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Miam, Yum, Mmm…

Miam, Yum, Mmm…

Quand une seule bouchée peut nous faire voyager à l’autre bout du monde, loin, très loin de notre quotidien.  

Découvrir le monde grâce à la cuisine de nos restaurateurs.

Il existe de multiples façons de découvrir le monde. Les voyages, bien entendu, mais il est aussi possible d’aller à la rencontre de pays lointains grâce aux documentaires, à la littérature, à la musique…et, parfois, il suffit de croquer dans un aliment bien précis pour se retrouver à des milliers de kilomètres de nos contrées marnaises. Les spécialités culinaires, regroupées sous la dénomination « cuisine du monde », nous permettent de tester de nouvelles saveurs, des textures inédites, des associations étonnantes. On les cuisine à la maison mais, surtout, on s’initie auprès des chefs des restaurants présents à Reims, Épernay ou Châlons-en-Champagne. Prêt pour un tour du monde des papilles en restant les pieds dans les vignes ? 

Le pouvoir des papilles

Les papilles gustatives, ces minuscules structures situées sur notre langue, sont responsables de l’expérience sensorielle complexe que nous vivons chaque fois que nous savourons un repas. 

Elles sont, tout d’abord, de parfaits relais sensoriels, transmettant des informations au cerveau sur le goût des aliments. Elles sont équipées de récepteurs spécifiques qui détectent cinq saveurs primaires : sucré, salé, amer, acide et umami. Chaque type de récepteur est sensible à une catégorie de goût, et c’est la combinaison de ces signaux qui crée la palette gustative riche et variée que nous aimons.

Mais elles ne sont pas les seules à jouer un rôle dans l’appréciation des saveurs. L’odorat est aussi un précieux atout. Les molécules odorantes, libérées par l’aliment lors de la mastication, remontent par la voie rétronasale et peuvent ainsi activer jusqu’à 380 types de récepteurs olfactifs différents. Toutes les informations finissent par monter au cerveau, qui analyse saveurs et arômes, pendant qu’une multitude de terminaisons nerveuses présentes dans toute la cavité buccale et sous les dents permettent de traiter des informations sensorielles relatives à la température, à la pression, c’est-à-dire si l’aliment est croquant ou mou, à l’irritation, au piquant, à la fraîcheur, etc.

Cuisines du monde : 5 continents, 500 recettes
Éditions Hachette Cuisine

Des États-Unis au Japon, en passant par l’Amérique du Sud, la Grèce, l’Italie ou encore le Maroc, le Liban, l’Inde, le Vietnam et la Thaïlande, embarquez pour un tour du monde culinaire. Accras de morue, poulet tikka, nems, pad thaï, bœuf loc lac, paella, couscous royal, cornes de gazelle, thé à la menthe, cheesecake new-yorkais, apple pie… Découvrez dans ce livre 500 recettes de la cuisine du monde entier. 

Une cinquième saveur

Les quatre premières saveurs sont relativement simples à identifier. Le sucré et le salé sont peut-être les plus évidents. L’amertume provient en majeure partie du monde végétal : les plantes développent des substances de défense au coût dissuasif pour se protéger contre les prédateurs herbivores. On va retrouver cette saveur dans des aliments de la famille des crucifères (choux, brocoli, radis …), des légumes feuilles (endive, roquette, chicorée …), des agrumes comme le pamplemousse ou encore le cacao ou le café. Pour les aliments acides, on va facilement détecter ceux qui sont naturellement riches en composés acides, tel que le citron. Mais il existe également des aliments acidifiants, comme le miel, certains fromages, etc. Leur goût n’est pas acide, mais ils génèrent des acides au cours des processus de métabolisation de l’organisme.

L’umami est particulièrement mis en valeur dans la cuisine asiatique.

Une 5e saveur fait aussi beaucoup parler d’elle ces dernières années : l’umami. Il s’agit d’un terme japonais qui se traduit approximativement par « savoureux » ou « délicieux », identifié pour la première fois par le chimiste japonais Kikunae Ikeda en 1908. Il a remarqué une saveur distincte dans les aliments riches en acide glutamique, comme le kombu, une algue utilisée dans la cuisine japonaise traditionnelle. 

Scientifiquement, l’umami est défini comme une saveur complexe résultant de la stimulation des récepteurs gustatifs par certains acides aminés, en particulier l’acide glutamique et les nucléotides ionisâtes et guanylates. Ces composés sont naturellement présents dans de nombreux aliments, tels que les viandes, les fromages vieillis, les tomates mûres, les champignons et les algues.

