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Jardin d’Eden

Jardin d’Eden

À force de vivre dans des zones très urbanisées, nous avons tendance à oublier que la nature est notre milieu d’origine, qu’elle nous fait du bien et que nous devons en prendre soin.

120 min par semaine : la durée minimum à passer dans la nature pour profiter de ses bienfaits (Étude de l’Université d’Exeter).

La part de la population française vivant en milieu rural est passée de 22 % en 2006 à 18,5 % en 2021(chiffres Statista). La majorité d’entre nous habite donc dans des villes, avec un accès plus ou moins facilité à la nature.  Pourtant, chercheurs et spécialistes s’accordent sur l’importance considérable de celle-ci pour notre bien-être. 

La nature est notre milieu d’origine, nous y avons vécu durant des dizaines de milliers d’années et c’est dans cet environnement que nous avons évolué. Le manque de nature a d’ailleurs été explicitement exprimé par bon nombre d’entre nous au moment des confinements : de plus pouvoir sortir, être en contact avec la végétation, ou de façon extrêmement réduite a été traumatisant pour certains. Les effets de la nature sont scientifiquement prouvés : elle régénère notre cerveau, nous permet de nous reconnecter à notre environnement, nous apaise et améliore clairement notre bien-être. 

La nature bienfaitrice

Sylvothérapie, bain de forêt (« Shinrin-Yoku » en japonais), méditation en plein air, randonnée, sieste allongée dans l’herbe… toutes les activités qui nous connectent à notre environnement nous permettent de nous ressourcer. Immergés en pleine nature, et surtout coupés du monde qui nous entoure, nous laissons derrière nous le stress, les angoisses, les agressions extérieures permanentes. Rien d’étonnant alors que nous soyons aussi nombreux à vouloir envelopper de verdure notre habitat. 

69 % des Français se sont déclarés en manque d’espaces verts durant le premier confinement (sondage YouGov, juin 2020).

Quelles sont les villes de France les plus vertes ?

Depuis quelques années maintenant, l’Observatoire des villes vertes, créé par l’Unep – Les Entreprises du Paysage – et Hortis, interroge les 50 plus grandes villes de France sur la place de la nature et du végétal dans leur espace urbain pour établir un classement des villes les plus vertes. Pour la 4e édition, le palmarès était le suivant : Angers conserve sa place de leader, tandis que Rennes prend la 2e position du classement, gagnant 5 rangs par rapport à 2020. Strasbourg fait une entrée remarquée en se hissant directement à la 3e place. Dans la suite du top 10, on note deux nouvelles entrées : Reims, en 8e position, et Paris, à la 10e place. Au total, ce sont 7 régions sur 13 qui sont représentées dans le classement. 

La nature reprend ses droits

Ne pas contraindre, mais plutôt apprendre à cohabiter avec notre environnement.

Vouloir être plus au contact de la nature ne signifie pas pour autant l’asservir. Bien conscients des enjeux environnementaux et des défis auxquels nous sommes aujourd’hui tous confrontés, notre façon d’appréhender notre écosystème doit forcément évoluer. Il n’est plus question de contraindre, de choisir des espèces végétales sans prendre en considération leurs besoins, d’entretenir ses espaces verts au mépris du confort de la faune présente, de ne penser qu’à nos envies. Notre bien-être s’inscrit dans celui de la biodiversité. Et grâce à une multitude de possibilités, cette voie n’est pas une obligation, mais plutôt une source d’inspiration pour organiser des extérieurs tout en harmonie. Temporalité, sélection des plants, réflexion sur le long terme, intégration parfaite dans notre environnement… de nombreux paramètres sont à prendre en compte pour un jardin plus épanoui que jamais. 

Le grand traité  du jardin punk
Éric Lenoir – Éditions Terre Vivante

Le jardin et le paysage vus et vécus autrement, une approche punk instinctive, à revers de bon nombre d’idées reçues. « À force de chercher la nature, on finit par la trouver » : cet ouvrage explore et décrit le Jardin Punk : un espace décomplexé qui s’émancipe des règles du jardinage traditionnel, ne cherche pas à dompter la nature à tout prix et la laisse, au contraire, reprendre un peu ses droits. Une édition enrichie et illustrée du Petit traité du jardin punk, paru en 2018.

Incontournable extérieur

En pleine nature, tous nos sens sont en éveils.

Il y a quelques années, l’espace extérieur était perçu comme une extension de l’habitat, une nouvelle pièce à investir, à décorer pour prolonger l’ambiance intérieure. Aujourd’hui, son importance est encore plus forte. Ce n’est pas seulement une énième pièce de la maison, c’est bien plus. Il peut être un cocon ou même un véritable jardin d’Eden permettant d’accueillir toutes nos envies : se reposer, se détendre, recevoir, partager, s’amuser… Il peut abriter nos activités solitaires, servir de refuge pour s’isoler du monde extérieur et de ses tourments. Il est aussi le théâtre des soirées d’été mémorables, passées avec nos amis à profiter de la douce torpeur se prolongeant au bout de la nuit. Les grandes fêtes de famille, avec les dimanches qui s’étirent, y trouvent un décor parfait. Et puis, ce jardin accueille les rires d’enfants jouant au ballon, plongeant dans la piscine, s’envolant sur la balançoire. Ici, vous jouez à nouveau, aux fléchettes, à la pétanque, au ping-pong…ces activités qui servent à patienter jusqu’au repas ou, au contraire, qui permettent de digérer le barbecue avant d’enchaîner sur l’apéritif du soir.  

