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Ma ville

Ma ville

De naissance, de cœur ou de raison, les villes où nous habitons ne cessent d’évoluer pour répondre toujours mieux à nos besoins.

On peut avoir le plus joli des appartements, la plus ravissante des maisons, si l’environnement dans lequel se situe notre habitat ne nous convient pas, il sera impossible de s’y épanouir pleinement. 

Et vous, êtes-vous fiers d’être Champenois ? © E.Bier-Coll. ADT Marne.

Mais qu’est-ce qui nous a amenés à vivre ici aujourd’hui ? Avons-nous saisi des opportunités professionnelles ? Suivi notre partenaire ? Sommes-nous nés dans cette région, lui avons-nous été fidèles toute notre vie ou sommes-nous revenus après avoir exploré d’autres lieux ? Est-ce notre région de cœur, celle où nous avons toujours souhaité vivre, fonder une famille, élever nos enfants ? Ou, au contraire, sommes-nous juste en transit, impatient de quitter ce territoire pour un autre endroit, qui nous correspond davantage ? 

L’attachement à notre lieu de vie est très variable d’un individu à un autre. Quand certains arborent fièrement un t-shirt ou un panier sur lequel est inscrit « Fier d’être Champenois », d’autres ne veulent qu’une chose : partir, loin et vite ; d’autres encore attachent peu d’importance, finalement, au territoire qui les accueille. 

En 2050, 70% des êtres humains habiteront dans des villes.

Une évolution constante

Et pourtant, nos villes se démènent pour nous proposer un cadre de vie se rapprochant au mieux de nos idéaux. Les évolutions de ces dernières années sont motivées par l’idée de remettre l’habitant au cœur des projets d’urbanisme, avec une prise en compte des modes de vie plus appuyée. Les enjeux environnementaux font bien évidemment partie des priorités, avec des réflexions sur la végétalisation, les mobilités douces, la décarbonation, la gestion des puits de chaleur, etc. Partout en France, et dans le monde entier, le visage des villes se modifie, gardant quelques vestiges du passé pour ne pas perdre son identité, mais regardant résolument vers l’avenir et le défi que va représenter la capacité d’accueil des grosses agglomérations. 

7 milliards de personnes habiteront dans des villes en 2050

En 2050, 70 % des êtres humains, soit 7 milliards de personnes, habiteront dans des villes. Selon le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) : « la concentration des gens et des activités est une opportunité pour améliorer l’efficacité des ressources et décarboner à grande échelle, parce que la plus grande densité permet le partage des infrastructures et des services, et des économies d’échelle ».

Pourquoi s’attacher à un lieu ? 

L’attachement à un lieu est un sentiment universel qui répond aux besoins humains. Il s’amplifie en vieillissant, car il joue un rôle déterminant dans le maintien d’une identité de soi positive. Pour comprendre ce qui fait l’attachement à un lieu, celui où nous avons grandi notamment, il faut se pencher sur la psychologie environnementale. Cette discipline, arrivée en France dans les années 1980, étudie les interactions entre les individus et leur environnement. L’objectif est alors de comprendre ces liens et ces relations en matière d’attitude, de perception et de comportement. 

De l’italien campanile (« clocher »), le mot « campanilisme » désigne un attachement indéfectible à sa localité d’origine.

Ce concept de l’attachement à un lieu vient de cette même notion d’attachement étudiée en psychologie du développement, soit l’idée que l’enfant s’attache aux personnes référentes. La psychologie environnementale va reprendre cette hypothèse et l’appliquer aux lieux. Ceux qui étudient ce concept en énoncent cinq fonctions : une fonction de sécurité pour l’individu, une instrumentale (la possibilité de ressentir des émotions agréables), une fonction de continuité avec le passé en cherchant à pérenniser les expériences positives, une fonction identitaire favorisant le sentiment d’appartenance et enfin une fonction d’autorégulation, c’est-à-dire que le lieu permet de se ressourcer. 