Avant même de déguster

L’odeur ou la vue de certains aliments peut suffire à nous faire fuir.

Tout ne se joue pas uniquement au niveau des papilles. Nos autres sens, la vue, l’odorat, l’ouïe vont être stimulés et influencés. Ils vont également chercher à déceler si la nourriture présente est toxique ou, au contraire, si elle peut être bénéfique pour notre organisme. Notre cerveau va alors comparer visuellement et olfactivement ce qui lui est proposé avec les autres plats déjà mémorisés par le passé. Si le plat présenté est jugé bon, il va activer la salivation. C’est ici la mémoire sensorielle gustative qui est convoquée : elle va capter les goûts, les comparer et les enregistrer dans notre mémoire. Les sensations perçues lors d’une stimulation gustative marquent généralement notre mémoire d’une manière quasi permanente. Et comme elle entretient des liens forts avec les émotions, tout comme la mémoire sensorielle olfactive, elle permet de nous en souvenir encore plus longtemps.

Chacun d’entre nous en a déjà fait l’expérience : un plat, un produit, pas forcément incroyable en goût, mais qui nous renvoie à un moment particulièrement agréable, à des personnes qui nous sont chères. À l’inverse, il suffit d’avoir associé un aliment avec une sensation inconfortable pour ne plus pouvoir en manger, ou même pire, en apercevoir un seul morceau. 

Les goûts et les couleurs

Si nous percevons tous les mêmes 5 saveurs, pourquoi avons-nous tous des goûts différents ? Qu’est ce qui fait que certains se délectent d’épinards, d’huîtres ou de champignons quand d’autres ne peuvent absolument pas en ingérer une miette ? Il faut se tourner vers notre capital génétique. Nos gènes vont en effet coder la sensibilité de nos cellules gustatives (on en compte environ 300 000) aux différentes saveurs, les quatre primaires et l’umami, mais aussi beaucoup d’autres telle que la saveur métallique. Et comme les gènes sont divers d’une personne à une autre, les signaux en provenance de la bouche et du nez gagnant notre cerveau ne sont pas les mêmes. L’environnement et les normes culturelles jouent également un rôle important. 

Nous ne sommes pas égaux face à la tolérance aux piments.

Se confronter à l’échelle de Scoville

Le concept de l’émission Hot Ones est simple : poser des questions à des célébrités en leur faisant déguster dix nuggets de poulet nappés de dix sauces notées de 1 700 à plus de 1 million sur l’échelle de Scoville (l’échelle de mesure du piment), soit de la moins épicée à la plus épicée. Cette adaptation de l’émission américaine a vu se succéder Izïa Higelin, Léna Mahfouf, Pio Marmaï… Tous ont répondu vaillamment aux sujets abordés, faisant fi des effets clairement visibles du piment sur leur organisme. 

Les saveurs du monde

79 % des parents affirment également faire régulièrement goûter à leurs enfants des nouveaux plats étrangers. (Chiffres Harris Interactive).

Chaque partie du monde peut se caractériser par sa gastronomie. En fonction des pays, des habitudes, des coutumes, on retrouve des préparations typiques, des aliments stars et aussi des façons différentes de se mettre à table.  Il y a quelques années, il n’était pas si facile de connaître et surtout de goûter certaines spécialités du bout du monde. Les jeunes sont d’ailleurs plus nombreux à être séduits par des plats venant de pays étrangers. Peut-être parce qu’ils ont eu davantage l’opportunité d’aiguiser leurs papilles sur ces spécialités. Car, dans les agglomérations importantes, il est aujourd’hui possible de déguster une très grande variété de cuisines, que ce soit au restaurant ou en se faisant livrer chez soi des menus complets. Et même si les Français ont tendance à mettre sur un piédestal leur gastronomie, ils sont de plus en plus nombreux à se dire à la recherche de nouvelles saveurs. C’est d’ailleurs l’objectif principal déclaré lorsqu’ils se rendent dans un restaurant spécialisé dans une cuisine étrangère : goûter à de nouveaux arômes, de nouvelles textures. 

Départ pour l’Italie

Une des gastronomies les plus appréciées nous vient d’un pays voisin : l’Italie. 