Il est aussi le témoin de nos premières récoltes, des tomates rougies par le soleil, des framboises ou des cerises dégustées immédiatement… 

Des extérieurs devenus le théâtre de nos meilleurs moments de vie.

Activer ses sens

Dans notre jardin, tous nos sens sont en éveil. La vue, tout d’abord, avec ses déclinaisons de vert, les couleurs des fleurs, des légumes du potager. Puis il y a les odeurs : l’herbe coupée, les arômes floraux, le parfum de la terre humide après la pluie. Le toucher aussi, lorsqu’il va falloir gratter la terre, cueillir les fruits, récolter les légumes. On sent les aspérités, les irrégularités, on est parfois irrité par une herbe sur la défensive. Et il y a les sons ; pas le bruit des multiples machines qui se mettent en route dans un ballet incessant dès le printemps venu, mais plutôt le chant des oiseaux, le bourdonnement d’une abeille charpentière, le souffle du vent et au-delà, si on a beaucoup de chance, le silence. On en profite alors pour se faire oublier et on goûte à une retraite bien méritée, pour quelques minutes dans une journée chargée, quelques heures ou même quelques jours si cela est possible. On flâne, on se prélasse, sans planning, sans notifications, sans sollicitation, juste à savourer de ce que la nature a à nous offrir. 

Oublier le cordeau 

Terminés les jardins à la Française, où tout est taillé au cordeau, maîtrisé, où rien ne dépasse. Parfois, les espaces extérieurs sont disciplinés à l’extrême, donnant un sentiment d’ordre apaisant pour certains, terriblement angoissants pour d’autres. Que ceux-là se rassurent : la tendance est aujourd’hui au lâcher prise et au laisser vivre. Il n’est pas question d’abandonner totalement le jardin, bien au contraire. L’idée est de le penser au mieux afin de le laisser ensuite s’épanouir pleinement, sans interventions humaines excessives. 

Les jardins très symétriques, inspirés du style à la Française, sont moins prisés aujourd’hui.

Cette tendance s’inscrit aussi dans la volonté nouvelle de composer avec la nature, de ne pas forcer les choses. C’est à nous de nous adapter au sol, à l’exposition, aux conditions climatiques, de faire les bons choix et non d’assujettir l’environnement dans lequel nous évoluons. Plus largement, c’est tout l’écosystème qui va être pris en compte. La notion d’écologie est de plus en plus intégrée dans les projets d’extérieurs, les palettes végétales vont ainsi être travaillées pour favoriser l’ensemble de la biodiversité, de la faune à la flore.

Qu’est-ce qu’un jardin à la Française ?

Apparu en France au XVIe siècle, le jardin à la Française ou jardin classique se caractérise par son côté géométrique et rigoureux, illustration parfaite de la maitrise de la nature. Les espaces vont être soigneusement dessinés, ordonnés. Ce type de jardin va gagner ses lettres de noblesse grâce à André Le Nôtre, paysagiste de Louis XIV, avant de se répandre dans toute l’Europe. Versailles, Chantilly, Vaux le Vicomte : les jardins de nombreux châteaux prestigieux, dessinés par Le Nôtre, deviennent la vitrine du jardin à la Française. Conçu comme un décor pour l’habitation, il offre des jeux de perspectives, des effets d’optique, ainsi qu’une symétrie parfaite. Contrairement au jardin anglais, qui donne l’impression d’être au plus près de la nature, il soumet totalement le végétal qui se retrouve minutieusement taillé, planté dans un alignement parfait : rien n’est laissé au hasard et l’ordre et la rigueur dominent. 

Jardins : Explorer l’art de l’horticulture
Éditions Phaidon

Cet ouvrage emmène le lecteur dans un voyage unique à travers les continents et les cultures pour découvrir comment artistes, jardiniers, paysagistes et illustrateurs se sont inspirés des jardins depuis plus de 4000 ans, de l’Égypte antique à nos jours. Ce tour d’horizon superbement illustré réunit plus de 300 images spectaculaires couvrant un large éventail de styles et de techniques, des peintures, installations, sculptures et plans en passant par des images de cinéma, des bijoux et des textiles.

La fin des gazons ? 

Les plantes couvre-sol offrent une belle alternative aux étendues de gazon immaculée.

Terminées les grandes pelouses bien vertes et régulières que nous avions l’habitude de voir dans les jardins soigneusement entretenus ? il semblerait que beaucoup d’entre nous délaissent cette esthétique nécessitant des tontes constantes et un arrosage abondant. Incohérentes avec les enjeux climatiques, les étendues engazonnées sont peu à peu remplacées par d’autres solutions végétales. Massifs, plantes couvre-sol et rampantes… il existe une multitude de possibilités. Les plantes tapissantes de faible hauteur sont de parfaites alternatives. Il suffit de choisir en fonction du climat de la région, de la configuration et de l’usage de cette partie du terrain. Certaines variétés vont ainsi s’épanouir davantage en terrain sec ou frais, ensoleillé ou plutôt ombragé, et résister plus ou moins au piétinement. L’entretien de ces végétaux est quasiment nul, se limitant à un léger nettoyage. Ces plantes s’adaptent également à tous les sols, même ceux fortement pentus et peuvent couvrir des zones difficiles comme le pied des grands arbres, et vont bien supporter les situations de sécheresse prolongée. Cependant, tout n’est pas parfait : le feuillage peut venir à tomber en hiver, la pousse peut aussi être un peu irrégulière. Enfin, il sera peut-être nécessaire d’aménager un petit chemin pour ne pas abîmer celles qui n’accepteraient pas qu’on leur marche dessus. 