Adorer ou haïr sa ville natale ? 

La ville natale serait l’un des lieux les plus visités en rêve.

Il y a ceux qui ne l’ont jamais quittée, ceux qui souffrent de s’être éloignés et ceux qui n’y retourneraient pour rien au monde. D’après les études, parler de sa ville natale, que ce soit de façon positive ou négative, se fait rarement sans passion. Pourquoi ? Parce que ce lieu reste chargé en émotions. Les personnes très attachées à leur ville d’origine évoquent bien souvent en première raison les relations sociales développées, mais également les émotions qui les lient à cet endroit particulier pour elles. Si le lieu fait resurgir des émotions néfastes à cause de mauvais souvenirs associés, la fonction de sécurité n’est plus assurée. On va alors plutôt chercher à couper le lien avec l’endroit, le fuir. L’attachement à sa ville natale renvoie forcément aux personnes croisées, voisinage, communauté, etc. C’est pourquoi ce sentiment reflète aussi souvent le rapport entretenu avec sa famille. 

Les villes dotées d’un passé historique emblématique, ou encore celles qui disposent d’un club sportif réputé ou qui accueillent une manifestation marquante et régulière apportent une dimension supplémentaire. Cela renforce ainsi la fonction identitaire de l’attachement du lieu. 

Pourquoi rêve-t-on de sa ville natale ?

La ville natale serait l’un des lieux les plus visités en rêve. Nous y retrouvons nos racines, nos premières expériences, sensations, relations au monde et aux autres. Ces songes peuvent être teintés d’une nostalgie rassurante ou, au contraire, angoissante. Ils nous replongent dans nos origines et dans notre histoire ancienne, et peuvent être soit un symptôme d’emprise du passé sur nous, soit un voyage nécessaire pour progresser dans notre histoire actuelle. 

Des villes en pleine mutation

Les agglomérations évoluent, partout dans le monde ou presque, en fonction des enjeux environnementaux, mais aussi pour intégrer les modes de vie des habitants. Les urbanistes vont ainsi étudier les pratiques, les nouvelles habitudes pour proposer des projets pleinement ancrés dans le quotidien. Modification des déplacements avec une demande toujours plus accrue de solutions de mobilité dite douce, développement du télétravail… il faut inclure, voire anticiper, l’évolution des comportements pour mieux répondre aux besoins des citadins. 

Le télétravail intensifie « l’effet donut ».

Qu’est-ce que « l’effet donut » ?

En 2021, les économistes Arjun Ramani et Nicholas Bloom ont inventé le terme « effet donut » pour décrire cette tendance qui voit les gens quitter leurs coûteux logements en centre-ville pour aller s’installer en périphérie, pour un habitat plus abordable. Un effet amplifié par le développement du télétravail. 

Nos villes se transforment

Au fil des années, les villes de notre territoire, comme partout ailleurs, se sont transformées. Et la mue est permanente, avec des projets ayant en commun la volonté de remettre l’humain au centre de la cité, tout en tenant compte des enjeux environnementaux. Voici quelques exemples des grands projets réalisés, en cours et à venir dans nos villes.  

Le nouveau visage de Châlons-en-Champagne 

La ville de Châlons-en-Champagne se transforme, évolue, pour une cité toujours plus facile à vivre pour ses habitants et agréable à visiter pour les personnes de passage.

Le coût total des travaux de l’îlot Notre-Dame-en-Vaux se monte à 13 millions d’euros. © Ville de Châlons-en-Champagne.

Cette année marque notamment la fin des travaux et l’inauguration de l’îlot Notre-Dame-en-Vaux. Les travaux de l’îlot ont débuté en 2022 avec plusieurs objectifs : renforcer son attrait patrimonial, touristique et commercial, et mettre en valeur les édifices remarquables tels que la collégiale classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO, le jardin et le musée du cloître. Les travaux ont réellement commencé en 2020, avec le désamiantage et un diagnostic archéologique de l’îlot. En 2021, les fouilles archéologiques rue de Vaux ont été réalisées, ainsi que les premiers travaux préparatoires pour les réseaux d’eau potable, d’eaux usées et d’Enedis. 