La structure du repas italien est bien précise. Il commence par des antipastis et se poursuit par le primo piatto, soit le premier plat composé de pâtes mais aussi de risotto ou de gnocchis. Le secondo piatto est le plat de résistance. Parmi les plus réputés, on trouve : e fritto misto, l’escalope saltimbocca, l’escalope milanaise, le vitello tonnato, l’ossobuco… Ils sont accompagnés d’un contorno, garniture de légumes servie à part. Le plateau de fromages se composera de parmesan, de gorgonzola, de mozzarella di bufala, de pecorino, de provolone ou encore de burrata. En dessert, on craque pour le tiramisu, la panacotta ou les cannolis. 

L’art de la pasta

Les pâtes sont l’un des emblèmes de la cuisine italienne.  Fraîches ou sèches, longues ou courtes, en forme de papillon, de fleur ou de coquillage, lisses ou torsadées… il existe des centaines de formes de pâtes se déclinant en familles et en sous-familles, selon les régions. Penne, gobetti, rigatoni, farfalle, gemelli… à chaque pâte sa sauce. 

En Italie, chaque région présente ses spécificités en matière de pâtes.

Des spaghettis à la carbonara de Rome aux tagliatelles aux fruits de mer de la côte amalfitaine, chaque région, chaque ville, chaque village a sa propre interprétation. Mais au-delà des recettes, c’est tout un art de vivre qui se déploie à travers ces mets simples et pourtant si raffinés.

Pizzas, panzerotti et focaccia

La pizza est un des symboles de la cuisine italienne. Mais attention, on parle ici de la vraie pizza, réalisée dans la plus pure tradition. On oublie donc les pizzas à l’ananas, au reblochon, au hamburger ou au cordon bleu.

La focaccia, appelée aussi schiacciata, vient quant à elle de la région de Gênes. C’est une spécialité dont les ingrédients de base sont la farine, l’eau, la levure et le sel. Elle occupe une place très importante sur les tables de plusieurs régions italiennes. Il en existe de nombreuses variantes, dont les plus connues sont la focaccia genovese (avec du gros sel et de l’huile d’olive), la focaccia di Recco (avec du fromage) et la focaccia barese (avec des tomates fraîches et des olives).

Les panzerottis sont une spécialité des Pouilles, et font partie des recettes traditionnelles de cette région. Il s’agit de demi-lunes de pâte fourrées avec de la mozzarella et de la tomate. On les confond souvent avec la calzone mais, si leur pâte est très similaire, leurs garnitures parfois identiques, c’est le mode de cuisson qui diffère. Les calzones sont cuites au four, alors que les panzerottis sont frites.

Où manger italien ?

Il existe une multitude de restaurants proposant des recettes italiennes sur notre territoire. À Épernay, on trouve notamment le Sardaigne, installé en plein cœur du centre-ville depuis de nombreuses années.  Lasagnes, pizzas au feu de bois… on retrouve les recettes typiques. On peut aussi citer La table des délices, le Fluvio et bien d’autres à Châlons-en-Champagne. À Reims, direction La Trattoria, L’Etna, Come Prima, Da Nello, Nona, Pulcinella, la Casa d’Urso, pour une cuisine italienne typique. Si on sort un peu des agglomérations, on découvre également de belles adresses. C’est le cas à Cormicy, avec la pizzeria Il Postino. Les pizzas du chef rencontrent un franc succès, grâce aux recettes proposées et aux ingrédients de qualité. L’été, on prend place avec plaisir dans le petit jardin aménagé, l’hiver, on s’installe dans un décor tout aussi charmant. 

En 2023, les Français ont consommé 1,5 milliard de pizzas, soit une augmentation de 11% par rapport à l’année précédente.

Pour trouver le meilleur restaurant italien, une seule possibilité : le tester. Car même si les sites des avis des clients se multiplient, et si les critiques amateurs peuvent être de bons guides, rien ne vaut l’expérience réelle. 

Les multiples facettes de la cuisine asiatique

On trouve en France plus en plus de restaurants proposant une cuisine asiatique. Le Japon, la Chine, la Thaïlande ou le Vietnam, les spécialités séduisent les palais avertis comme ceux qui découvrent seulement ces nouvelles saveurs. 

Pourquoi un tel succès ? De plus en plus d’établissements ouvrent mais les services de livraison offrent aussi un accès simplifié à cette cuisine. Les épiceries dédiées et les rayons des supermarchés classiques permettent de dénicher les ingrédients typiques de cette gastronomie très facilement.  

Le Ramen est l’un des plats les plus populaires du moment.

