d’ailleurs plus sûre que si un humain la conduisait sur les modèles plus performants. L’étude estime encore qu’en 2050, les véhicules autonomes seront capables de conduire n’importe qui, n’importe où sur la planète. 

Autonome et connectée 

La voiture du futur : propre, durable, connectée et autonome.

Lʼétude évalue également à « moins d’un accident par an » la probabilité d’avoir un accident en 2050 en tant que passager de ces voitures. Conduire soi-même sa voiture apparaîtra alors comme plus dangereux que de confier cette tâche à des robots. Certains se questionnent alors sur la pérennité de la conduite humaine : sera-t-elle encore pertinente ou même autorisée dans une trentaine d’années ? 

Mais si nous ne conduisons pas, qu’allons-nous bien pouvoir faire dans nos véhicules ? Nous aurons accès à de multiples services connectés : wifi, cloud, multimédias, divertissements… La voiture deviendra alors un espace de loisirs, un lieu de consommation de services à part entière. 

1 200 voitures de légende
Collectif d’auteurs – Éditions Larousse

Découvrez la fabuleuse histoire de l’automobile, des premiers véhicules aux prototypes de demain, et les hommes de génie qui créèrent ces voitures de rêve. Admirez également, grâce à plus de 2 000 superbes photographies, les élégantes silhouettes, les somptueux intérieurs et les moteurs ultrapuissants de 1 200 voitures de légende racées, innovantes, luxueuses ou tout simplement populaires.

Voiture : de nouvelles utilisations

Souscrire un crédit-auto pour acheter une voiture : un réflexe qui semble ne plus être si automatique. La propriété, que ce soit pour son véhicule ou pour d’autres objets du quotidien, n’est plus la norme. La location séduit en effet de plus en plus de personnes. Mais est-ce vraiment avantageux pour sa voiture ? Tout dépend de nos besoins et de notre budget. Entre le financement, le carburant, l’entretien et l’assurance, la voiture représente des dépenses mensuelles conséquentes.  Si vous roulez beaucoup, et que vous disposez d’un budget confortable, l’achat reste intéressant. En revanche, si vos besoins sont plus ponctuels, pour des déplacements professionnels exceptionnels ou des week-ends, la location est une option judicieuse. 

119 421 véhicules en LLD ont été immatriculés en France au premier trimestre 2022, soit une part de 27,5 % du marché automobile. (Argus Pro).

Et si vous avez besoin d’un véhicule régulièrement, et que vous aimez changer de modèle, vous pouvez alors opter pour une LDD (Location Longue Durée) ou une LOA (Location avec Option d’Achat). Vous louez votre véhicule, son entretien peut être compris dans vos mensualités – de quoi mieux maîtriser son budget, et vous avez la possibilité de l’acheter en fin de période. L’accession à la propriété n’est plus une fin en soi, et les propositions alternatives rencontrent un véritable succès. 

Location de voiture entre particuliers

De plus en plus de Français ont recours à la location de voiture auprès de particuliers. Des plateformes dédiées ont vu le jour et il est aujourd’hui très simple de proposer à la location ou de louer un véhicule. On peut citer OuiCar, Ucar, EasyCar, Kayak ou encore Rentalcars. Un échange gagnant-gagnant : l’utilisateur occasionnel profite d’une voiture uniquement lorsqu’il en a besoin ; le propriétaire reçoit quant à lui des revenus complémentaires, permettant par exemple de couvrir coûts de parking ou d’assurance. Cette pratique en plein essor correspond parfaitement aux changements de mentalités vis à vis de la voiture.

Opter pour le covoiturage 

Utilisé quotidiennement pour les trajets domicile/travail ou ponctuellement pour des déplacements plus longs, le covoiturage est aujourd’hui une solution alternative utilisée par beaucoup d’entre nous. Il permet d’éviter les contraintes des transports en commun (horaires, mouvements sociaux, pannes et retards…), et aussi de ne pas faire le trajet seul et de rencontrer d’autres personnes. Là aussi, de nombreuses plateformes s’occupent de la mise en relation, BlablaCar en tête. 

400 000 trajets en covoiturage ont été recensés au mois de mars 2022.