Le piège des gazons synthétiques

Face aux épisodes de sécheresse, certains préconisent la pose de gazon synthétique qui permettrait de réduire la quantité d’eau nécessaire pour l’arrosage. Mais selon plusieurs études, en plus de relâcher des microplastiques dangereux pour notre santé dans la terre et les eaux, les pelouses en plastique provoqueraient la mort des oiseaux, insectes, rongeurs et vers de terre qui vivent sur la zone implantée. 

Toujours plus de naturel

Jardiner au naturel peut paraître évident et pourtant, après des années de pratiques plus ou moins respectueuses de l’environnement, il n’est pas illogique de vouloir réapprendre les fondamentaux. Et ça tombe plutôt bien puisque de nombreuses associations et des collectivités mettent en place des ateliers et des formations pour nous permettre de réintégrer les bases d’un jardinage toujours plus cohérent avec notre écosystème. 

Mais finalement, que signifie jardiner au naturel ? La définition la plus simple est la pratique sans aucun produit de synthèse (pesticides, engrais chimiques) en s’aidant des processus que l’on retrouve dans la nature. 

Jardiner au naturel c’est travailler la terre dans le respect des lieux, des sols, de l’existant et du vivant qui l’habite.

Plusieurs grands principes sont à retenir ; proscrire les pesticides tout d’abord (herbicides, insecticides et fongicides) et les engrais chimiques ; couvrir le sol par des paillages, des plantes couvre-sol et des engrais verts ; choisir les plantes adaptées à son jardin, son climat, son sol, son exposition… ; entretenir la fertilité du sol en développant l’activité des vers de terre et des micro-organismes par des apports réguliers de compost, source d’humus, et par la mise en place de paillis ; pratiquer la rotation des cultures et l’association de plantes ; créer un environnement favorable aux plantes et animaux du jardin ; utiliser des outils adaptés et travailler la terre au bon moment.

Économiser l’eau

Après les différents épisodes de sécheresse de ces dernières années, nous devons être beaucoup plus vigilants quant à notre consommation en eau, et notamment pour notre jardin. Pour avoir une consommation responsable, il convient tout d’abord d’agir en amont. La sélection des végétaux devient stratégique : en choisissant des espèces plus résistantes, moins gourmandes en eau, mais aussi parfaitement adaptées aux conditions locales, on part déjà sur de meilleures bases. L’emplacement est également crucial. Les plantes doivent ainsi être positionnées en fonction de l’exposition au soleil, du vent. Il faut s’assurer que le sol soit bien drainé et possède une bonne structure :  un sol bien aéré et riche en matière organique retient mieux l’humidité et permet aux racines des plantes d’accéder efficacement à l’eau. 

L’art de bien arroser pour économiser l’eau et rassasier la plante.

Mieux arroser

Repenser son arrosage pour le rendre plus efficace est indispensable. Arroser un peu chaque jour n’est pas forcément la bonne solution, sauf peut-être pour les plantes en pot, où le substrat se dessèche plus vite. Pour la pleine terre, par contre, apporter de l’eau moins souvent, mais en plus grande quantité sera profitable. Avec un apport une à deux fois par semaine, les plantes profiteront mieux et leurs racines seront obligées d’aller chercher l’humidité en profondeur, au lieu de rester près de la surface où elles sont plus sensibles à la chaleur. On s’attache à bien arroser au pied de la plante, au niveau du sol, puisque mouiller le feuillage risque de favoriser l’apparition de maladies comme l’oïdium. L’utilisation d’une pomme montée sur l’arrosoir ou d’un pistolet pour les tuyaux permettra de ne pas endommager la plante. Deux passages sont recommandés : un premier pour humidifier la terre, puis un second qui offrira une meilleure retenue de l’eau. 

Retenir l’eau

Une fois les bases acquises, il existe plusieurs solutions pour optimiser son arrosage. Il est par exemple possible d’améliorer la rétention d’eau du sol en apportant régulièrement de la matière organique pour l’enrichir en humus, qui va jouer un rôle d’éponge.  Si on le fait plus facilement au potager, cette action peut être entreprise également pour les massifs, les bordures, au pied des arbres et des arbustes fruitiers. L’installation d’un récupérateur d’eau de pluie fait figure d’incontournable, mais d’autres alternatives existent comme la mise en place d’un système d’arrosage au goutte-à-goutte. Il va permettre d’irriguer de manière ciblée, en distribuant l’eau de façon lente et régulière, directement au pied des plantes.  Grâce à un programmateur fixé sur le robinet, il est possible de le faire fonctionner au moment le plus opportun, la nuit par exemple pour éviter au maximum le phénomène d’évaporation. Des kits complets prêts à être posés existent et si un investissement est nécessaire au départ, ce type d’installation est rapidement rentabilisé. 

Un système d’arrosage économe permettrait d’économiser au moins 40 % d’eau.

Le travail du sol est également important. Le binage permet de casser la croûte compacte et imperméable formée suite aux pluies et aux arrosages, et d’ameublir la couche superficielle du sol. À la clé : une meilleure pénétration de l’eau qui s’infiltre plus facilement jusqu’aux racines et un risque d’évaporation réduit. 

