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Remonter le temps
Sombre Clair

Remonter le temps

Dernière décennie avant l’explosion numérique, les années 2000 inspirent encore aujourd’hui. Prêts pour un petit retour en arrière ?

Bienvenue dans une décennie haute en couleur.

Que retenez-vous de la décennie 2000 ? Le passage à l’euro, les attentats du Wall Trade Center, Britney Spears, ses tresses et son costume d’écolière … ? Avec l’intensification des innovations technologiques, ces années, pourtant si proches, nous paraissent très, très éloignées. Et pour cause : les changements ont été très nombreux, portés par une accélération du développement du numérique qui a bouleversé notre quotidien. Dématérialisation des supports de loisirs, naissance des réseaux sociaux, omniprésence des smartphones dans tous les actes de notre vie … : on consomme différemment aujourd’hui, la télévision, le cinéma, la musique, la presse. 

Dernière décennie avant ce que certains nomment l’ère de l’hyperconnexion, cette période sans information en continu, sans notifications Instagram, sans réunions Teams ou sans selfies devant des œuvres d’art, nous plonge parfois dans une vraie nostalgie. 

C’était mieux avant…

On se souvient des années 2000 comme d’une période où tout allait moins vite, où l’on pouvait prendre le temps de se consacrer à notre occupation du moment sans être perturbé par des sollicitations constantes. Pas de notifications à la moindre nouvelle information, pas de sonneries, de vibrations à la moindre parution sur les réseaux… quand on dînait au restaurant, on profitait de la conversation de nos amis, quand on allait à un concert, on écoutait, on regardait avec nos yeux avant de vouloir filmer pour, vite, très vite, partager tout sur les réseaux sociaux. Dans une salle de cinéma, on n’était pas stressé de se couper du monde le temps d’un film.

Les dernières années avant l’ère de l’hyperconnexion.

Alors oui, on s’ennuyait ferme dans les files d’attente, on feuilletait avec angoisse parfois les magazines datant de plusieurs années chez le médecin, communiquer avec nos proches était d’une autre temporalité, et le téléphone servait surtout à … téléphoner. Mais pourquoi cette nostalgie pour ces années en particulier ? 

Coup de vieux…

C’est un clip qui a marqué : le duo de rappeurs toulousains Bigflo et Oli ont préparé une belle surprise à Julien Doré, à base d’un tourbillon de références à leurs enfances. Ce morceau Coup de vieux reprend les références de ceux qui étaient enfants à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Une réussite pour nous replonger avec nostalgie dans cette période.

Le téléphone mobile s’insinue dans nos vies

Dans les années 2000, le téléphone mobile se banalise petit à petit dans le monde. On débute avec des modèles à clapet, dont on déplie l’antenne, ou des propositions plus compactes, parfois pliantes. Les écrans sont petits et non tactiles. Il faut du temps et de la dextérité pour écrire un SMS puisque chaque touche correspond à 3 lettres. Autant dire que les messages sont courts, directs et souvent mal écrits. Et les conversations en elles-mêmes sont minutées : l’illimité se développe, mais au début de la décennie, les forfaits appels et SMS sont bloqués. Et les dépassements coûtent cher. 

Des téléphones qui ne servent qu’à… téléphoner.

Les smartphones sont introduits en 2001, mais leur volume va vraiment exploser en 2007, avec la commercialisation du premier iPhone. 

Le téléphone portable nous sert donc essentiellement à téléphoner. Pour écouter de la musique, pas de plateformes de streaming ou de téléchargement : on achète des CD. Pour emporter nos titres préférés en dehors de chez soi, après le bon vieux walkman pour les cassettes, ou le Discman pour les CD, on découvre la première version de l’iPod. C’est une vraie révolution : un petit produit, qui tient dans une poche, qui permet d’embarquer 1 000 chansons. 

Mais qu’avons-nous écouté sur nos Discman et iPod dans les années 2000 ? Crazy in Love de Beyoncé, It Wasn’t Me de Shaggy, In Da Club de 50 Cent, et bien d’autres.

