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Une douce compagnie

Une douce compagnie

À poils, à plumes ou même avec des écailles, les animaux de compagnie se sont fait une place privilégiée au sein de nos foyers, apportant un réel bien-être à tous les membres de la famille.

La moitié des foyers français possèdent un animal de compagnie (étude Kantar – 2022). Un chiffre qui a bondi en 2020. En pleine crise du COVID, cet engouement s’est observé en France, mais aussi au Japon ou aux États-Unis. Les demandes de familles d’accueil ont ainsi augmenté de 500 % dans certaines villes américaines et de nombreux refuges ont été complètement vidés. 

La France compte plus de 1,7 million d’animaux domestiques (Source I-Cad).

Pourquoi ce besoin soudain de prendre en charge un animal ? La première explication avancée par les experts : la restriction des interactions entre les personnes. Un chien, un chat, un lapin apportent alors un peu de chaleur et permettent d’apaiser la solitude. Le retour à la nature, l’envie de trouver une occupation durant ces longues journées ou même de disposer d’une excuse pour sortir de chez soi : tout ceci a contribué à une hausse des adoptions sans précédent. Avec, en effet boomerang, l’augmentation des abandons quelques semaines, quelques mois plus tard, avec une année 2021 détentrice d’un triste record : 16.894 animaux abandonnés en France entre le 1er mai et le 31 août. 

Parce qu’il ne faut pas minimiser l’engagement pris lorsque l’on décide d’accueillir un chien, un chat, ou tout autre animal. Il s’agit d’un être vivant, avec son caractère, ses besoins, ses exigences. 

Adopter, c’est s’engager

Qu’il est difficile de ne pas craquer devant des photos de chiots, de chatons proposés à l’adoption. Mais au-delà de ces boules de poils attendrissantes, se cachent des êtres vivants avec lesquels il va falloir cohabiter et dont il va falloir prendre soin. Parce que derrière les clichés publiés sur les réseaux, il y a la réalité. Un animal demande de l’attention, des soins, au quotidien.

Poissons, chats et chiens occupent les trois premières places du podium.

Bestioles : le podcast pour enfants sur le monde animal

Dans cette coproduction de France Inter et du Muséum national d’Histoire naturelle, on embarque pour un incroyable périple dans le monde animal ! Bestioles est une série de podcasts à destination des 5-7 ans et des grands enfants. Chaque épisode nous entraine dans les aventures d’une espèce animale souvent inaccessible : 5 à 7 min d’histoires pleines d’humour, de bruitages animaliers et de surprises pour prendre conscience de la richesse de la biodiversité qui nous entoure de manière ludique et scientifique.

Des contraintes à intégrer

Quel que soit l’animal choisi, il risque forcément de perturber le rythme de la vie de famille. Il faut le sortir souvent, parfois tôt le matin, changer sa caisse, nettoyer sa cage, l’emmener chez le vétérinaire pour son suivi régulier ou en cas de souci. Il peut aussi causer des dégâts, griffer des canapés, tacher des tapis, mordiller nos baskets préférées…

Selon la SPA, près de 17 000 animaux ont été abandonnés dans les refuges en France entre le 1er mai et le 31 août 2023.

Plusieurs campagnes de communication tentent fréquemment de sensibiliser à l’abandon et la loi promulguée en novembre 2021 a pour objectif de lutter contre la maltraitance animale au sens large. Parmi les mesures fortes, on trouve notamment l’interdiction de vendre des chiens et des chats en animalerie, et ce afin d’éviter les achats impulsifs conduisant aux abandons.  

Êtes-vous prêts pour l’adoption ?

Avant de sauter le pas, voici quelques questions à se poser ; tout d’abord, toute la famille est-elle d’accord pour accueillir un animal ? Et tous les membres sont-ils d’accord sur le choix de l’espèce ? Il faut être honnête sur le temps que vous aurez à consacrer à votre animal et également porter un regard lucide sur son mode de vie. Sportif, casanier, cela doit aussi déterminer votre choix. Vous partez souvent en vacances ? Quelles solutions sont envisageables pour votre animal à ces moments ? Adopter est un engagement dans la durée. 10 ans, 15 ans, parfois plus, il est important de prendre en compte l’espérance de vie de l’animal avant de se décider à adopter. Enfin, les dépenses liées à l’animal doivent être évaluées précisément pour vérifier qu’elles sont bien compatibles avec votre budget. 