Mutualiser les trajets domicile-travail

Le covoiturage a perdu du terrain durant la pandémie : la promiscuité imposée ne cadrait pas vraiment avec les préoccupations du moment. Avec l’amélioration de la situation sanitaire, les Français ont repris leurs bonnes habitudes. La hausse du carburant a bien entendu été un déclencheur : face à un budget de plus en plus serré, il a fallu trouver des solutions. 

Sur le site de l’Observatoire national du covoiturage, quelque 400 000 trajets ont été recensés au mois de mars 2022 ; c’est cinq fois plus qu’il y a un an.

Chaque jour, 900 000 personnes covoiturent pour aller travailler.

Partager les trajets avec les membres de sa famille, ses collègues ou ses voisins permet en effet d’économiser et de préserver l’environnement. Il faut s’organiser, faire des concessions, comme supporter une conduite différente ou un style de musique nouveau ; mais si l’on choisit bien son partenaire de voyage, le trajet peut être sympathique et convivial. 

Vous ne trouvez pas de solutions de covoiturage pour les trajets domicile-travail ? Rapprochez-vous des plateformes dédiées, des associations, de la mairie de votre commune ou passez une petite annonce sur votre lieu de travail. Certaines entreprises ou collectivités organisent des actions de sensibilisation pour expliquer les avantages du covoiturage, mais surtout pour mettre en relation les personnes d’un même quartier ou encore travaillant dans une même zone. 

L’autopartage, l’autre solution mobilité

Un argument de poids pour l’incitation à covoiturer : les aides financières proposées par certains employeurs ou les subventions prévues par certaines collectivités. Les personnes optant pour le covoiturage voient ainsi une partie du coût de leur trajet prise en charge. Une action à impact immédiat, tant la problématique du budget transport est délicate pour les ménages français.

L’usage d’une voiture en autopartage remplace celle de 5 à 8 voitures particulières. 

Autre alternative à la possession d’une voiture particulière : l’autopartage. Ce dispositif permet d’accéder de manière occasionnelle à un véhicule, sans avoir à rembourser un crédit auto, payer une assurance, un garage, des réparations, etc. Si vous n’utilisez qu’occasionnellement votre voiture, cela peut être la bonne idée qui répondra à vos besoins. 

Les véhicules sont mis à disposition en libre-service, au profit d’usagers, pour la durée et la destination de leur choix. Ils peuvent appartenir à un opérateur d’autopartage ou à une collectivité. L’autopartage se distingue de la location traditionnelle par une mise à disposition des véhicules en libre-service et disponibles en 24/24, avec des conditions d’utilisation qui permettent des trajets d’une heure ou moins, et sans remise des clés en main propre. 

Quels sont les avantages de l’autopartage ?  

On distingue 4 grands dispositifs d’autopartage : « en boucle » avec une restitution du véhicule à la station de départ ; en trace directe, avec une restitution du véhicule dans une station possiblement différente de celle de départ ; « sans station » ou en « free-floating » ; ou encore entre particuliers, en passant ou non par une plateforme de mise en relation. 

Ces dispositifs existent sur notre territoire et tendent même à se développer, pour faciliter toujours plus la mobilité des habitants. 

Pour l’utilisateur, ce sont tout d’abord des avantages économiques certains, puisqu’il n’a plus à prendre en charge les coûts liés à l’acquisition d’un véhicule. Il n’a plus non plus à se soucier de l’entretien, du carburant, du stationnement. 

L’autopartage permet de réduire le nombre de véhicules en circulation : chaque voiture en autopartage remplace 5 à 8 véhicules et libère 8 places de stationnement. 

Chaque abonné à un service d’autopartage réduit en moyenne ses émissions de CO2 de 10 %.

Il agit aussi sur nos comportements : il réduit notre dépendance à la voiture et favorise le report vers d’autres mobilités. Indirectement, il est donc bénéfique pour notre environnement grâce à la réduction des gaz à effet de serre et des émissions polluantes associées à l’automobile. Il permet également de libérer l’espace urbain utilisé auparavant pour le stationnement des véhicules. 