Mettre à l’ombre

Abriter les végétaux, en particulier en cas de fortes chaleurs.

Lorsque la chaleur est vraiment trop présente, il ne faut pas hésiter à protéger les semis et les jeunes plants du potager en utilisant des cagettes retournées pour créer un petit peu d’ombre. Et pour prémunir la terre des rayons du soleil et éviter qu’elle ne chauffe trop, la technique du paillage reste la plus efficace. Cela permet de réduire les pertes d’eau dues à l’évaporation et de conserver ainsi l’humidité. Avec quoi pailler ? Tontes de gazon, feuilles mortes, broyats, écorces de pin, chanvre, ardoise… il existe une multitude de possibilités. Le moment propice ? Plutôt début mai, lorsque la terre est bien réchauffée et après une bonne pluie. On retire les herbes, on ameublit le sol et on étale le paillage en une couche de 5 à 10 cm d’épaisseur, en dégageant le collet des plantes.

Utiliser cette technique antique

Déjà connue dans la Rome antique, l’utilisation d’oyas permet à la plante de gérer elle-même son apport en eau et d’éviter l’évaporation de l’arrosage. Il s’agit de pots en terre cuite microporeuse qui se placent directement dans le sol, près des végétaux. De plus ou moins grande contenance, elles sont remplies d’eau qu’elles vont lentement diffuser dans le sol. Disponibles dans vos jardineries préférées, à planter ou à enterrer, pour un usage en extérieur comme en intérieur, vous pouvez également décider de les fabriquer vous-même.

L’incontournable compost 

Le compostage est aussi possible sur un balcon ou même en appartement.

C’est aujourd’hui devenu un élément incontournable, que l’on dispose d’un grand jardin, d’un petit balcon ou même sans extérieur du tout. Et c’est d’autant plus vrai depuis cette année, et l’obligation de fournir une solution de tri à la source des déchets verts et alimentaires, conformément à la loi anti-gaspillage de 2020. Mais s’il n’est pas si facile de réussir son compost, de nombreux ateliers et sessions de formation existent, à l’initiative, là encore, d’associations locales ou de collectivités. On y enseigne les bases, les éléments qu’il est possible d’incorporer à son compost et de quelles façons et ceux à prohiber. Les stagiaires y apprennent aussi les trucs et astuces à connaître, les bons gestes, les outils nécessaires et… la patience. Il faut laisser le temps faire son œuvre pour obtenir un compost de qualité. Et pour ceux qui n’ont pas l’usage du compost ? Offrez-le à vos voisins, vous trouverez toujours quelqu’un intéressé pour enrichir sa terre. 

Accueillir les petites bêtes

Préserver les végétaux, c’est très bien, décider de prendre en plus soin de la faune, c’est encore mieux. Vers de terre, insectes, oiseaux, hérissons, chauves-souris… de nombreuses espèces vivent dans nos jardins et participent à l’équilibre de la nature.  Au lieu de les chasser, il est important de leur faire une place : ils sont de précieux alliés ; les coccinelles mangent les pucerons, les oiseaux consomment les chenilles au printemps pour leurs nichées, les abeilles sauvages, les guêpes, les coléoptères, les papillons et les mouches pollinisent vos plantes ; les escargots et limaces aèrent et hydratent le sol.

Au niveau européen, 84 % des espèces végétales cultivées dépendent directement des insectes pollinisateurs.

Comment favoriser la venue et l’installation de toutes les petites bêtes du jardin ? Tout d’abord en leur permettant de trouver des abris naturels. Des haies pour les oiseaux, des tas de bois pour les hérissons, des arbres morts pour les insectes, des amas de pierres pour les lézards, des mares pour les libellules… Si cela est possible, diversifiez les espaces, en alternant pelouses, mini-prairies, espaces arborés et plantez des végétaux de différentes espèces. Il faut aussi penser à favoriser la circulation en aménageant de petites ouvertures dans les clôtures. Il est également possible d’installer des nichoirs pour les oiseaux, des hôtels à insectes, des gîtes pour les chauves-souris. 

Adopter des poules, la bonne idée ? 

Il est possible d’adopter des poules dites réformées auprès d’éleveurs.

Il est de plus en plus fréquent d’apercevoir dans les jardins des petits poulaillers domestiques. Depuis quelques années, les foyers français adoptent bien volontiers des poules, pour réduire leurs déchets et avoir des œufs frais pour leur consommation personnelle. Avant de se lancer, il faut s’assurer de disposer d’un espace suffisant. Les poules doivent en effet pouvoir gambader quotidiennement au grand air. Selon les races, il faut compter de 10 à 20 m² par individu. Elles vont également avoir besoin d’un poulailler. Pour 2 à 3 poules, on optera pour un équipement d’un minimum de 2m². Il doit être placé à l’abri des courants d’air et être surélevé pour éviter l’humidité. Le bois est le matériau le plus pratique. 

Bien choisir les espèces est primordial. Poule d’ornement, pondeuse ou couveuse, tout dépend de vos besoins. Les poules pondeuses pondent entre 150 et 250 œufs par an. Les spécialistes conseillent d’en adopter au moins deux pour qu’elles puissent se tenir compagnie. 