Ce qui nous attire, c’est aussi notre envie d’exotisme. Les plats proposent une palette de goûts très diversifiés, alliant souvent le sucré, le salé, l’acide et l’amer, faisant appel à des ingrédients typiques tels que la citronnelle, le lait de coco, la sauce soja… Les associations sont différentes et les textures également. On peut être étonné au début, rebuté parfois, mais si la curiosité l’emporte, on découvre de nouvelles sensations qui deviennent rapidement addictives. Et cette gastronomie offre un éventail très varié de plats. Entre la cuisine japonaise, chinoise, thaï ou vietnamienne… chacun peut trouver de quoi ravir ses papilles. 

D’où viennent les sushis ? 

Le sushi est devenu en l’espace de quelques années un aliment très consommé. Il y a encore quelques années, il n’était servi que dans les restaurants très spécialisés ou les établissements de luxe. Aujourd’hui, on en trouve partout ou presque, dans différentes versions, avec des propositions voulant coller aux goûts occidentaux. 

Sushi en japonais signifie «maturation du poisson.

En japonais, sushi signifie littéralement : « maturation du poisson ». Il est, à l’origine, un moyen de conserver et de garder le poisson plus longtemps. Mais si c’est bien le Japon qui a exploité et développé cet aliment, l’origine du sushi se trouve en Chine, au IVe siècle avant J.-C. Pour conserver le poisson, les Chinois créent une pâte à base de riz fermenté ; celle-ci n’est pas consommée et est jetée au moment du repas. Quelques siècles plus tard, cette forme de sushi arrive au Japon. Le riz est alors toujours fermenté, mais il est mangé accompagné de poisson semi-cuit. L’arrivée du vinaigre de riz va permettre la conservation automatique, sans avoir recours au riz fermenté. 

Avec ou sans baguettes, les sushis se dégustent aujourd’hui dans les restaurants spécialisés comme à la maison. Les plateaux proposés offrent la possibilité de savourer et de partager ses impressions à chaque bouchée.  

Une cuisine bonne pour la santé

La cuisine asiatique a la réputation d’être pleine de bienfaits pour notre santé. Tout d’abord, elle est composée de beaucoup de légumes frais et variés, souvent consommés crus ou légèrement cuits pour préserver leurs nutriments et tout leur croquant. Ils apportent vitamines, minéraux et fibres, essentiels au bon fonctionnement de l’organisme. Les plats sont également réalisés à partir de protéines dites maigres, comme le poisson, les fruits de mer, la volaille ou le tofu. Enfin, les techniques de cuisson – vapeur, grillé, sauté – sont aussi très intéressantes pour notre santé.

Où déguster la cuisine asiatique ? 

Le terme de cuisine asiatique regroupe un grand nombre de spécialités. On en retrouve parfois plusieurs dans un seul établissement, quand d’autres vont se concentrer sur un type unique de cuisine. À Épernay, on trouve le Cook In, restaurant franco-thaïlandais. Une parfaite fusion de ces deux cultures gastronomiques, avec des recettes préparées à partir de produits frais, locaux et de saison. À Reims, on pousse les portes de l’Atelier Mala qui propose une cuisine traditionnelle de rue du Sichuan et de sa capitale Chengdu, du Meshi Deily, ou du Red’s. Côté japon, on tente Shin’Zen ou Genki et côté thaï, Samjia ou Koboon. D’autres adresses présentent des spécialités différentes, comme Seoul, Hoang Va, et l’incontournable P’tit Viet. 

La gastronomie chinoise figure parmi les cuisines les plus appréciées et les plus souvent consommées au restaurant.

Street-food d’Asie
Thai King Liou  – Éditions Larousse

Découvrez 40 recettes gourmandes de street-food asiatique pour un véritable voyage en Asie, par le Riz Jaune ! Thai Liou vous propose ici plusieurs variantes du célèbre sandwich vietnamien et vous fait découvrir les grands classiques de la vaste street-food asiatique. Du Japon à la Chine, en passant par le Laos, la Corée ou encore la Thaïlande, toutes les recettes de Thai sauront faire voyager vos papilles. Raviolis, bánh mì, takoyaki, bao, jaozi, autant de recettes gourmandes qui n’attendent que vous. Grâce à ce livre, on découvre de nouvelles recettes et on se lance pour proposer à nos invités un dîner typique d’Asie. 

Le goût de la cuisine orientale

On déguste les mezzés avant de partager un couscous.