Simple et rapide

Pour utiliser une voiture en autopartage, vous pouvez opter pour un abonnement ou pour des usages ponctuels, en fonction des opérateurs. Les pouvoirs publics et les professionnels du secteur misent beaucoup sur cette solution. L’Association des Acteurs de l’Autopartage (AAA), a d’ailleurs été créée en 2020 avec pour mission sa promotion et son développement sur tout le territoire national. Elle regroupe 14 acteurs majeurs de l’autopartage en France. Au 1er janvier 2021, 11 546 véhicules étaient disponibles en autopartage en France avec 913 000 utilisateurs inscrits dont 294 000 utilisateurs uniques.

Réhabiliter l’auto-stop : une solution pour les territoires ruraux.

Réhabiliter l’auto-stop

Souvent considéré comme dangereux, l’auto-stop est pourtant un moyen de déplacement qui peut séduire, comme un covoiturage improvisé. Déployé en lien avec les collectivités publiques, le dispositif Rézo Pouce vise à répondre aux besoins en mobilité des personnes en structurant, organisant et sécurisant la pratique de l’auto-stop en zone rurale ou périurbaine.

Voir aussi

Des transports en commun encore boudés 

Même si les utilisateurs reviennent peu à peu dans les transports en commun, les habitudes prises durant la crise sanitaire semblent durer. Si 60 % des Français ont utilisé régulièrement les transports publics en 2021, selon la nouvelle édition de l’Observatoire de la mobilité présentée par l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), ils étaient 73 % en 2019, avant la crise sanitaire qui a favorisé « l’autosolisme ». Mais cette baisse de fréquentation s’explique aussi par le report vers d’autres modes de déplacement comme la marche, le vélo ou la trottinette. 

89% des Français jugent nécessaire de développer les transports publics

Les transports en commun présentent pourtant de nombreux avantages. Ils permettent tout d’abord d’éviter les embouteillages, mais également de diminuer le stress lié à la conduite, à la recherche d’une place de stationnement. Durant le trajet, il est possible de lire, de se divertir sur son téléphone comme la majorité des passagers, ou encore de terminer sa nuit. 

Pour inciter les Français à emprunter davantage bus, trains, tramways… les collectivités et les transporteurs planchent sur des offres multimodales qui permettraient, avec un seul ticket, une seule application, de prendre plusieurs transports différents, mais aussi sur un meilleur maillage des territoires. La hausse du prix du carburant, l’envie de se déplacer autrement, de préserver notre planète et les incitations financières devraient permettre aux transports en commun de retrouver leur niveau d’avant la crise sanitaire. 

Tous à vélos

Plus d’infrastructures, des aides financières incitatives : le vélo gagne du terrain.

Enfourcher son vélo pour effectuer ses déplacements du quotidien est devenu un acte banal : la pratique du vélo a en effet connu une hausse de 30 % en 2021. Mais pour les collectivités, faire cohabiter piétons, voitures et cyclistes n’est pas chose aisée. C’est l’occupation de l’espace urbain dans sa totalité qui doit être repensée, avec des objectifs de sécurité, mais aussi de facilité d’accès. Permettre à tout le monde, quel que soit son mode de transport, de circuler de façon fluide dans les centres urbains, mais aussi en territoires péri-urbains et ruraux, voilà le défi de taille qui se joue depuis déjà quelques années.

Pourquoi le vélo séduit-il autant ? Parce que les avantages de cette pratique sont importants tant au niveau économique et écologique, que pour la santé. Même avec seulement 20 min de vélo par jour, vous améliorez votre santé cardiovasculaire et votre endurance musculaire. Des effets à court et long termes sur l’humeur, la santé mentale et le bien-être sont également recensés. Des études ont aussi montré que faire de la bicyclette permet d’améliorer la concentration et les performances cognitives. Enfin, se mettre au vélo permettrait de développer naturellement, au bout de quelque temps, d’autres habitudes de vie plus positives et plus saines au niveau de l’alimentation, de l’hygiène de vie ou encore du sommeil. 

Les vélos à assistance électrique représentent désormais près d’un vélo sur quatre vendu en France.
Thomas MURGIA, Altermove Reims.