Du réconfort, mais pas seulement

Le chien qui vient à notre rencontre, le chat qui monte sur nos genoux en ronronnant… nos animaux font partie de notre quotidien et sont une grande source de réconfort. Ils permettent tout d’abord de lutter contre la solitude et le repli sur soi. Le fait d’être responsable d’un être vivant est aussi très valorisant.   

57% des propriétaires de chats pensent que le ronronnement du chat peut être plus efficace que des médicaments.

Câliner, tenir ou caresser un animal augmente le niveau de sérotonine et de dopamine de notre corps. Les interactions avec nos petits compagnons réduisent également le taux de cortisol, l’hormone du stress. Le ronronnement du chat, tout comme regarder les poissons évoluer dans un aquarium, a un effet apaisant immédiat. 

Les effets de la ronronthérapie

La ronronthérapie consiste à s’entourer de chats pour se détendre. Plusieurs études ont déterminé que la basse fréquence du ronronnement des chats, comprise entre 25 et 50 hertz, a des vertus apaisantes sur les êtres humains. Une diminution des risques de mourir d’une maladie cardiovasculaire chez les personnes possédant un chat a même été observée. Pourquoi ? Grâce à la capacité des félins à faire baisser notre stress et notre tension artérielle. 

Un impact positif sur notre santé

Plusieurs études, notamment américaines, affirment que les propriétaires d’un animal de compagnie auraient moins de problèmes de santé que ceux qui n’en ont pas. Elles relèvent en particulier moins d’hypertension artérielle, moins de cholestérol et moins de troubles cardio-vasculaires.

Vivre au contact d’un chien ou d’un chat permettrait aussi aux enfants de renforcer leur système immunitaire et d’être moins enclins aux infections respiratoires et aux allergies. Les animaux vont jouer un grand rôle sur le développement psychomoteur et affectif de nos bambins. Ils vont également pouvoir acquérir un certain sens des responsabilités en s’occupant de l’animal. Les différentes tâches – le nourrir, le soigner, le caresser – permettent à l’enfant de gagner en confiance en soi. Enfin, l’animal, et en particulier le chien serait un facteur positif de socialisation, que ce soit pour les adultes ou les enfants. 

Avoir un chien permettrait de faire grimper à 86% les chances de tisser de nouveaux liens.

Moteur d’activité physique

Les propriétaires de chiens marchent en moyenne 30 minutes de plus par semaine que les personnes qui n’en ont pas. L’obligation d’aller promener son animal permet ainsi de se dépenser davantage quotidiennement, avec tous les bienfaits qu’une activité régulière peut procurer. Si la condition physique du chien le tolère, il est aussi un bon compagnon pour les sorties running, rassurant celles ou ceux qui ne souhaitent pas aller courir seul(e)s. 

Ni chien ni chat

Ils sont appelés « Nouveaux Animaux de Compagnie » – NAC – et pourtant ce terme date déjà des années 1980. Il désigne des animaux qui, historiquement, n’étaient pas destinés à devenir un compagnon pour un humain. Il regroupe différentes espèces comme les rongeurs, les primates, les lézards, les insectes, les amphibiens, les oiseaux, les serpents, le furet… Envie d’exotisme, d’avoir un animal qui sorte de l’ordinaire… les motivations pour adopter l’une de ces espèces sont nombreuses.

3,3 millions de reptiles, c’est le nombre de serpents, tortues et lézards possédés par les Français en animaux de compagnie (Chiffres Statista – 2021).

L’adoption d’un NAC peut être soumise à certaines obligations et elle engage systématiquement le propriétaire qui doit assurer les soins et le confort dont l’animal a besoin. Chaque espèce est très différente et nécessite un habitat et un traitement particulier (cage, alimentation, accessoires, litière…). Il faut également être très vigilant sur la provenance de l’animal et s’adresser à des animaleries ou des éleveurs réputés et sérieux. 

Les lapins et les poissons d’aquarium sont parmi les NAC les plus populaires en France ; on en compte respectivement 3,5 millions et 7 millions dans nos foyers. Les perroquets, les tortues et les rats figurent aussi dans la liste des espèces les plus prisées. 

