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Rondeau, une vie effervescente

Rondeau, une vie effervescente

Dans son livre « Ma Champagne, mon Pays », Daniel Rondeau rend hommage à sa région natale et aux vignerons, évoque son enfance. Champenois « par la terre et par le sang »,  il tire plusieurs leçons de « la chance de naître dans un pays Grand Cru. »

Salle comble pour écouter l’enfant du Pays. © Photos Benoist Laroche.

Champenois devenu immortel, Daniel Rondeau est venu présenter début décembre à Pressoria son dernier livre sorti cet automne. « C’est un privilège de pouvoir parler d’un livre sur la Champagne au milieu des siens » a-t-il fait valoir devant un parterre de vignerons et de représentants de l’inter-profession.  Pour cette présentation, Dominique Lévêque, maire d’Aÿ, a endossé le costume de Bernard Pivot, fiches en main, pour interviewer l’auteur. Tour à tour ouvrier sidérurgiste, journaliste, éditeur, ambassadeur de France, de Tanger à Malte, Istanbul et Alexandrie, le parcours de l’Académicien Daniel Rondeau est atypique. Son père Martial, originaire de la forêt du Gault, issu d’une famille de manouvriers, était instituteur en poste au Mesnil-sur-Oger et prenait la vie au sérieux. L’écrivain se souvient de ses vacances chez son  grand-père maternel Georges Collin à Congy, où ce dernier faisait son vin. Daniel Rondeau allait avec lui dans les vignes de Berlin, les caves, il était là quand il dégorgeait. C’est là qu’il a bu son premier verre de champagne. « Champagne est un mot qui chante dans toutes les langues. »

Daniel Rondeau interviewé par Dominique Lévêque, maire d’Aÿ.

L’importance des racines

Cette enfance champenoise a forgé l’homme qu’il est devenu. « J’ai eu la chance de naître dans un pays Grand Cru. Ça rend tout de suite la vie plus effervescente » avance Daniel Rondeau. Enfant, tout ce qu’il voit est beau. Vergers, vignes et au-delà, les collines, lui donnent le sentiment qu’il est dans un paysage qui lui permet de s’accorder au monde. Il ne se sent pas à l’étroit dans ce village du Mesnil qui est pour lui une métaphore du monde. Mais il passe son temps à lire. « La littérature française était un jardin » se remémore-t-il. « Je suis sorti de cette enfance en pouvant m’accorder à la beauté du monde, et pensant qu’il n’y a pas de fatalité. La liberté est en chacun de nous. » Dans cet ouvrage, il livre toute une galerie de personnages parfois méconnus, parmi lesquels Colbert, le père Bonnet, Dom Pérignon, Ruinart, Dom Mabillon, grande figure de la Champagne, dont il a réédité les œuvres. Daniel Rondeau a fait sienne cette phrase de Saint-Paul « chacun de nous doit épuiser tout ce que la vie lui donne », avant de tirer sa révérence.

Séance de dédicaces pour ses nombreux lecteurs et admirateurs.
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