Les années 2022 et 2023 ont été consacrées aux travaux des différentes rues autour de la collégiale. Fin 2023 a marqué le début de la construction de la coursive du cloître ainsi que le revêtement final des voiries. En début d’année 2024, le parement des fontaines a été effectué.

L’îlot se compose désormais de 3 830 m2 de surface végétalisée. © Ville de Châlons-en-Champagne.

Une grande partie des travaux réalisés concerne la plantation. L’un des objectifs de ces travaux étant d’accroître la présence de végétation avec la création d’un parvis arboré. 120 arbres ont été plantés. Au total, l’îlot se compose désormais de 3 830 m2 de surface végétalisée, soit trois fois plus qu’auparavant. 

Quelle est l’histoire de la collégiale ?

La construction de la collégiale, un édifice desservi par un collège de chanoines, débute vers 1150. Le 15 janvier 1157, une partie de l’église en construction s’effondre. Il ne subsiste de cette construction que le niveau inférieur du transept et les tours orientales. Le reste de l’église est reconstruit jusqu’en 1217. Lors de la Campagne de France de 1814, les cosaques incendient le mobilier et cassent des vitraux. Au XIXe siècle, l’Abbé Champenois et l’architecte Lassus entreprennent la restauration de l’église délabrée dans le but de lui rendre son aspect médiéval. 

En 1998, Notre-Dame-en-Vaux est sélectionnée parmi les édifices majeurs jalonnant les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France et est inscrite à ce titre sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Une inauguration grandiose 

Le 20 avril dernier a eu lieu l’inauguration de la requalification de l’îlot Notre-Dame-en-Vaux avec un spectacle à la hauteur de la transformation mise en œuvre par la Ville sur ce quartier historique. La collégiale Notre-Dame-en-Vaux, disposant enfin d’un écrin à sa mesure, grâce aux travaux de requalification du parvis sur lequel elle s’élève et de ses abords, il fallait célébrer cela de façon particulière. Pour fêter cet événement, la Ville a imaginé une inauguration tout en poésie avec la compagnie châlonnaise « Les filles du renard pâle ». Pendant 45 minutes, Johanne Humblet, artiste associée au Palc, a proposé un trait d’union magique entre la collégiale et le public sur sa corde raide. Cette funambule hors pair était accompagnée de deux musiciens.

Une inauguration toute en poésie avec la prestation de la funambule
Johanne Humblet. © Christophe Manquillet.

Puis Châlons Agglo a présenté son nouveau spectacle « Métamorph’eau’ses » sur la façade ouest de la collégiale. Une création qui s’inspire de l’histoire de Châlons-en-Champagne et de l’édifice, mais aussi de plusieurs éléments qui font l’ADN de la ville comme le cirque et le champagne. La succession de projections lumineuses a été conçue pour épouser parfaitement les lignes et les courbes de l’architecture de la collégiale. La société COSMO AV, retenue pour la création du mapping, avait déjà réalisé en 2022 le spectacle sur le Château du Marché. 

Une entrée de ville repensée

La première image que l’on a d’une ville c’est l’endroit par où l’on arrive, et la gare et son environnement sont de ce point de vue une véritable « vitrine ». Avec les travaux réalisés à Châlons-en-Champagne, cette vitrine est très clairement mieux adaptée à la ville. 

Le quartier de la gare arbore en effet un tout nouveau visage : 33 000 m2 d’espaces publics réaménagés, 412 places de stationnement, 4 places de covoiturage, 4 bornes de recharge de véhicules électriques, 7 emplacements pour taxis, 40 places de vélos sécurisées et 16 quais bus crées, ainsi que la multiplication par 4 des surfaces végétalisées (de 1 000 à 4 000 m2, dont 3 250 m2 d’espaces verts).