Elle est synonyme de générosité, de convivialité et de saveurs exquises. La cuisine orientale, qu’elle provienne du Maghreb ou du Moyen-Orient, se partage : grandes tablées, musiques typiques et nous voilà plongés dans un univers plein de promesses. 

Voir aussi

On commencera le repas par des mezzés, pris en apéritif ou en entrée. Là aussi, le partage est de mise. Chacun pourra alors piocher dans ce qui lui plaît : fruits secs, olives, taboulé, salade de carottes au cumin, caviar d’aubergines, poivrons confits, houmous… Selon les pays, on trouvera également les fameux bricks garnis d’œufs, de thon ou de viande hachée, spécialités du Magrheb ; en Turquie, on les appelle « Borëk » et ils sont plus souvent fourrés à la feta et aux épinards. Falafels, kebbe, fatayer se font aussi une place pour ravir tous les convives. 

Habibi – Recettes du Maghreb
Mehdiya Kerairia – Éditions Webedia Books

Plongez dans l’univers gustatif et parfumé des pays du Maghreb ! Avec ses 80 recettes chaleureuses et accessibles, Mehdiya Kerairia invite à la découverte de son histoire et de ses origines culinaires maghrébines. Retrouvez une diversité de plats simples et gourmands, connus et moins connus : couscous traditionnel ou couscous tunisien au saumon, salade de concombre et agrumes, tajine d’agneau et dattes, bourek aux crevettes, et plein d’autres. Les recettes sucrées ne sont pas en reste avec de sublimes confitures de melon et de figues, mais aussi les fameuses crêpes à mille trous. Toutes vos envies seront satisfaites ! Réalisez chaque recette avec simplicité grâce aux introductions de chaque chapitre, qui vous permettront de comprendre les fondamentaux de la cuisine orientale colorée et envoûtante. Envolez-vous vers cet ailleurs aux mille saveurs et dégustez !

Couscous et tajine 

Même si la cuisine orientale ne se limite pas à ces deux plats, ils restent les plus célèbres. Le couscous est d’origine berbère et il est préparé dans tout le Maghreb. Il est en outre inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis décembre 2020. Il se mitonne d’une multitude de façons différentes selon le pays, la région et les habitudes de la famille. Il s’agit d’un plat transgénérationnel et populaire. Dans sa préparation originale, le couscous est à base de mil et non de blé, agrémenté d’épices et de sauces, sans oublier les légumes et les viandes.

Le mot « tajine » est un dérivé du grec « têganon », ou « plat de terre ».

Le tajine se décline également en de nombreuses recettes mettant souvent à l’honneur les associations sucrées-salées, avec l’ajout de miel, de dattes, d’amandes, de raisins secs, etc. 

Un plat pour tous

Dans certains pays, la coutume veut qu’un seul grand plat soit servi et partagé par tous. Chacun va alors piocher soit directement avec les mains, soit avec des morceaux de pain la recette présentée. On pense tout de suite au couscous et à ses mille saveurs. Il figure régulièrement dans le haut de la liste des plats préférés des Français. La préparation est longue et complexe, avec des recettes qui se transmettent de génération en génération. Les plus frileux prendront la direction des meilleurs restaurants de la région, pour déguster le couscous, mais aussi le tajine et autres spécialités. 

Tout est dans le plat

Le mot « tajine » désigne à la fois la recette et l’ustensile de cuisson. À l’origine berbère, le tajine était historiquement un plat en terre cuite utilisé pour préparer des ragoûts mijotant sur un brasero traditionnel appelé kanoun, semblable à un four à foyer ouvert où les braises de charbon ardent étaient disposées. Cette configuration permettait de maintenir une température basse et constante, cruciale pour la cuisson douce et prolongée du tajine. 

Les délices des pâtisseries orientales

Dans le monde culinaire riche de l’Orient, la pâtisserie occupe une place de choix, offrant une symphonie de saveurs qui émerveillent les papilles et captivent les sens. 

Ces délices sucrés, aux textures moelleuses et parfums envoûtants, sont le fruit d’une tradition artisanale vieille de plusieurs siècles, où chaque geste est étudié. 

On déguste les cornes de gazelles avec un bon thé fumant.