Un soutien pour les personnes malades

Les animaux participent donc à notre bien-être, ont un effet bénéfique sur notre santé, mais ils jouent aussi un rôle précieux auprès des personnes malades. Ils vont ainsi aider à soigner les blessures émotionnelles, physiques, mentales ou encore spirituelles et accompagnent sur le chemin de la guérison. Chien, chat, cheval ou même poisson, l’impact positif de la présence d’un animal est nommé zoothérapie aux États-Unis et médiation animale en France. Les animaux vont alors être considérés comme des intermédiaires de soins ou des facteurs contribuant à l’amélioration de la vie quotidienne. Ils aident les malades à guérir et les personnes âgées à se sentir mieux. De nombreuses initiatives s’organisent depuis plusieurs années pour intégrer des animaux dans les maisons de retraite ou dans les centres spécialisés traitant différentes pathologies. 

Bon pour le moral, pour le corps : l’animal de compagnie apporte beaucoup aux personnes âgées.

Emmener son animal à l’EHPAD

C’était jusqu’ici impossible : lors d’un emménagement à l’EHPAD, la personne devait se séparer de son animal de compagnie. Ce changement peut s’avérer difficile à vivre, nécessiter un temps d’adaptation et cette séparation ajoutait encore de l’anxiété. La loi dite « Bien vieillir » examinée actuellement au Sénat prévoit de faciliter l’accueil des animaux de compagnie dans les EHPAD, en laissant la main à chaque établissement pour ce qui est des conditions.  

La mission d’un chien de soutien émotionnel

On distingue le chien d’assistance du chien de soutien émotionnel. Le premier va être entraîné pour effectuer des tâches spécifiques auprès des personnes non voyantes ou porteuses d’un handicap. Le second va lui être formé par des associations pour apporter une aide psychologique à une ou des personnes en situation de stress ou se trouvant dans un état émotionnel fragile. Il va être utilisé pour aider les personnes atteintes de troubles de l’anxiété, de la dépression, du trouble de stress post-traumatique… Il peut aider à réduire les symptômes de ces troubles en offrant une présence réconfortante, en fournissant un soutien émotionnel et en encourageant les comportements positifs.

Les animaux soutiennent les patients et également le personnel soignant.

Snoopy, premier chien à intégrer un hôpital à plein temps

Une nouvelle recrue au profil atypique a fait son entrée à l’Institut Curie, centre de recherche et de traitement du cancer parisien. Snoopy, setter anglais d’environ 2 ans, y remplit différentes missions : détendre les patients en salle d’attente ou en consultation, rendre visite à un malade avant un soin très anxiogène… Après quelques mois d’exercice, une étude doit être menée afin d’analyser l’impact de la présence de Snoopy sur le sentiment de bien-être des patients et de leur famille, et des soignants.

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De professionnels aux petits soins

Vétérinaire, toiletteur, éducateur sont les interlocuteurs privilégiés pour les propriétaires d’animaux de compagnie. Et il existe de plus en plus de professionnels pour prendre soin de nos compagnons, comme l’ostéopathe. Ce thérapeute utilise des techniques manuelles pour aider à calmer la douleur et le mal de dos chez les animaux domestiques. Les objectifs de cette forme de thérapie sont de soulager les tensions musculaires, d’améliorer la mobilité et le mouvement du corps, et de promouvoir la santé générale des animaux. Un ostéopathe animalier peut traiter toute une variété de problèmes courants, tels que les troubles musculosquelettiques, les blessures sportives, l’arthrite et les maladies articulaires, ainsi que certaines affections neurologiques. Les techniques employées sont douces et ne nécessitent pas d’anesthésie ou d’autres moyens médicaux invasifs. 

Faire appel à un pet-sitter pour s’occuper de nos animaux.

Il est aussi possible de faire appel à un comportementaliste animalier. Ce spécialiste accompagne et conseille les propriétaires pour les aider à résoudre les difficultés comportementales de leurs animaux. Il va intervenir auprès des chiens, des chats, des chevaux et d’autres animaux exotiques pour des problèmes comme l’anxiété, l’agressivité, les troubles du comportement, etc. 