La gare de Châlons-en-Champagne : avant/après. © Ville de Châlons-en-Champagne.

L’esthétique a également été modifiée. Un bâtiment permettant d’accueillir 140 agents de l’Agence Régional de Santé a été construit. L’œuvre contemporaine intitulée « Pierre nuage, voyageur » a aussi été implantée sur le parvis de la Gare en juillet 2023. 

C’est un projet global de 7,9 M€ qui s’est décomposé en deux tranches : la création du parking et d’aménagement de la rue Robert Galley, puis la réalisation de la place et du pôle d’échanges avec reprise de l’avenue de la gare dans un deuxième temps. 

Un quartier tout neuf

C’est un projet débuté il y a plusieurs années et qui devrait se poursuivre jusqu’en 2026 avec la création et la réhabilitation de logements par Nov’Habitat. 

Le projet de réaménagement du quartier du Verbeau permet d’accueillir à présent un nouveau centre commercial. Propriété de l’ANCT (EPARECA), il regroupe un bar-tabac presse et un coiffeur, un cabinet infirmier, une supérette sous l’enseigne Diagonale, une boulangerie, une pizzeria et une boucherie. L’opération d’un montant de 4,5 M€ a été financée par le CRSD (État) pour 1,21 M€, l’Agglomération pour 0,49 M€, le FEDER pour 0,39 M€ et la Ville pour 1,35 M€.

Du côté des équipements publics, il y a tout d’abord la réalisation du pôle
0-6 ans, avec la requalification de l’école maternelle du Verbeau et le regroupement des deux multi accueils dans une extension neuve de l’école. Le nid des pt’hiboux, une passerelle entre le multi accueil et la maternelle, a également vu le jour. La construction d’un centre social et culturel, et la réhabilitation et l’extension du gymnase complètent ces équipements. 

Le parc locatif a été profondément modifié avec la démolition de 356 logements et la réhabilitation de 1 017 autres. 

De nouveaux espaces publics

Le quartier du Verbeau a fait peau neuve. © Ville de Châlons-en-Champagne.

Dans ce nouveau quartier du Verbeau, les espaces publics ont également été totalement repensés. Les habitants profitent ainsi d’une reconfiguration complète de plus de 3 hectares avec l’extension de la rue Georges Barbier qui devient l’axe d’entrée dans le quartier depuis les allées de Forêts. Le projet compte aussi le développement des mobilités actives, l’aménagement de sentes piétonnes pour relier les îlots d’habitat aux pôles commercial et d’équipements publics, l’aménagement d’une place centrale au cœur des équipements publics. Un parc paysager a également été aménagé. 

Redécouvrir Épernay

Parc urbain, pôle d’échanges multimodal, quartier réhabilité… le nouveau visage de la ville d’Épernay se dessine de jour en jour. 

Depuis l’été 2022, l’esplanade Charles-de-Gaulle se transforme progressivement. D’ici 2026, cet espace accueillera le futur Jard, un parc urbain de
2 hectares.

L’opération de requalification de l’esplanade Charles-de-Gaulle s’inscrit dans le cadre du projet de réaménagement du Jard. Elle concerne l’aménagement de trois secteurs, sur une superficie de plus de 2 hectares : le parvis surplombant le futur parking souterrain, l’espace du jardin du Jard et une partie des rues adjacentes. 

Ce projet s’articule en plusieurs opérations distinctes, inscrites dans un même espace, mais répondant à des besoins et objectifs spécifiques, avec notamment l’amélioration du cadre de vie des Sparnaciens et la réintroduction de la nature en ville. 

À proximité de la place de la République, le nord du site accueillera un parking souterrain public de 400 places sur plusieurs niveaux, en lieu et place de l’actuel parking aérien. Ce dernier est voué à disparaître, pour laisser place à un parc urbain. 

Un tout nouveau parc urbain

Le Jard deviendra un nouveau lieu de vie à horizon 2026. © Ville et paysage.