Tous sur le net 

Partager ses photos de vacances était un petit peu plus long et plus compliqué. Il fallait tout d’abord posséder un appareil photo. Si l’argentique règne en maître jusqu’à la fin des années 1990, celui-ci sera remplacé progressivement par le numérique au cours de la décennie suivante. Certains appareils numériques proposent la fonction caméra, mais sinon, c’est le bon vieux caméscope qui est nécessaire pour filmer vacances et soirées d’anniversaire. 

Internet ouvre une nouvelle fenêtre sur le monde.

Quoi qu’il en soit, le partage n’est pas immédiat, il faut soit attendre de voir la personne pour lui montrer nos clichés, soit envoyer ses prises de vue par mail. Et « partager » ses photos n’est pas du tout dans les habitudes. On les exhibe au retour d’un voyage, on envoie la photo du nouveau-né à la famille proche, mais impossible de faire faire le tour du monde à ce cliché de nous posant d’un air nonchalant devant l’un des plus beaux endroits de la terre. 

Les choses vont changer et s’accélérer durant précisément cette décennie. Mais au départ, surfer sur le Net est loin d’être aussi facile et accessible. Il faut déjà connecter son modem : vous vous rappelez cette petite musique stridente qui nous parvenait le temps de la connexion ? Et la barre bleue qui progressait lentement avant l’affichage de la page tant désirée ? Ou encore le moteur de recherches Lycos ? Des vestiges de nos premières visites sur le web. 

Skyblog, MySpace ou Copains d’Avant ?

Que fait-on sur le web dans les années 2000 ? On surfe sur les premiers sites, on consulte les blogs sur la plateforme Skyblog, on découvre des artistes sur MySpace, on retrouve ses camarades de classe sur Copains d’Avant, on envoie Lycos chercher les réponses à nos questions. Dans les années 2000, on s’initie doucement aux messageries instantanées avec MSN Messenger, le premier logiciel qui s’est imposé au grand public. On « tchat » aussi, sur les sites comme
Voila.fr.

On blog, on tchat, on retrouve ses copains d’enfance…

L’avènement des réseaux sociaux

Cette décennie fut celle de la naissance des réseaux sociaux. Twitter, Facebook, YouTube promettaient de maintenir le contact avec notre famille, nos amis, nos collègues où qu’ils soient sur la planète. Twitter est lancé en 2006 avec un premier message de l’un de ses créateurs, Jack Dorsey : « En train de paramétrer mon compte twttr ». Le site de microblogging en 140 caractères va devenir un véritable média, se tournant vers l’actualité, le partage d’information. L’utilisation de Facebook explosera en France en 2008, avec quatre millions d’utilisateurs.

La télévision se transforme

La révolution numérique, le développement du câble et la TNT ont modifié le paysage audiovisuel français. Dans les années 1990, la télévision offre des repères faciles, avec peu de chaînes et des programmes fédérateurs. En 2000, tout change. Les écrans deviennent plats, les modes de diffusion et les contenus changent. De média de masse, rassemblant toute la famille, on passe à une offre de niche. Mais cette décennie a surtout consacré deux genres : les séries et la télé-réalité.

Les émissions de télécrochet se renouvellent et se multiplient.

Les années 2000 sont celles de Soprano, Six Feet under, 24 heures chrono, Desperate Housewives, Mad Men, Sex and the City, Dr House, The Shield, Lost, … Une nouvelle génération d’auteurs apparaît pour réinventer le monde des séries américaines. 