Parmi les stars incontestées, on retrouve les baklavas, ces succulentes pâtisseries feuilletées aux noix et au miel, ou encore les maamouls, des petits gâteaux sablés fourrés aux dattes, aux noix ou à la pistache. Les cornes de gazelles, ces préparations en forme de croissant composées d’une pâte fine et délicate qui enveloppe une farce à base d’amandes, de sucre et de cannelle sont également très appréciées. Chaque région, chaque pays a ses propres spécialités et ses recettes secrètes.

Mais au-delà de leur goût exquis, les pâtisseries orientales sont aussi porteuses d’histoires et de traditions. Elles sont le symbole de l’hospitalité et de la générosité, offertes avec fierté lors des fêtes et des célébrations, ou partagées simplement entre amis autour d’une tasse de thé fumant. 

Où déguster la cuisine orientale ? 

Ce sont des adresses que l’on se conseille discrètement, tant nous voulons parfois conserver secret le nom du restaurant qui nous aura fait voyager grâce à ses plats pleins de saveurs et de parfums d’Orient. À Épernay, on pousse les portes de Chez Ali. Au menu, les plats typiques de la cuisine orientale et toute leur générosité. À Châlons-en-Champagne, on découvre le restaurant Mogador ou Fée de Miel. À Reims, on prend la direction du Riad ou de la Medina. Il est aussi possible de goûter les délicieux mets de Mille et Une Graines, un bar à couscous où vous pourrez composer votre recette selon vos envies du moment. 

Amérique, indienne, espagnole…

L’accès aux différentes cuisines du monde est aujourd’hui grandement facilité. On découvre ainsi des mets typiques, des méthodes de cuisson, des épices, des goûts, des textures. Certains plats sont pleinement entrés dans nos habitudes culinaires, comme le hamburger. Ce symbole des États-Unis connaît un succès qui ne se dément toujours pas. Au contraire, ce plat est à l’affiche de nombreux restaurants, revisité en fonction des régions de France. Les versions « gastronomiques » sont également très prisées des amateurs. Les spécialités indiennes, libanaises, espagnoles, argentines… tous les pays du monde sont des sources d’inspiration. On se laisse emporter par notre curiosité et on tente toutes les recettes venues des quatre coins de la planète. 

Le French Taco est bien loin de la version originelle mexicaine.

Le succès du Tacos « à la française »

C’est la star de la street-food de ces dernières années. Il suffit d’observer les files d’attente – peuplées essentiellement d’adolescents et d’étudiants – qui se forment devant les nombreuses enseignes de tacos dès que l’heure du déjeuner approche. Mais ces tacos dont raffolent les jeunes n’ont rien à voir avec le taco original mexicain. Celui-ci se compose d’une galette tortilla repliée ou enroulée sur elle-même (mais ouverte) contenant, en général, une garniture de viande et de sauce. La version française se présente plutôt comme un rectangle épais et fermé intégrant plusieurs sortes de viandes – nuggets, cordon bleu, viandes hachées, poulet mariné… – et des frites. Le tout accompagné de différents suppléments disponibles et arrosé d’une sauce au choix. Un encas bien loin du mouvement healthyfood. 

Fiers de la cuisine française

Malgré l’attirance des Français pour la cuisine du monde, il règne tout de même un certain chauvinisme en matière de gastronomie. La totalité ou presque (97 %) des personnes interrogées lors d’une enquête Harris Interactive déclaraient apprécier la cuisine française plus que toutes les autres cuisines du monde testées. Elle était ainsi jugée plus raffinée, plus savoureuse et plus diversifiée. Car chaque région dispose de ses propres produits, qui servent de bases à une multitude de recettes. Des fromages, des charcuteries, des légumes, des fruits… chaque territoire est reconnaissable à sa gastronomie. Cela permet de varier les plaisirs tout en en apprenant davantage sur notre pays. Donc, entre deux virées à l’autre bout du monde, n’hésitons pas à pousser les portes de nos restaurants préférés pour (re)découvrir les saveurs de la cuisine française. 

Quand il s’agit de se préparer un plat à leur domicile, 86% des Français optent pour un plat français.

La gastronomie champenoise à l’honneur

Si le territoire est mondialement connu pour son champagne, la gastronomie champenoise mérite tout autant notre attention. Les produits comme les biscuits roses, les croquignoles, les nonnettes, le vinaigre ou la moutarde sont aujourd’hui mis en avant. Mais il est aussi possible de préparer de belles recettes avec les lentillons de champagne, du jambon de Reims, du pied de cochon … Du côté des alcools, notre région produit également du ratafia de champagne, du whisky, du Bouzy rouge et de nombreuses bières artisanales. 

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