C’est un véritable poumon vert qui devrait se déployer au cœur d’Épernay avec à terme, une palette végétale et variée et près de 200 arbres. Plusieurs espaces sont envisagés, avec notamment, sur la rive Est, une noue permettant de récupérer les eaux pluviales qui abritera une végétalisation spécifique, agrémentée en plantes vivaces. Cette zone humide pourra valoriser la biodiversité locale et servir à des fins pédagogiques.

La rive Ouest s’articulera, quant à elle, autour de quatre jardins thématiques (aires de jeux, zone de pique-nique, etc.), ceinturés par des promenades et des haies de charmes. Encadrant l’espace central, des allées plantées offriront un espace de promenade ombragé, entouré de plantes vivaces vaporeuses et de massifs arbustifs de caduques et persistants. Des arbres de grande taille seront par ailleurs plantés au niveau du parvis, participant au rafraîchissement de cet espace minéral, en complément d’un labyrinthe de brume.

Ce parc urbain a été pensé pour accueillir des événements festifs et conviviaux et devenir un nouveau lieu de vie, ouvert à tous. Il comptera des aires de jeux, des espaces conviviaux ou encore une zone de pique-nique. L’objectif ? Favoriser l’activité et la rencontre. À l’est, une halle semi-couverte pourra héberger un food truck. Le ballon captif s’insère tout naturellement dans ce projet, entre le parc et le parvis. 

La future passerelle reliera le quartier Berges de Marne à la gare. © Rudy Ricciotti Architecte.

Une mobilité facilitée

La requalification de l’esplanade Charles-de-Gaulle s’accompagnera de différents aménagements afin de toujours plus faciliter la mobilité au cœur de la cité.  Rue Jean-Chandon-Moët, un dépose-minute, des places de stationnement et un plateau piéton traversant, positionné devant le groupe scolaire Notre-Dame Saint-Victor, seront créés. Les adeptes du vélo pourront emprunter une piste cyclable bidirectionnelle qui s’insérera entre la voirie et la rive Est, longeant les abords de l’esplanade. Les vélos pourront être déposés dans un abri spécifique, prévu à proximité du ballon captif. 

Du nouveau côté chauffage urbain 

Les travaux s’enchainent, comme ici ceux du parking souterrain du Jard. © Ville d’Épernay.

Depuis le 1er janvier 2024, un nouvel opérateur, Idex, prend en charge l’exploitation du chauffage urbain via une Délégation de Service Public (DSP). Conclue pour une durée de 24 ans, cette DSP concerne la production, le transport et la distribution de chaleur. Sélectionné par la Ville d’Épernay, l’opérateur s’engage dans le développement du réseau de chaleur urbain et le déploiement d’une unité de production biomasse. Cette nouvelle chaufferie se substituera à l’équipement actuel, alimenté au gaz industriel, au Mont Bernon. Elle fonctionnera à partir de 80 % à 85 % de plaquettes de bois forestières, et de 10 % à 15 % de déchets du vignoble (souches de vignes, par exemple) et d’environ 5 % de biométhane.

La chaufferie biomasse sera ainsi alimentée à 100 % d’énergies renouvelables, avec un bois d’origine locale. Le réseau passera de 3 km actuellement à 12 km en 2025, permettant de raccorder de nouvelles structures, y compris municipales. Le nombre de sous-stations, à l’interface entre le réseau primaire et le réseau interne des bâtiments, passera de 19 actuellement à 66 en 2025.

Voir aussi

Un bénéfice économique et environnemental

Grâce à l’emploi d’énergies renouvelables, la mise en œuvre de la biomasse permettra de réduire la dépendance au gaz. Le chauffage urbain sera ainsi préservé des fluctuations du marché du gaz, synonyme de sécurisation du tarif pour les usagers. Par ailleurs, son coût de fonctionnement devrait diminuer de 40 % en 2024, par rapport aux tarifs en vigueur ces deux dernières années.