Du côté des créations françaises, on découvre les premiers épisodes d’Engrenages, de Profilage, des Petits Meurtres d’Agatha Christie, de Braquo ou encore de Plus Belle La Vie. On se rappelle aussi des programmes dits courts, comme Camera Café, Un Gars, une Fille ou Kaamelott

Des séries à la télé-réalité

Cʼest la décennie où tout a commencé. Portée par The Real World sur MTV et surtout Big Brother, inventé par Endemol, la télé-réalité débarque sur nos petits écrans. La première émission du genre en France : Loft Story, diffusée en 2001 sur M6. On découvrait alors cette dizaine d’inconnus prêts à s’enfermer pendant des semaines sous le regard de téléspectateurs médusés. Une chaîne est prévue pour la diffusion en continu des frasques des lofteurs, un résumé est proposé tous les soirs et le grand show du samedi soir est le théâtre des éliminations hebdomadaires. L’émission choque autant qu’elle fascine, mais personne n’est indifférent face à ce nouveau phénomène. Au-delà de la fameuse scène de la piscine, on a tous un souvenir particulier de cette première vraie expérience de télé-réalité.

Les nouveaux auteurs ont réinventé le genre des séries américaines.

D’autres programmes seront proposés, sous le prisme de la musique, comme la Star Academy sur TF1, Popstars ou encore À la recherche de la Nouvelle Star sur M6. On se délecte alors des prestations hasardeuses de certains candidats, taillées en pièce par un jury intransigeant, et on s’émeut parfois, face à des talents incroyables. 

Outre les télé-crochets, la télé-réalité se décline dans de nombreux concepts. L’émission d’aventures Les Aventuriers de Koh-Lanta est diffusée pour la première fois en 2001, Pékin express arrivera elle un peu plus tard, en 2006. 

Des émissions où l’on joue

Dans les années 2000, à la télé, on aime particulièrement suivre les jeux. De grands classiques vont débarquer sur les petits écrans lors de cette décennie. Qui veut gagner des millions ? avec l’indétrônable Jean-Pierre Foucault, mais aussi Attention à la Marche animée par Jean-Luc Reichman, Le Maillon Faible de Laurence Boccolini, À prendre ou à laisser d’Arthur, ou encore Tout le monde veut prendre sa place présentée par Nagui : chacun y trouve son compte. Des émissions encore diffusées pour certaines, ou qui reviennent parfois le temps d’une saison. 

Quelles émissions pour les plus petits ?

Vous étiez enfant dans les années 2000 ? Vous avez surement dû prendre votre petit-déjeuner ou votre goûter devant Titeuf, Corneil et Bernie, Foot 2 rue, Totally Spies ou Quoi d’neuf Scooby-Doo. Vous avez pu découvrir l’univers déjanté de Bob l’éponge, cette éponge de mer qui vit dans un ananas avec son escargot domestique, Gary, son meilleur ami Patrick l’étoile de mer, travaille au Crabe Croustillant tenu par M Krabs avec le grincheux Carlo Tentacule. Car cette décennie est marquée par le développement des chaînes dédiées aux enfants, comme Gulli, Boomerang ou Nickelodeon. Au programme : des dessins animés, des séries et des émissions spéciales. Plus besoin d’attendre le mercredi, le samedi, ou le soir après l’école : tout est accessible en permanence.

Du petit au grand écran

Au cinéma aussi, la révolution numérique change la donne. Plusieurs films ont marqué les mémoires, tels que Kill Bill, Charlie et la chocolaterie, Gran Torino, Ocean’s Eleven ou Arrête-moi si tu peux. Les films fantastiques remportent de grands succès, avec la saga Harry Potter, Le Seigneur des anneaux, Pirates des Caraïbes, Avatar ou Twilight. Les superhéros sont également très présents : Batman, Iron Man, Spider-Man et les X-Men. Des films historiques ou inspirés de faits réels comme Gladiator, Hero, La Vie des autres, et les biographies de chanteurs comme Ray ou Ali attirent aussi les spectateurs. Et la musique est à l’honneur dans Les Choristes. En lien avec l’évolution de la société, plusieurs films sont engagés, dont Fahrenheit 9/11Good Night and Good Luck, Une vérité qui dérange. On remarque aussi les beaux succès du cinéma indépendant avec notamment Little Miss Sunshine ou Juno

Avatar, le premier film entièrement en numérique 3D.