« Nous sommes spécialisés dans la mobilité urbaine ; nous proposons des vélos, des trottinettes, des motos, des scooters électriques, et nous avons également un atelier pour l’entretien et les réparations. Nous nous adressons aux particuliers, comme aux professionnels avec des modèles cargo par exemple. La mobilité électrique, c’est la solution alternative dès que le carburant augmente, mais il y a également eu un vrai changement de comportement suite à la pandémie. Les gens se questionnent davantage et les aides de la Ville de Reims sont vraiment intéressantes. L’argument santé est également mis en avant : on voit venir en boutique des gens qui n’ont pas fait de vélo depuis une vingtaine d’années. Les modèles électriques offrent cette possibilité de reprendre en douceur. Le vélo ne pédale pas à votre place, c’est une assistance électrique, mais l’essayer c’est l’adopter ! Il permet aux personnes ayant des pathologies diverses de pratiquer, et aussi de rééquilibrer les forces au sein d’un couple, lorsque l’un des deux est plus en forme que l’autre. Nous avons aussi beaucoup de familles qui viennent. Sur les modèles cargo, pour transporter les enfants à l’école, on apprécie l’assistance électrique notamment dans les côtes. Tous les clients sont différents : pour conseiller à l’achat, on tient compte du poids, de la taille, et de l’usage. Et surtout, nous faisons essayer le vélo : le client ne repart pas avec un modèle sans l’avoir essayé avant, c’est primordial. »

Trottinette, hoverboard, gyropode et gyroroue

900 000 trottinettes électriques ont été vendues en France en 2021.

Pour ceux qui ne sont pas motivés à l’idée de pédaler quotidiennement, d’autres moyens de transport alternatifs existent, des très connus aux plus confidentiels. La trottinette électrique, bien entendu, est devenue incontournable. Elle permet de se rendre facilement sur son lieu de travail par exemple et d’éviter de tourner pour trouver une place de stationnement. Pliable, elle convient très bien à ceux qui combinent plusieurs moyens de transport.

Avec l’hoverboard, on perd un peu en stabilité, et le terrain doit être plutôt plane pour pouvoir pratiquer sans souci. Le gyropode – ou segway – permet de regagner cet équilibre, puisqu’il s’agit d’un hoverboard doté d’un guidon.  Le gyroroue est lui aussi un véhicule électrique, qui permet aux utilisateurs de se déplacer sans pédaler et sans utiliser leurs jambes. L’objectif est de se tenir debout sur la roue puis de la diriger par principe d’inclinaison. 

Redevenir piéton

Angoissé à l’idée de monter sur ces engins ? La marche à pied reste la solution la plus abordable, simple et économique. Elle permet aussi de travailler son cardio, et présente de nombreux bénéfices pour la santé. Redevenir piéton dans sa ville, c’est aussi prendre plus de temps pour la redécouvrir. De nombreuses agglomérations rendent leur centre piéton, de façon temporaire ou permanente, pour permettre aux habitants et aux visiteurs de se réapproprier les lieux en toute quiétude.

Bouger dans nos villes

À Reims, Épernay et Châlons-en-Champagne, et dans les communes avoisinantes, la question de la mobilité se pose. Déploiement des pistes cyclables, renforcement des transports en communs, aménagements pour les piétons, autopartage, covoiturage, incitations financières : les collectivités multiplient les actions pour permettre à chacun, quels que soient les modes de transport choisis, de se déplacer facilement.

À Reims, toutes les mobilités se développent

Beaucoup de solutions différentes existent pour se déplacer dans le Grand Reims et dans les communes avoisinantes. Les cyclistes peuvent notamment profiter du réseau « Reims à vélo » qui se compose de 11 lignes :
2 rocades et 9 radiales d’aménagements cyclables couvrant au total plus de 50 km. Ces 11 lignes doivent être complétées par d’autres aménagements cyclables, visant notamment à résoudre les « points noirs » de la ville.

La part des cyclistes à Reims a augmenté de 30 %.