Selon les estimations, ce nouveau système entraînera une réduction de l’empreinte carbone du territoire, avec une baisse de l’ordre de 9 700 tonnes de CO2/an (soit l’équivalent de 7 500 voitures retirées de la circulation).

Berges de la Marne, futur écoquartier 

Un nouveau quartier, dit des Berges de Marne, verra le jour en lieu et place des anciens Ateliers SNCF. Ce site s’étendra sur 18 hectares, soit une superficie équivalente à celle du centre-ville historique d’Épernay. Le projet représente un potentiel de développement urbain fort pour les années à venir. Ce futur quartier réunira des logements, des commerces et services, des équipements publics, des bureaux et un parking en silo, autour de parcs urbains généreux. 

Un nouveau quartier doit voir le jour : Les Berges de Marne. © Erell Digital.

Le site préservera la mémoire des anciens Ateliers SNCF, site à valeur patrimoniale remarquable, en conservant quatre bâtiments emblématiques. Le projet créera de nouvelles proximités entre le centre-ville, les berges de la Marne et Magenta. L’aménagement de liaisons et de lieux fédérateurs serviront de trait d’union avec les autres quartiers.

Deux réalisations sont particulièrement emblématiques. La construction d’une passerelle pour les piétons et les cycles tout d’abord. Elle rattachera le futur quartier au centre-ville, en enjambant les voies SNCF. La seconde : le réaménagement du Pôle d’échanges multimodal, au sud de la passerelle. Les travaux préparatoires ont débuté. La fin de l’ensemble des travaux est programmée pour la rentrée 2026. Après la phase des démolitions en 2023, 2024 sera consacrée à la dépollution du site des anciens ateliers SNCF destiné à devenir ce nouveau quartier d’Épernay.

Se promener le long du Cubry

La première phase de la Coulée verte a été inaugurée en 2017 et la seconde en 2022.

Créée à proximité du Parc des Loisirs Roger-Menu, la Coulée verte offre au public une promenade végétalisée ayant pour fil conducteur le Cubry. Des pontons ont été aménagés pour favoriser la découverte du cours d’eau. Des alcôves agrémentées de bancs pour le repos des promeneurs jalonnent également la promenade. Pour satisfaire les plus sportifs, des éléments de fitness sont aussi à disposition. 

Une deuxième section relie la rue Dom Pérignon à la rue de Magenta, en longeant l’église Saint-Pierre-Saint-Paul. Les travaux ont porté sur la végétalisation du pourtour du bâtiment, la création d’une piste cyclable et le terrassement du parvis de l’Église.

Reims poursuit sa mue

Avec l’achèvement du réaménagement des Promenades en avril 2023, Reims est bel et bien entrée dans une nouvelle ère. Cette porte d’entrée, pour les personnes en provenance de la gare Reims centre ou de l’autoroute urbaine est un véritable succès. Pour un budget total de 26,276 M€ HT (y compris les fouilles archéologiques), touristes et également familles, jeunes, seniors provenant de tous les quartiers de Reims viennent  se détendre sur l’herbe, en hamac, sur des bancs, pique-niquer, évoluer sur un miroir d’eau, un bassin de brumes, profiter de jeux très divers, faire un tour de manège, pratiquer le fitness ou le street workout, flâner parmi les arbres sur une perspective de 1 km de long reliant la place de la République aux abords du canal, circuler à vélo ou à trottinette (les modes actifs) … Tout au long de l’année, une esplanade aménagée au pied d’un vestige datant de l’Empire romain, la porte de Mars, accueille des événements grand public. Le défi de ré-enchanter un lieu dessiné au XVIIIe siècle sur l’emplacement d’anciens remparts de Reims, un site devenu en partie un parking lors des dernières décennies, a été relevé de manière durable.

Tous les habitants se retrouvent pour profiter des différents aménagements des Promenades. © AD GrandReims.