Le cinéma français dans toute sa diversité

Du côté des films français, on note une forte diversité et une belle reconnaissance des films d’animation. À cette époque, vous êtes allé dans les salles obscures pour découvrir Harry, un ami qui vous veut du bien, Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Les Choristes, De battre mon cœur s’est arrêté, ou encore Indigènes. On a ri devant OSS117, Rio ne répond plus, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre et Bienvenue chez les Ch’tis, stressé en découvrant Ne le dis à personne, pleuré en visionnant La Môme

Le développement des salles Multiplexes booste la fréquentation des cinémas.

Le jeune public découvre des dessins animés qui deviendront des grands classiques comme Ratatouille, Monstres & Cie, Le Monde de Nemo ou Là-haut. Des personnages cultes nous entraineront dans leurs aventures : Shrek, l’ogre et son fidèle acolyte l’âne, Manny le mammouth dans l’Âge de glace, les bolides de Cars ou les animaux héros de Madagascar. Hayao Miyazaki poursuit son succès avec Le Voyage de Chihiro , Le Château ambulant et Ponyo sur la falaise.

Voir aussi

La révolution Harry Potter

Avant la saga cinématographique, Harry Potter est un véritable phénomène littéraire, qui va réconcilier avec la lecture un bon nombre d’enfants, mais aussi d’adultes. Les trois premiers tomes sortent dans les années 1990, les quatre suivant dans les années 2000. Chaque sortie d’un nouvel opus est accompagnée d’une frénésie toujours plus importante. En 2018, selon une étude du Centre National du Livre, Harry Potter reste le livre préféré des 15-25 ans. 

À fond dans les oreilles

Après le Walkman, le Discman, l’iPod nous permet d’écouter nos artistes préférés partout.

On a tous un morceau, un artiste en tête de ces années 2000. J’temmène au vent de Louise Attaque, Dernière danse de Kyo, Harder, Better, Faster, Stronger de Daft Punk… On a transpiré sur le dancefloor, hurlé dans les karaokés, pleuré sur les mélodies mélancoliques du moment. 

Mais que retenir de ces années ? Le magazine Rolling Stone publie régulièrement des classements et les années 2000 n’ont pas fait exception. Dans la liste des artistes ayant marqué cette décennie, on trouve notamment Kanye West, Bruce Springsteen, Beyoncé, Arcade Fire, U2, ou encore Radiohead. Le groupe de Tom York se hisse en tête des 100 meilleurs albums de la décennie avec son opus Kid A. La meilleure chanson de ces dix dernières années revient à Gnarls Barkley et son hit Crazy. Le titre ne vous dit rien ? Dès les premières notes, il va vite vous revenir en tête. 

Les artistes français ne sont pas oubliés : Daft Punk, Phoenix, Justice sont ainsi cités dans le classement. Seuls représentants de la langue de Molière, les Maliens Amadou & Mariam, dont l’album Dimanche à Bamako est classé 90e.

Les icônes féminines de la musique

On cite facilement Beyoncé et ses tubes Crazy in Love, Single Ladies et Irreplaceable. Des morceaux qui, aujourd’hui encore, enflamment les foules dès les premières notes. Mais dans les années 2000, on écoute aussi M.I.A, Amy Whinehouse avec Rehab, Missy Elliott avec Work It et Get Ur Freak On, Rihanna et Umbrella, Kellis et Milkshake ou Britney Spears avec Toxic.

La Y2k aesthetic est partout

Mais qu’est-ce que la Y2K aesthetic ? Le Y2K – à prononcer ouaï-tou-ké – renvoie à « Years 2000 » donc les années 2000. Ce terme désigne l’esthétique de ces années, plébiscitée par la jeunesse actuelle à grands coups d’hashtags sur les réseaux. Comment définir cette esthétique Y2K ? Ce qui nous revient en tête immédiatement, ce sont les looks tape-à-l’œil et bimbo incarnés par Britney Spears et Paris Hilton (dans The Simple Life). S’ils ne faisaient pas l’unanimité à l’époque, ils sont pourtant revenus en force et étaient bien présents lors des défilés printemps-été 2022 chez Missoni, Blumarine, Miu Miu, Coperni, Balmain…

La cravate, l’accessoire à adopter pour copier le look d’Avril Lavigne.