Mais attention, avant tout, il faut bien avoir conscience des contraintes. Tout d’abord, la bonne hygiène du poulailler est incontournable. Il en va du bien-être et de la santé de vos poules. Il faut prendre le temps d’enlever les fientes, de retirer la litière souillée et de la remplacer par une propre, de nettoyer mangeoires, abreuvoirs et perchoirs régulièrement. La protection des prédateurs devra aussi être anticipée. Il faudra ainsi sécuriser l’enclos contre les attaques de renards ou de rapaces, et enfermer les poules la nuit et les faire ressortir le lendemain matin. Des portes automatiques existent pour une ouverture à des heures programmées à l’avance.  

Alimentation, habitat, hygiène, soin et cohabitation avec les autres animaux : adopter des poules ne s’improvise pas.

Un concours pour élire le meilleur jardin de la biodiversité

Vous habitez au sein de l’agglomération de Châlons-en-Champagne et avez créé un jardin propice à l’accueil des espèces animales et végétales ? Pour valoriser vos bonnes pratiques, participez au concours du « Meilleur jardin de la biodiversité », organisé dans le cadre de l’élaboration de l’Atlas de la Biodiversité Communale (l’ABC). Pour concourir, il suffit de remplir un questionnaire d’inscription disponible dans toutes les mairies et sur le site de l’agglomération. Vous avez jusqu’au 24 mai pour vous inscrire, un jury composé d’élus, de naturalistes et de membres de l’Office Français de la biodiversité visitera les jardins sélectionnés entre le samedi 19 et le vendredi 21 juin. Les lauréats recevront différents lots remis lors de la Foire de Châlons 2024.

Des terrasses pour se prélasser

L’envie de confort et d’harmonie se ressent aussi dans l’aménagement des différents espaces. Les terrasses, par exemple, qui se déclinent dans tous les styles, répondent tout de même à des exigences communes de durabilité, de résistance, de facilité d’entretien. Carrelage, bois… les options sont nombreuses. 

Loin des contingences terrestres, on se laisse porter par la douce brise d’été.

Les carreaux de terrasse permettent d’avoir accès à une multitude de matériaux, de couleurs et de motifs. Il est alors possible de créer toutes les ambiances, des plus rustiques aux plus modernes. Intemporel et chaleureux, le bois reste un incontournable, notamment pour celles et ceux qui souhaitent instiller un état d’esprit zen et détendu. Même si ces terrasses sont aujourd’hui très faciles à installer, elles nécessitent toutefois un entretien régulier.  

L’alternative qui remporte beaucoup de succès en ce moment est la pierre naturelle. Pierre de Bourgogne aux tons ocre ou ivoire, ardoise, granit ou encore pierre bleue, ce matériau offre un éventail très large de solutions, avec différentes formes, textures et couleurs. Par son côté brut et naturel, il apporte tout de suite une vraie personnalité à votre terrasse extérieure. 

Des matières naturelles

Le mobilier de jardin se décline dans des matériaux plus naturels. Le cannage, la toile de jute ou le rotin sont très demandées. Le bambou est très prisé pour la touche zen qu’il apporte immédiatement. Il est en plus très résistant. Pour les salons d’extérieur, on va également être à la recherche d’un certain confort, d’une proposition douillette pour accueillir nos invités. Les textiles sont très présents, les coussins de toutes tailles sont installés, ainsi que des plaids pour renforcer le côté cocooning et parer à la fraîcheur de fin de soirée. 

Repos suspendu

Fauteuils, hamacs, les éléments suspendus ont la cote dans notre jardin. Accrochés directement aux arbres ou sur des pieds, ils apportent tout de suite une touche de sérénité, un petit côté bohème aux extérieurs. Véritables invitations au farniente, leur côté hors-sol nous offre un espace de liberté : on flotte, loin des considérations terrestres, on se laisse porter par la brise en s’enfonçant délicieusement dans le tissu. Lecture, sieste, méditation… ces assises représentent un joli refuge réconfortant. 

Loin des contingences terrestres, on se laisse porter par la douce brise d’été.

Focus sur la banquette d’extérieur

Terminés les fauteuils individuels, place aux belles grandes banquettes prêtes à accueillir tous nos proches pour nos apéritifs en extérieur. Symbole de convivialité par excellence, ces grandes assises renvoient également à la tendance méditerranéenne, très en vogue depuis quelques saisons. On en trouve en béton, en palettes, droites ou en angle : elles s’adaptent à toutes les configurations et tous les styles. Ambiance minimaliste, bord de mer, cocooning, tropicale ou douillette, tout est possible. Seule exigence : rester confortables. Matelas épais, gros coussins, ces banquettes doivent pouvoir supporter nos dîners qui s’étirent dans la nuit, comme nos siestes improvisées.

La grande banquette d’extérieur est la star du moment.

Du mobilier nomade

Dans la lignée du besoin de polyvalence de nos espaces, le mobilier doit s’adapter. C’est pour cela que beaucoup optent pour des pièces dites nomades, que l’on va pouvoir déplacer au gré des utilisations. Transformer le jardin en terrain de jeu, accueillir 15 personnes ou plutôt un tête-à-tête, passer d’un espace convivial à une salle de sport… le mobilier doit suivre le rythme et être facilement positionnable à différents endroits. Nous ne voulons plus d’installations figées, de mobilier trop encombrant et lourd à porter. Autre avantage de cette facilité de mouvement : suivre le soleil. Se laisser réchauffer quand les températures sont encore douces, chercher l’ombre quand l’été débarque, rien n’est fixé, tout s’imagine en fonction du moment. 