Le projet Reims Nature

Cette opération de réaménagement correspond à une étape marquante de l’histoire de Reims. Elle illustre tous les leviers mobilisés depuis 2014 pour aménager l’espace urbain avec exigence, en plaçant l’écologie et les habitants au cœur des projets : la fameuse stratégie Reims Nature. Qu’il s’agisse de squares, de vastes espaces publics ou de projets urbains, la Ville a comme objectifs de redonner la place aux habitants dans l’espace public, prendre en compte l’accessibilité de toutes et tous ; aménager les espaces publics et la ville à hauteur d’enfants, renaturer les sites, retisser les écosystèmes urbains et créer des îlots de fraîcheur, implanter des essences de végétaux et d’arbres adaptées au sol et au réchauffement climatique, perméabiliser les sols et gérer l’eau de pluie sur site, proposer un espace de loisir ou de détente à 300 m de chaque habitant, valoriser le patrimoine végétal, architectural et patrimonial et les lieux de mémoire. 

Reims Nature : placer l’écologie et les habitants au cœur des projets. © AD GrandReims.

L’importance de la concertation

C’est un pilier incontournable de la stratégie Reims Nature. La Ville prend soin d’organiser pour chaque aménagement d’espace public une concertation. Pour des opérations à rayonnement fort, un tirage au sort de 600 personnes a été opéré sur les listes électorales pour inviter un large cercle d’habitants à s’exprimer en ateliers de concertations, jeu de piste, visites sur site, questionnaire dématérialisé.

Une bulle de nature dans le secteur de l’église Saint-André

Une bulle de nature, un espace boisé en centre-ville, c’est le concept du réaménagement du secteur de l’église Saint-André.

Le réaménagement du secteur de l’église Saint-André devrait prendre fin à l’automne. © AD Ville de Reims.

Dans le sillage de la rénovation complète de l’église et de l’emmarchement de son parvis, terminés en juin 2019 pour 6 M€, c’est désormais la place située devant l’église, la rue du Cardinal Gousset, la rue Raymond Guyot, une partie de la rue Camille Lenoir et le square du Docteur Chevrier qui bénéficient de travaux d’ampleur pour une refonte complète. Plusieurs ateliers de concertation ont été organisés avec les personnes habitant dans un rayon de 300 m du site, en complément d’une enquête publique sur le site reims.fr. Mise en valeur de l’église avec la création, devant le parvis, d’une place sur trois plateaux totalisant 5 700 m2, qualité d’usage, sécurisation des cheminements de piétons par rapport à la circulation des voitures, végétalisation avec notamment la plantation de 95 arbres, y compris le long de l’église, et un bilan positif avec 70 arbres en plus sur le secteur, extension du square du Dr Chevrier, aménagement d’une nouvelle aire de jeux seront les éléments visibles de l’opération qui prendra fin à l’automne 2024. L’enjeu d’assumer les épisodes climatiques pluvieux intenses et plus nombreux, d’éviter l’engorgement du réseau d’eaux pluviales du secteur a conduit à implanter dans le cadre du plan pluie du Grand Reims deux bassins de rétention désormais recouverts : un implanté sous le parvis de l’église (volume utile de 673 m3) et l’autre, dans le sous-sol du square du Dr Chevrier (volume utile de 155 m3). Cette opération de réaménagement se déploie sur une surface totale de près de 1 ha et totalise un budget de près de 6 M€.

Une nouvelle page s’écrit pour le parc Jean Moulin et son secteur

Redécouvrir le parc Jean Moulin.

Dans le cadre du Nouveau Programme de Renouvellement Urbain (NPNRU) portant sur quatre quartiers – Croix-Rouge, Châtillons, Europe et Orgeval, et de la stratégie Reims Nature, la ville de Reims et le Grand Reims réhabilitent le parc Jean Moulin. Derrière le centre commercial Jean Moulin, un vaste parc arboré de 1,4 ha, datant des années 1970 et entouré d’immeubles, avait besoin d’être rénové en profondeur pour retrouver une attractivité et sa fonction initiale, celle d’un lieu de détente et de loisirs. L’objectif est à la fois de mettre en valeur un site qui a une identité propre avec notamment des effets de dénivelé, des arbres installés, un ancien bassin de 600 m2, désormais sans eau, et également de rénover l’ensemble. 