L’autopartage Citiz est également en plein développement. L’objectif de la Ville avec ce dispositif ? Diminuer le recours à un second véhicule. Depuis le lancement, 800 réservations ont été effectuées dans le Grand Reims, et on dénombre 165 utilisateurs au total du service Citiz. Toujours dans une logique de partage des modes de transport, de nouvelles stations Zebullo – le service de vélo en libre-service – vont être positionnées aux emplacements suivants : Brouette, Centre Sports Nature, Complexe René Tys, Robert Debré, place Jules Ferry, Piscine Thiolettes, Maison Blanche, Saint André. Des stations éphémères sont également créées lors d’événement. 

Les villes doivent permettre la cohabitation de tous les modes de transport.

Des expérimentations sont aussi en cours, notamment sur du covoiturage dynamique, c’est-à-dire de l’autostop organisé dans 3 corridors du Grand Reims. Une offre de Transport à la Demande (TAD) est également mise en place depuis le 16 mai dernier. Le test doit durer 18 mois sur trois secteurs du Grand Reims, actuellement peu ou mal desservis en matière de transport public : le Tardenois, les Rives de la Suippe et le secteur Fismes, Ardre, Vesle. Chaque véhicule, un mini-bus, peut accueillir 9 voyageurs maximum dont une personne en fauteuil roulant. Le service ne fonctionnera que si des passagers souhaitent en bénéficier, dès lors qu’ils auront effectué leur réservation la veille de leur déplacement, au plus tard à 17 h. Si ce nouveau service trouve son public, cette formule s’étendra à d’autres secteurs, sous une forme améliorée, à partir de 2024. 

Se déplacer dans l’agglomération d’Épernay

Dans la communauté d’agglomération d’Épernay, le partage de l’espace urbain, la cohabitation des différents modes de transport et leur complémentarité sont étudiés de près. De nombreux aménagements ont déjà été effectués, notamment pour la sécurisation des piétons et la facilitation des déplacements à vélo, avec une continuité des pistes cyclables, des stations de gonflage dans toute la ville et des zones pour déposer son vélo en toute sécurité. L’adoption d’un schéma directeur cyclable va permettre d’aller plus loin, grâce à une étude portant sur les points d’amélioration, les grands axes, mais aussi sur l’information des habitants. 

De multiples solutions existent aujourd’hui pour se déplacer sur notre territoire.

Des expérimentations sont mises en place, afin de tester des dispositifs, ainsi que des actions de sensibilisation et des réunions de concertation avec les associations : « La transition écologique, c’est passer d’un système à un autre :  il faut pouvoir embarquer tout le monde, ne pas braquer les usagers », explique Jonathan Rodrigues, adjoint chargé de la Transition écologique.  

Et l’action s’étend à l’ensemble de la communauté d’agglomération : les transports en commun sont également repensés et l’interconnexion entre les communes est une question centrale : « Toutes les communes sont reliées, il faut aujourd’hui que l’utilisation des transports soit simple. Les collectivités doivent donner les moyens aux gens de se les approprier », explique Denis De Chillou De Churet, Maire de Mardeuil et Vice-président aux Transports et à la Mobilité à la Communauté d’agglomération. 

Châlons-en-Champagne, des déplacements respectueux de l’environnement 

Dans la communauté d’agglomération de Châlons-en-Champagne aussi, la question de la mobilité est au cœur des préoccupations : le travail s’articule autour du thème de la place de la voiture en ville et du développement des modes actifs, comme le vélo, la trottinette électrique, la marche. Les initiatives se multiplient pour proposer aux Châlonnais des modes de transport différents et complémentaires pour faciliter l’accès à la ville et la circulation de tous, comme les vélos ou voitures en libre-service, et l’expérimentation faite avec les trottinettes électriques. 

Les voies vertes se développent pour donner accès à un environnement plus bucolique.

Une offre très complète de nouvelles mobilités est déployée : l’extension des pistes cyclables, l’intégration du cheminement de mobilité douce jusqu’aux écoles par l’installation complémentaire d’arceaux vélo, la mise en place de chaucidou (chaussée pour les circulations douces) … Après une période de test de plusieurs mois, le passage en zone 30 du centre élargi de Châlons a aussi été acté. L’objectif ? Apaiser la circulation et favoriser la cohabitation entre tous les usagers de la route. 

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