Quelles pièces symbolisent cette époque ? Le jean taille basse, avec string apparent, le crop top moulant, le top papillon et le style lingerie, la ceinture XXL, le survêtement peau de pêche… On piochait dans son vestiaire pour se créer des looks d’ado rebelle pop rock avec ceintures cloutées et bracelets de force ou de néo-working girls. Les pantalons se font pattes d’ef et le nombril s’expose, avec ou sans piercing. 

Côté chaussures, on portait des Vans, on prenait de la hauteur avec les plateformes et les Buffalos et on misait tout sur le style avec des escarpins à bouts pointus. Lunettes aux verres plastiques teintés pour agrémenter le tout : la Y2K aesthetic était tout sauf terne et monotone. 

Que se passe-t-il dans nos assiettes ?

On ne parle pas encore de boulgour, de quinoa ou de graines de chia. Les années 2000, dans la même lignée que les années 1990, sont celles de l’avènement de la malbouffe. Frites, pizzas, burgers, pâte à tartiner… des menus bien éloignés des recommandations nutritionnelles. En 2007, le gouvernement lance d’ailleurs la fameuse campagne « Manger cinq fruits et légumes par jour » ; quelques mois plus tard, une étude de l’Inpes montrait que 93 % des Français avaient eu connaissance de ce message, mais que seuls 3 % d’entre eux déclaraient avoir changé d’alimentation volontairement. Mais cette période est aussi marquée par le développement de l’agriculture bio. 

Des bonbons qui nous plongent dans les souvenirs.

Les années 2000, c’est également l’apparition de la cuisine du futur : la cuisine moléculaire débarque dans nos assiettes pour faire vivre des expériences nouvelles. On se met aussi aux verrines, à la finger food et on lutte contre les effets de notre alimentation trop riche en testant les nombreuses propositions de régimes miracles. 

L’heure du goûter

Si vous étiez enfant dans les années 2000, votre boîte à goûter pouvait contenir des Pik et Croq de Vache qui rit, ces petits bâtonnets que l’on trempait dans du fromage fondu, des Dinosaurus, des biscuits recouverts de chocolat à l’effigie de dinosaures, des Petits Filous Tub’s, des Kidiboo, des crêpes Whaou ou encore des DooWap.

Pourquoi la nostalgie nous fait-elle du bien ?

La nostalgie est une manière de se rassurer sur ce qu’est le monde aujourd’hui.

Les codes des années 2000 sont repris dans différents domaines, mais que dit de nous cette nostalgie ? Décrite comme un attachement fort aux souvenirs du passé, qu’ils renvoient à une personne, une époque, un lieu, etc., cette notion a souvent une connotation péjorative. On dépeint les nostalgiques comme vivant dans l’idéalisation d’un passé, incapables de profiter du présent. Parfois, on y rattache même des sentiments plus sombres : la mélancolie, la déprime, la tristesse… Pourtant, la nostalgie n’est pas si négative, elle peut même être bénéfique dans certaines situations, si on sait bien la doser. Tout d’abord, elle est une vraie valeur refuge : on se replonge avec plaisir dans les souvenirs d’une période heureuse, non pas pour ruminer les insatisfactions du présent, mais pour ressentir du bien-être. Elle agit alors parfois comme une consolation et peut nous permettre de renouer avec des pratiques ou des personnes qui nous faisaient du bien. Elle peut aussi être le signal d’une insatisfaction, d’un besoin non comblé : savoir écouter sa nostalgie offre la possibilité de prendre conscience que des changements sont nécessaires dans notre vie. Cette émotion paradoxale peut donc nous permettre, en se plongeant dans le passé, de mieux affronter le présent et même, selon les experts, de redonner du sens à sa vie. Et quoi de mieux qu’une soirée à thème sur notre période préférée pour prendre une bonne dose de nostalgie ?

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