Recycler au jardin

L’upcycling, le recyclage et le DIY s’exportent aussi au jardin. Avec un peu de doigté et beaucoup d’imagination, il est possible d’intégrer n’importe quel objet à son extérieur pour obtenir une décoration originale tout en limitant les déchets, les coûts et en préservant notre planète. Mais quels objets détourner ? Il y a tout d’abord les sacs en toile de jute. En matière naturelle, ils peuvent servir de contenant pour stocker différents aliments, mais ils peuvent aussi être détournés en sacs de culture originaux pour les tomates, les courges, les salades, les choux ou même les plantes fleuries. Ils seront également parfaits en cache-pots. 

On recycle les objets pour sublimer son jardin à moindre coût.

Autres objets à recycler : les caisses en bois que l’on emploie pour transporter généralement nos fruits et légumes. On les utilise pour ranger notre matériel de jardinage, mais elles peuvent encore servir pour créer un mini carré potager pour accueillir, par exemple, les herbes aromatiques. Il suffit alors de fixer à l’intérieur de la caisse une toile de paillage ou un feutre de plantation pour contenir le terreau. 

Meubles et vaisselles vintage

Les vieux meubles seront utilisés pour créer des supports originaux pour les plantes tout en apportant un petit côté brocante à votre jardin. Armoire complète ou juste un tiroir, vielle maille, table de nuit, chaise… ils seront parfaits pour accueillir les plantes comme le lierre, la campanule des murs, les fougères, etc. Dans la même idée, on détourne la vaisselle, en acier émaillé, en métal, en céramique ou en faïence (à rentrer en hiver), pour la garnir de petites fleurs. D’autres objets pourront être détournés de leur utilisation première, comme les boites de conserve, les tonneaux ou les barils. Avec la saison des brocantes qui bat son plein, c’est l’occasion de chiner pour son jardin. 

La palette, toujours en première ligne

C’est la star incontestée de l’upcycling, à tel point que de grandes enseignes de bricolage vendent ces palettes, ce qui va totalement à l’encontre de la démarche première : recycler et non produire de nouveau. C’est la matière première avec laquelle on peut tout imaginer ou presque, du mobilier de jardin à la jardinière en passant par un support vertical. Il existe, sur les réseaux notamment, une multitude de propositions et de tutos à suivre pour obtenir de belles réalisations, à personnaliser en fonction des goûts de chacun. 

Quelques palettes et beaucoup d’imagination suffisent pour se créer un décor bohème.

Projets de recyclage pour le jardin
Thomas Hess – Éditions Artemis

Transformer au lieu de jeter : cela permet d’économiser de l’argent, contribue à préserver l’environnement, et procure une réelle joie. Les plantes semblent mises en valeur lorsque d’anciennes palettes, des bouteilles ou des pots commencent une deuxième vie au jardin. Thomas Hess propose des idées attrayantes pour allier l’utile à l’agréable à partir de matériaux usagés :  des dispositifs malins pour le jardin (diffuseur d’eau et boites à semences, espaliers en cintres, brouettes améliorées et bacs à fleurs à partir de vieux matériaux), des décorations et éléments pour les oiseaux (nichoirs à partir de pots de fleurs ou des mangeoires en noix de coco, ou encore des lanternes de jardin). Pour les bricoleurs et les jardiniers amateurs : vous y trouverez toutes les instructions et les photos pour vous guider pas à pas. 

Envisager son jardin comme un cocon.

Mon cocon

Tout comme la maison en hiver, le jardin prend des allures de refuge à la belle saison. Caché derrière la végétation, blotti sous les parasols et les voiles d’ombrage, on profite de ce petit coin de terre rien qu’à nous pour nous adonner à nos activités préférées. Certains vont aimer mettre les mains dans la terre. Planter, semer, biner, désherber, tailler… dès que le soleil pointe, ils sont les premiers à sortir tout leur attirail pour s’adonner à leur passion. Il y a aussi les cueilleurs, ceux pour lesquels le vrai bonheur consiste juste à manger cerises, framboises et fraises directement sur place, ne laissant que peu de chance au saladier de se remplir. Certains vont en profiter pour observer la nature, les couleurs, écouter les oiseaux et tous les petits bruits de l’été (incluant parfois les outils de jardinage à moteur malheureusement). D’autres encore vont utiliser ce décor pour s’adonner à leur loisir préféré : lire, écouter de la musique, des podcasts, rêver, dormir, se détendre en somme. Le temps d’un week-end ou même quelques minutes en rentrant du travail, cette plongée dans notre écrin de verdure nous procure beaucoup de bien-être. 

Voir aussi

Des palissades pour gagner en intimité.

Pour vivre heureux, vivons cachés

Pouvoir se balader paisiblement dans son jardin sans risquer d’être aperçu par ses voisins, voilà un luxe très appréciable. Pas forcément pour déambuler nu dans les allées, mais pour déjeuner tranquillement en pyjama au petit matin, faire son yoga en toute quiétude, juste être affalée dans le transat sans jugement aucun ou recevoir ses amis sans public. Cela peut -être aussi une solution pour ne pas voir chez son voisin. Le traitement des vis-à-vis est un vrai sujet pour protéger son intimité. On peut compter sur la végétation, mais si le besoin est imminent, il faut alors opter pour la mise en place de palissades. Plusieurs procédés sont possibles : en bois (attention à son impact sur l’environnement), en pierre ou encore en aluminium. Ces panneaux peuvent être totalement occultants ou légèrement ajourés. Ce qu’on appelle des claustras vont alors permettre le passage de la lumière. D’autres moyens existent pour diminuer la vue sur votre jardin ou celui de vos voisins, comme les canisses, les brise-vues, les stores, les voilages, etc. Pour bien choisir sa solution, il faudra tenir compte de l’usage prévu, du terrain, du budget et de l’esthétique recherchée. 