Quels sont les chiens préférés des Français ?

Pas beaucoup de changement dans la liste des chiens préférés des Français. Dans le trio de tête, on trouve : le Berger Australien, qui garde sa place de leader, suivi du Golden retriever et du Staffordshire Bull Terrier. Le Berger Australien tient la tête du classement depuis 6 ans maintenant. En 2023, 17 609 inscriptions au LOF (Livre des Origines Françaises) ont été enregistrées. 

La PetTech en plein essor

La France est le troisième plus gros marché européen pour les produits et services destinés aux animaux domestiques.

Le mot PetTech est une contraction de « Pet » qui signifie « animal » en anglais et de « Technology ». Il s’agit d’un secteur d’activité à part entière qui met les nouvelles avancées technologiques au service des animaux. On doit notamment à des start-up PetTech différents objets comme des gamelles connectées qui distribuent des croquettes seulement quand les animaux en ont besoin, des litières autonettoyantes, des colliers GPS, des appareils d’interaction pour communiquer avec son animal à distance, ou encore les robots de compagnie pour lutter contre la solitude des animaux restés à la maison. 

Ce marché de la PetTech est en pleine expansion, et particulièrement en France où les animaux de compagnie sont de plus en plus considérés comme des membres à part entière du cercle familial. Preuve de cet engouement, le 2e PetTech Meet-Up s’est déroulé à Paris début décembre. L’événement a réuni plus de 100 startups et investisseurs qui ont eu l’occasion d’échanger, et d’imaginer de nouvelles collaborations. La PetTech regroupe plusieurs activités : la nutrition, la santé, l’assurance, le bien-être ou encore l’éducation et de nombreux projets sont prêts à émerger, tels que des services de conciergerie prenant en charge la garde des animaux domestiques, de jour comme de nuit, leur toilettage, etc. 

Vêtements pour animaux : une bonne idée ?

L’offre d’accessoires se multiplie pour les animaux, et en particulier pour les chiens (Il est plus difficile d’habiller un chat…). Vêtements, casquettes, harnais, sacs de transport, poussettes… le marché est très florissant. Mais est-il vraiment indispensable d’habiller un chien ? Et est-ce même bon pour lui ? Cette question divise et il faut bien distinguer cette envie qu’ont certaines personnes de projeter des sentiments humains sur les animaux en les « déguisant » et la réelle nécessité de protéger ces derniers contre certains aléas climatiques. 

Les lignes de vêtement pour animaux connaissent un franc succès.

Que ce soit avec l’évolution des espèces, l’âge de l’animal ou l’importation de chiens originaires de régions aux conditions climatiques radicalement différentes, il est parfois important d’apporter une protection supplémentaire à nos animaux. Manteau ou petits chaussons, il faudra alors bien choisir le modèle pour qu’il entrave le moins possible les mouvements et qu’il soit agréable à porter. La sélection de la matière est également primordiale : certains tissus peuvent en effet entraîner allergies ou maladies de peau. 

Il ne faut pas habiller les animaux
Judi Barret – Ron Barret – Éditions École des Loisirs

À quoi ressemblerait un porc-épic plein de piquants, qui voudrait porter des vêtements ? Et une girafe qui voudrait porter des cravates ? Voici quatorze raisons désopilantes de ne pas habiller les animaux !

Parrainer un animal

Vous aimez les animaux, mais ne souhaitez pas en avoir chez vous ? La solution n’est pas l’adoption, mais le parrainage. De nombreux dispositifs permettent ainsi de venir en aide à des espèces, via des parcs zoologiques comme le zoo de Beauval, différentes associations de défense des animaux ou encore des refuges. Le principe ? Vous versez une somme chaque mois qui couvre, en général, les frais liés à l’hébergement, l’alimentation et les soins vétérinaires d’un animal. L’idée est de réunir assez de parrains et marraines pour prendre en charge la totalité des coûts et offrir au refuge la capacité financière d’ouvrir de nouvelles places pour d’autres rescapés.

Près de 2 500 parrains et marraines ont adopté un flamant rose et ont ainsi aidé à protéger ses congénères.

Le zoo de Beauval met lui l’accent sur le financement de programmes de conservation et de recherche pour la protection des espèces menacées. 

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