De nouveaux équipements

La Voie des Sacres, les Berges de Reims : d’autres grands projets à venir pour Reims. © Leclercq Associés – © ANMA Mutabilis.

Une concertation a permis de retenir les nouveaux équipements suivants : agrès multigénérationnels, tables d’échecs, boulodrome, deux toboggans qui seront positionnés sur la butte. Cette opération d’ampleur d’un budget de 3,63 M€ cofinancés par la Ville et le Grand Reims est conduite en deux étapes : octobre 2022 à avril 2023, automne 2024 à fin 2025. Les transformations les plus spectaculaires sont à venir : théâtre de verdure avec assise rappelant le contour initial du bassin, fontaine avec plantes phyto-épuratrices, aire de jeux sur le thème de la nature, végétalisation et création de deux toboggans seront aménagés après l’été.

Au cœur du quartier Europe

La place Jean Moulin, le pivot entre les secteurs d’habitat social et des commerces et services à la population, est aménagée en cohérence absolue avec le projet du parc voisin et également en coordination avec la réhabilitation et la résidentialisation des logements collectifs conduites par Le Foyer Rémois. Il est question ici de désimperméabiliser les sols, d’apporter de la terre végétale pour créer des îlots de fraîcheur, de rendre l’espace accessible à tous en aménageant des rampes PMR et en modifiant les emmarchements pour faciliter le lien entre les deux niveaux de la place, de recomposer la répartition des espaces dédiés aux piétons et aux véhicules. 

Le renouveau des Berges de Reims et de la Voie des Sacres

Les travaux de requalification des Berges de Reims ont débuté début avril avec pour ambition d’en faire un lieu où il fait bon vivre au bord de l’eau, un lieu de rencontres et d’activités exceptionnelles.  La voie des Sacres, reliant la cathédrale Notre-Dame à la basilique Saint-Rémi, va aussi connaître un profond réaménagement urbain afin de redessiner cet axe historique de 2,5 km de long.

Dans le quartier des Châtillons

Alors que la tour des Argonautes, emblème d’un quartier bâti il y a 60 ans par le bailleur Plurial Novilia, bénéficie d’une campagne de rénovation, à proximité immédiate, la ville de Reims, le Grand Reims et le bailleur œuvrent pour transformer un îlot occupant près de 24 ha, logements collectifs compris. Les travaux devraient se terminer à la fin de cette année. 

Les usagers de la maison de quartier devraient bénéficier d’un nouvel équipement de plus de 2 000 m² ; un bâtiment aux normes, dimensionné de manière adaptée à leurs besoins. En juin, le Grand Reims devrait lancer l’aménagement d’un mail piétonnier pour traverser l’îlot et une autre voirie qualitative sera aménagée reliant le bd Vasco de Gama au parking de l’avenue Georges Hodin. 

Les grands projets se déclinent dans le centre-ville, comme dans les différents quartiers de Reims. © GrandReims.

Pour rappel, le quartier Châtillons, relevant du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain fait figure d’exception à Reims. En dehors des équipements publics et des établissements scolaires, la totalité des constructions revient à Plurial Novilia. Avec le soutien de l’ANRU ou sur ses fonds propres, en coordination avec les interventions de la ville de Reims et du Grand Reims sur les espaces publics et équipements publics, le bailleur rénove la totalité de son patrimoine, démolit des parties d’immeubles pour aérer les îlots, résidentialise les abords. 

La prochaine étape sur le secteur est le lancement d’une concertation autour de la requalification de la place des Argonautes et de ses futurs usages.

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