Recevoir

Une cuisine d’été pour préparer de bons petits plats sans quitter ses invités.

Dîner en extérieur et recevoir ses amis dans son jardin fait partie des vrais plaisirs de la belle saison. Pour cela, on soigne le cadre, on décore notre terrasse comme on le ferait pour notre salon. Choix du mobilier, de la vaisselle, si manger dehors peut encore se faire en toute simplicité, un peu de sophistication est aujourd’hui de mise. Les accessoires de décoration ont également fait leur apparition, avec une attention toute particulière apportée au choix des luminaires qui peuvent à eux seuls définir une ambiance. On aime ainsi les grandes tablées de copains, réunis pour partager un barbecue, des salades tout en profitant de la douceur du soir. 

Quel menu ? 

Le repas préféré à partager en extérieur ? Le barbecue, bien entendu, et ses déclinaisons que sont la plancha et le brasero. Si le premier reste un symbole de l’été et des vacances, il perd en popularité face aux nouveaux appareils mis sur le marché. Plus saine, plus pratique, plus facile à utiliser, la plancha a su gagner les tables de jardin. Il est possible d’y cuisiner de la viande, du poisson, mais aussi des légumes, le tout sur une même planche. Le brasero, de par sa configuration, apporte, quant à lui, une touche conviviale immédiate à tous vos repas. 

L’attrait pour les cuisines d’extérieur

On se retrouve tous autour du brasero.

C’est bien plus qu’un simple espace de cuisson en plein air. Il s’agit d’une véritable cuisine avec tous les équipements nécessaires, aménagée sur une terrasse, sous une véranda ou même sur un grand balcon. On peut y trouver des postes de cuisson, comme une plancha, un évier voire un mini réfrigérateur et un bar. Autonome, elle doit permettre de recevoir ses proches et surtout de leur préparer de bons petits plats à déguster en extérieur. L’avantage ? On évite les allers-retours, on reste au plus près des amis, même en cuisinant. Plusieurs modèles, plusieurs styles existent bien sûr pour répondre à toutes les envies. Vous projetez de faire construire une cuisine d’été ? Réfléchissez bien en amont à vos besoins, aux équipements nécessaires, mais aussi à l’emplacement idéal. 

Le brasero, la star des soirées d’été

On l’allume facilement et tout de suite l’ambiance change. Les invités se placent autour du brasero, se réchauffant à sa chaleur lorsque la température commence à diminuer. La lumière est douce et le côté feu de camp séduit, on peut même aller au bout du concept et faire griller des marshmallows.

Un petit plongeon pour se rafraîchir.

Tous à l’eau 

On le répète depuis plusieurs années : disposer d’un point d’eau est presque devenu un incontournable des équipements d’extérieur. Avec l’essor des piscines dites hors-sol, de nombreuses familles sont équipées. Le challenge restant le même chaque année : ressortir la piscine et prier pour qu’il n’y ait pas de fuites ou au moins qu’elles soient réparables. 

Les modèles enterrés semblent maintenant plus accessibles et les spécialistes présentent surtout une offre très diversifiée, répondant à toutes les envies. Des bassins de détente, ludiques ou encore des couloirs de nage, chacun peut trouver la solution qui satisfera les envies de toute la famille. 

Les bassins dits naturels, c’est-à-dire avec peu voire pas de tout de recours à des produits de traitement sont aussi très demandés. Ils s’autorégulent, se fondent davantage dans l’environnement et permettent le développement de tout un écosystème. 

Petits espaces, petits points d’eau

Il n’est plus si rare de voir des spas sur les terrasses et les balcons. Bonne alternative lorsque l’on manque d’espace, ils offrent détente et relaxation et permettent de profiter des bienfaits de l’eau. Des deux places au modèle familial, équipés de différents jets, de plus ou moins forte intensité, ils s’installent facilement dans toutes les configurations. 

S’offrir un terrain de jeu

Quand le soleil brille et que les journées s’étirent, entre le dessert du midi et le premier apéritif du soir, nous avons souvent envie de nous bouger un peu. Que vous soyez entouré de vos amis, de la famille ou des plus jeunes, il existe une multitude de possibilités de se divertir. 

En quête de détente et de convivialité, les jeux de jardin traditionnels sont une valeur sûre. Une partie de pétanque sous le soleil, un tournoi de croquet élégant sur la pelouse ou même un jeu de molkky pour tester son adresse et sa stratégie. Si les deux derniers ne nécessitent pas d’installations particulières, les puristes de la pétanque seront à la recherche d’un terrain acceptable pour une partie. Les amateurs auront parfois aménagé un espace dédié dans leur jardin, avec travail du sol en amont, pose d’un géotextile et apport en sable ou en fin gravier. Des planches en bois pourront délimiter l’espace et des bancs seront positionnés pour accueillir la clameur des supporters. 

La pétanque, le jeu convivial de l’été.

On peut aussi se lancer dans une partie de fléchettes ou encore de badminton, de football ou de basket. Des accessoires permettent de créer facilement un terrain de jeu, pour que chacun puisse se dégourdir les jambes et montrer l’étendue de ses talents. 

Une cabane pour les enfants

Disposer d’une cabane dans son jardin est bien souvent un rêve d’enfant. Qu’elle soit improvisée ou mûrement réfléchie, elle est le repère privilégié des petits.  Lorsque l’on évoque la construction de cabanes, l’imagination est la seule limite. Des matériaux recyclés tels que des palettes en bois, des draps, des branches d’arbres ou même des cartons peuvent être utilisés pour inventer des structures uniques et écologiques. Pour commencer, il faut trouver un emplacement approprié dans votre jardin, où les enfants pourront jouer en toute sécurité. Un coin ombragé sous un arbre ou à proximité d’arbustes peut offrir un cadre idéal pour la construction. Ensuite, laissez libre cours à votre créativité et à celle de vos enfants. 

Le bonheur d’une cabane dans les arbres.

Si vous souhaitez une structure plus durable, vous pouvez envisager d’utiliser du bois de construction pour créer une cabane solide et sécurisée. Il est aussi possible d’opter pour un modèle préfabriqué à assembler vous-même ou de concevoir votre propre design. N’oubliez pas d’ajouter des éléments indispensables tels que des fenêtres, une porte, ou même un petit porche pour rendre la cabane encore plus attrayante. À l’intérieur, on installe des coussins, des tapis et des couvertures pour aménager un endroit douillet où les enfants pourront se détendre, lire des livres et s’amuser. 

Des vérandas toujours plus confortables

S’équiper d’une véranda permet d’obtenir d’une pièce en plus. Salon cosy, cuisine spacieuse, salle à manger conviviale, les options sont infinies. Elle offre la possibilité de profiter des extérieurs en toute saison, en ayant cette sensation d’être dedans-dehors. 

Au niveau esthétique, c’est le minimalisme qui l’emporte. Des structures fines, en alu et aux couleurs naturelles qui se fondent parfaitement dans l’environnement. Le style scandinave tire aussi son épingle du jeu, tout comme l’industriel, avec ses verrières et poutres métalliques.

Vérandas et pergolas pour profiter toujours plus de ses extérieurs.

Du côté des innovations, les menuiseries et les ouvertures offrent des solutions toujours plus performantes pour améliorer le confort des habitants. Les baies vitrées coulissantes à galandage servent à optimiser l’espace et à fournir une grande ouverture. Les fenêtres de toit sont, quant à elles, une option intéressante pour apporter de la lumière naturelle. Les vitrages spéciaux vont permettre un contrôle de la lumière et de la chaleur, de bénéficier d’un dispositif antireflet et être autonettoyants. Une conception pensée pour une meilleure régulation de la température promet une véranda utilisable toute l’année, quelles que soient les conditions climatiques. Enfin, la domotique s’invite également pour piloter tout à distance : ouvertures, stores, éclairage et chauffage.

Les jardins citadins

Des balcons aux allures de micro-jingles.

Ce n’est pas la taille qui compte. Bénéficier d’un espace extérieur, même tout petit est déjà une énorme chance qu’il faut exploiter. Petit balcon, grande terrasse, il existe une multitude de solutions pour les transformer en havre de paix. Avec un revêtement de sol approprié, des végétaux qui s’épanouissent en jardinière et une décoration soignée, vous créez une nouvelle pièce, dans laquelle il fera bon se détendre ou boire un petit café au soleil. Le mobilier s’adapte, avec des versions plus petites, facilement transportables ou pliables. Les textiles permettent de rendre plus douillet votre espace et l’éclairage lui donne plus de personnalité : guirlande pour les amateurs d’ambiance guinguette, lanterne design pour plus de minimalisme…

Pour les plantes, tout comme dans un jardin classique, il vous faudra prendre en compte l’exposition, la place disponible et le temps que vous souhaitez y consacrer pour choisir les variétés les plus adaptées. Il est également possible de cultiver un potager, avec des solutions qui exploitent la verticalité. Le compost prendra aussi sa place à l’extérieur, même si des versions indoor existent aujourd’hui. 

Les potagers s’installent sur les balcons et les terrasses.

Tout le monde dehors

Vous n’avez ni balcon ni terrasse ? Ou aucune envie d’y créer un espace spécifique ? Investissez les jardins publics et les espaces verts de nos villes. Celles-ci se végétalisent de plus en plus, avec une attention toute particulière apportée au bien-être des habitants et des visiteurs. Des équipements pour se détendre, pratiquer une activité physique, jouer avec les enfants sont prévus et permettent de profiter des beaux jours à l’extérieur. Et pour bénéficier d’un terrain de jeu encore plus grand, on file en forêt, arpenter les nombreux sentiers de randonnée de notre région. On enfourche son vélo et on parcourt les kilomètres de voies vertes, on se lance à l’assaut des sites historiques qui se dressent en pleine nature. 

Un verger en ville…
Denis Retournard, Marie-Claude Eyraud – Éditions Delachaux & Niestle

Récolter des fruits en ville, c’est possible et même facile ! Jardinet ou balcon, peu importe l’espace quand on sait choisir son arbuste et que l’on connaît les bases de l’entretien d’un arbre fruitier. Du choix de la variété, à la récolte, en passant par la greffe, l’arrosage, la taille ou la prévention contre les nuisibles, toutes les étapes de la vie d’un arbre fruitier sont ici détaillées. Près de 30 arbres et arbustes sont présentés sous forme de fiches pratiques rassemblant les clés pour planter, entretenir et récolter les fruits de ces arbres adaptés aux petits espaces.

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